Ici fut une étape... Et vous fûtes mes haltes...

Que le vent vous emporte, comme il porte mon demain ;

c'est-à-dire avec passion, fureur et fracas...
Avec douceur parfois

Je vous suis fidèle, comme je le suis pour mes racines arrachées
et je vous en accorde le doute

Je vous aime, comme j'aime mon jadis trucidé
et je vous offre la suspicion

Je ne vous oublierai pas, autant que  je suis apte à oublier mon nom

Et les putes sont sur des trottoirs qui ne connaissent pas mes pas

Et les fûtes sont en bande, assises sur les marches de ma mémoire
à fumer la peau de mon dos définitivement retournée

Comme l'on retourne un habit trop usé,
en le laissant choir à ses pieds pressés, encrassés à s'éloigner

A s'éloigner, à s'éloigner, à s'éloigner,
des fûtes que je conjugue déjà au passé décomposé





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