Vendredi 17 février 2006


Où est le mot cru ?



Le mot cru est souvent absent, tout simplement.


Il est effacé.


Oui.


C'est à la fois son caractère, c'est à la fois son sort.


C'est à la fois son art.


L'art du mot cru est l'effacement.


Il est effacé parce qu'il représente un danger.


Oui.



Le mot cru dit la vérité, voilà pourquoi on le considère comme dangereux.



C'est dangereux de dire le vrai par le mot cru.


Il le dit comme cela, sans effort.


Pour aller au plus simple.


On n'aime pas le mot cru parce qu'il indique des raccourcis.



Il y a des check points et des bakchichs qui se perdent à  cause de lui.



On te dit : il faut que tu traverses le fleuve ici, sinon tu vas te noyer.


Il faut prendre la barque. C'est le seul endroit possible.


Mais d'abord, il faut que tu achètes un billet.


Or le mot cru, qui est d'une nature curieuse, va voir plus haut.


Il découvre un autre gué.


Là, il peut traverser sans danger, en se mouillant à peine les mollets.


Les gens de la barque détestent le mot cru, parce qu'il a découvert l'arnaque.


Il passe sans eux.



Sans acheter de billet.


Sans faire copain.



En plus, il annonce sa découverte aux autres mots crus.


Les plus trouillards prennent quand même la barque.


Ils n'ont pas envie d'être mal vus par les gens de la barque.


Ce n'est pas qu'ils ont peur du gué.


Ils ont peur d'être mal vus, de l'autre côté.


On leur dit que de l'autre côté, il n'y a que les gens de la barque qui y vivent.



Et ça, c'est un gros mensonge…


texte de G. Tooq (seul le mot "cru" a remplacé le mot "simple")



Sur ce, je m'en vais, traîner mon corps dans des usines caoutchouteuses, sans vous dire les mots crus pour vous souhaiter une bonne fin de semaine !


Bien à vous, Plaiethore.

Lundi 13 février 2006

Fais gaffe à ta cervelle demain Valentin !


Tu n'as pas intérêt à croiser mon chemin !


Dimanche 12 février 2006

FESTIVAL-MANIFESTE-PRESBYTE

 


L'Orateur. — A mon dernier manifeste cannibale, je vous ai dit que le cul représente la vie comme les pommes frites et se vend comme l'honneur ? Eh bien, ce soir il se donne pour rien, voyez plutôt comme cette petite salle est pleine ?


Le Spectateur. — Alors, ça va recommencer, toujours des grossièretés, des obscénités ? Au lieu de vous exprimer en français !


L'Orateur. — L'Obscénité n'existe que dans votre pauvre imagination, il n'y a pas d'obscénité. La vie est-elle une obscénité ? Faire des enfants est-ce une obscénité ?


Le Spectateur. — La vie est ce qui est beau.


L'Orateur. — Ah oui ! Un beau mariage ou une belle dote, ce qui est la même chose, ou une belle victoire que l'on obtient à coups de charognes.


Le Spectateur. — Impossible de nous entendre, vous ramenez tout à la matérialité.


L'Orateur. — je comprends ce que vous aimez, la gloire officielle ! Voulez-vous que je vous dise ce qui vous déplaît dans Dada ? C'est qu'il n'aime pas les boniments, les bourrages de crânes ; vous sentez qu'il se fout de vous.


Le Spectateur. — Voulez-vous me dire pourquoi il se fout de moi ?


L'Orateur. — Parce que vous êtes sérieux, donc idiot.


Le Spectateur. — Je ne vois pas très bien...


L'Orateur. — Cet artiste ou ce bourgeois, n'est qu'un gigantesque inconscient, il prend sa timidité pour de l'honnêteté ! Vos charités et vos admirations, mon cher Monsieur, sont plus méprisables que les syphilis ou les blennorragies que vous distribuez à votre prochain, sous prétexte de tempérament ou d'amour.


Le Spectateur. — Il m'est impossible de continuer à me compromettre avec un individu tel que vous, et je vous invite tous, mes collègues spectateurs, à quitter cette salle en même temps que moi, nous ne pouvons rester en contact avec ce personnage.



L'Orateur. — Naturellement, tu as peur que le vent soulève ta jupe et que nous apercevions ton sexe qui est faux ; tes cheveux aussi sont faux, tes dents sont fausses ; tu as un œil de verre et c'est le seul qui me regarde franchement, l'autre est un caméléon d'Asnières, à 20.000 francs le carrât, pour imbéciles.


Le Spectateur. — Monsieur, je m'en vais d'abord, et puis je n'ai pas de jupe, je suis un homme !


L'Orateur. — Oh ! Pantalon ou jupe, c'est la même chose, il n'y a que le sexe qui change, mais chez toi et tes pareils il ne peut changer, puisqu'il est faux !


Le Spectateur. — Mais il n'y a rien de faux, c'est de moins une des théories que vous avez émises.


L'Orateur. — Tu as raison, il n'y a rien de faux.


Le Spectateur. — L'imitation, il me semble...


L'Orateur. — L'imitation est vraie, un jardin en celluloïd est vrai, un perroquet en cristal de roche est vrai, un mouton en ruolz est vrai.


Le Spectateur. — Vous ne me direz pas que DADA est vrai ?


L'Orateur. — C'est DADA qui te parle, il est tout, il comprend tout, il est de toutes les religions, il ne peut être ni victoire ni défaite, il vit dans l'espace et non dans le temps. — Mais pardon M. le Spectateur de quelle nationalité prétendez-vous être ?


Le Spectateur. — Je suis Français de Paris


L'Orateur. — De Paris


Le Spectateur. — Oui de Paris


L'Orateur. — C'est vrai, il y a les français de Marseille, de Bordeaux, de Besançon, de Paris, vous êtes comme certains habitants de la Terre, que se croient Russes, Américains, Allemand ou Anglais  c'est vrai, c'est vrai vous aimez les voyages en diligence.


Le Spectateur. — Misérable (il tire un coup de revolver sur l'orateur)


Francis PICABIA.

Jeudi 9 février 2006

L'humour peut avoir la puissance qui permet de dérider n'importe lequel des crétins communs des mortels, et avec un peu de chance de pointer le doigt sur le danger que présentent certains génies manipulateurs de masse. Donc, d'éclairer les idées sombres et de faire lumière sur la pire des crasses : la connerie humaine. La religion extrêmiste fait partie de ces conneries...



Par contre le con extrême ne comprendra jamais l'humour et surtout pas l'auto-dérision. C'est chaud et douillet la connerie pour certains.


Quant à moi, je suis un crétin commun.

Mercredi 8 février 2006

 


L'humour est la plus puissante des armes de destruction massive.



"Madame Picabia"


Je ne suis pas un râleur, je ne suis pas un révolutionnaire ;


je suis un rieur. Que les choses soient claires.


 

Mardi 7 février 2006

Je n'aime pas les petites vieilles (oui encore !), qui très tôt le matin sortent promener Jocaste, Blacky, Jujube, Duchesse ou Voyou. Vous avez bien compris qu'il s'agit non pas de nains de jardin, mais d'énergumènes canins, qui aiment à semer leurs œuvres fétides sur les trottoirs fraîchement inondés par les cantonniers hurleurs de jurons (ben oui, les cantonniers n'aiment pas imaginer les gens dormir et ils le font savoir).


Ces dames pour l'occasion pluri-quotidienne ont revêtu leur plus belle robe, leurs plus brillantes parures, leur manteau de vison élimé, leurs chaussures à talons bobines (ça claque sec). Elles se sont soigneusement maquillées, rouge à lèvre et fard à joues couleur vermillon, ombres à paupières bleue ou verte, et suprême touche finale un emplâtre de poudre de riz qui fait virevolter dans la bise vivifiante du petit matin le « fin » duvet du menton et les fait ressembler à des catins du XVème siècle. Elles n'oublieront pas non plus le chapeau, garant d'une reconnaissance de leur rang et de leur respectabilité.


Jocaste, ou les autres, porteront eux aussi leur collier perlé, tressé, à médaillon, ou pour les plus cons à clochette. Ils auront même droit à leur manteau vinyle écossais les jours de pluie ou de laine tricotée amoureusement les jours de grand froid.


Tout est fin prêt pour la parade. Et quelle parade !


Arpentage de trottoirs, de long en large - mais surtout en gardant bien sa ligne médiane - reniflage de Jujube, urinage de Jujube, avec une forte attirance pour les devantures de boutiques, les marches d'entrée d'immeubles et les pneus aux jantes lumineuses.


Puis le bouquet final ! Jujube virevolte fébrilement en faisant du surplace, se met en position et enfin, enfin, dépose son offrande aux pieds de sa maîtresse toujours en place sur la ligne médiane du trottoir.



Et cet air digne de la dame, son visage légèrement incliné vers le trésor afin d'en humer les senteurs porteuses de bonnes ou de mauvaises nouvelles sur l'état de santé de son enfant, euh compagnon. Puis départ triomphant, Jujube fier de son cadeau, la dame fière de donner du travail à ces bons à rien de cantonniers.


Mais pourquoi je déblatère tout ça moi ?


Et bien tout simplement parce que je suis furieux ! Furieux, quand le matin, le nez dans mon journal dont la lecture n'a pas été achevée, je sens mon pied ripper dans la substance nauséabonde et récalcitrante au nettoyage. Furieux quand j'apostrophe, par chance « la » dame du délit et que je l'entends me répondre , au mieux « petit con », au pire « sale garnement ». Je lui avais pourtant simplement dit d'un ton furibond qu'elle n'était qu'une jeune écervelée, une mal élevée et une irrespectueuse des vieilles personnes comme moi et de leurs chaussures neuves.


Pour guérir ma nervosité et ma colère, j'ai pourtant trouvé une solution. J'azimute mes connexions neuronales et booste mon imaginaire pour finalement voir  apparaître sous mes yeux un personnage sorti d'un tableau de Félicien Rops. Mon sourire revient alors, puis je ris ;


les cochons, on peut les égorger et les folles les interner.


Oui, je ferai cela lors de la prochaine glissade…


Plaiethore

Mardi 7 février 2006

Mai 1964 : Entretien entre Salvador Dali et Adrian Darmon au café les 2 Magots à Saint-Germain-des-Prés.


Salvador Dali, avec sa canne à pommeau d'or et ses chaussettes rouges trouées parle de sa conception de l'art.



Dali : « Pour moi, la plus grande création artistique au monde est la gare de Perpignan »


A.D : Pourquoi ?


Dali : « Parce qu'elle est au centre du monde ! »


A.D : « Ça, c'est vous qui le dîtes ! »


Dali : « Justement, c'est parce que c'est moi qui le dit ! »


A.D : « Bien…  Mais où vous situez-vous dans l'histoire de l'art ?»


Dali : « Comme le nœud ombilical qui relie le classique à la modernité, comme un lien au grandiose, comme un excrément majestueux dominant tout le reste des tas de merdes qui plaisent à un public ignare. Je suis un étron magique ! »




 


 


A.D : « Qui ne dédaigne pas l'argent… »


Dali : « ce n'est pas pour rien que l'anagramme de mon nom est Avidadollars ! »


A.D : «C'est mieux que Dalida Valors , que Salad Dolivar ou que Doris Lavada… »


Dali : «Certainement ! A moins que je n'eusse été une danseuse du Crazy Horse Saloon ! »


A.D : « Vous auriez peut-être aimé… »


Dali : «Le Crazy, c'est l'art du cul ! Mais là, on n'y connaît pas l'art du pet parfumé ! C'était une spécialité pratiquée par des filles expertes à Venise au XVIIIe siècle… Mais du cul à la culture, il n' y a qu'un pas… »


A.D : « lequel ? »


Dali : « Celui que je vais faire en me levant pour rejoindre ma limousine…
Au plaisir ! »


Salvador Dali, qui avait commandé un cognac, s'est levé en rigolant et a laissé à Adrian et ses copains de l'école de Journalisme, le soin de régler l'addition. Il ne s'appelait pas Avidadollars pour rien….

Lundi 6 février 2006

 


 


Salvador Dali, un coup d'humeur surréaliste


Pour vous dire mon coup d'humeur, je ne ferai pas ici l'étalage d'une pseudo biographie ; ce serait hautement prétentieux de ma part de tenter de réduire la personnalité de


l' « étron magique » de l'art surréaliste en quelques paragraphes qui laisseront à ses amateurs l'arrière goût détestable d'un plat réchauffé à maintes reprises. 


Plus humblement, je vais m'essayer à une expression écrite surréaliste – que l'on peut qualifier d'écriture automatique - faisant abstraction de toutes mes lectures concernant Salvador Dali et n'écoutant alors que mes propres pensées divagantes et mon cœur assommé par son oeuvre, je vais simplement poser quelques mots d'inspiration « irrationnelle concrète »…


Art


Surréalisme


Dali


Esthète


Maniaque


Fantasmes


Délires


Obsessions


Amour


Gala


Muse


Tyrannie


Perfection


Névrose


Perversité


Scatophilie


Tromperie



 


Mensonge


Mégalomanie


Visions


Liquide


Mou


Dur


Sensations


Goût


Odeur


Toucher


Chair


Pénétration


Matériau


Métamorphose


Torture


Mort



Dimension


Lumière


Obscur


Tourment


Conscient


Subconscient


Emotion


Rêves


Interprétation


Paranoïa


Narcisse


Beauté


Création


Divin


Esprit


Cheminement



Å’dipe


Mère


Inceste


Sœur


Energie


Argent


Vénal


Provocation


Exhibition


Mystère


Religion


Danger


Dandy


Marginal


Excès


Visible



Invisible


Psyché


Expérimentation


Révolution


Liberté


Fièvre


Démons


Mort


Enfance


Canne


Moustaches


Orbites


Sexe


Fétiche


Femme


Magie


Illusion


Génie


Etron


Maître


Chef-d'œuvre…


Plaiethore


 Manifeste du surréalisme, André Breton
Automatisme psychique pur, par lequel on propose d'exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l'absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale. Sortir à la fois du réel borné et de dépasser les théories illusoires de l'art pour l'art.


 


 

Lundi 6 février 2006




Attentisme, quand il vous tient


 


Histoire zf : à l'approche d'un bloc cimenté facultéen (oui, j'invente des mots, et alors ?), j'aperçois une non grâce posée sur des marches d'escaliers. Ses genoux sont repliés sur son corps drapé de… ce qui semblent être des vêtements. Son visage se cache pour l'instant dans ses mains. Je pense que le chagrin s'est emparé de ce pauvre corps. Mes cours commencent dans une heure. Je m'avance, je lui propose une cigarette. Son visage se redresse et elle écarte une pitoyable chevelure luisante et filasse. Sa peau semble avoir oublié l'usage de soins quotidiens… Sans sourire, elle me répond : oui, merci.


J'amorce la discussion et apprends alors le pourquoi de cet état de non état.


Elle est déprimée, perdue, ne sait plus que faire. Ses partiels ont lamentablement échoué, elle n'arrive pas à se concentrer, à se mettre au travail, malgré les encouragements de ses proches et le soutien de ses camarades. Elle est persuadée que son année est fichue, qu'elle n'y arrivera jamais. Il lui reste pas mal de temps devant elle pourtant. Mais non, elle campe sur sa position défaitiste. « je ne pourrai jamais rattraper le temps perdu, je ne peux qu'attendre et je verrai bien. Et bien vois et attends ! C'est vrai tu as 20 ans ! Que peut-on faire à 20 ans hormis le fait d'attendre patiemment que le sort vous tombe sur le coin de la gueule ? Hein ?


« Tu veux une deuxième cigarette ? ah, désolé, je ne fume plus… »


 


Histoire xw : C'est midi ; la boulangerie est bondée comme à son habitude à cette heure là. Beaucoup de mères de famille, des laborieux souhaitant commander leur menu boulanger, des petits vieux, des petites vielles avec leur chien haletant des odeurs d'égout d'un autre monde.

- je me demanderai toujours pourquoi les petits vieux attendent les heures d'affluence pour aller acheter leur moitié de baguette, et tranchée s'il vous plaît !

 


Et puis, se trouve un petit garçon, mignon (si, si, ça existe), perdu dans la file d'attente, se faisant ballotter au gré des mouvements corporels. A ce niveau, c'est presque normal.


Et là, là, une dame, plus que vieille, dont la vivacité n'a pas encore démissionné, guette, roule de ses petits yeux ourlés de fard bleu. Elle attend l'opportunité pour d'un bond débouler sans vergogne devant le bambin blasé. Et pourquoi ne pas profiter de la situation. Elle sait très bien que personne ne viendra l'apostropher et la remettre à sa place dans la file.La momification donne des airs de respectabilité.


On se trouve toujours de bonnes excuses,


surtout quand on ne veut pas se bousculer soi-même.


 


Histoire tq : Sophie est fonctionnaire, secrétaire dans un grand centre hospitalier, au service de grands manitous de la santé publique. Son bac technique en poche, elle s'est lancée sur le marché du travail à l'âge de 19 ans. Aujourd'hui, elle en a 44 et n'a jamais connu un autre bureau que celui qu'elle occupe. Cela fait maintenant 25 ans qu'elle se plaint, se plaint, se plaint… à longueur de temps. A ses collègues de travail, à ses amis, à ses parents, à son mari, à ses enfants devenus grands. Tout le monde a eu droit à la bassine d'eau plaintive à répétition. Les horaires, les vacances à partager avec les autres, le surplus de boulot (oh la pauvre !), le mauvais salaire, l'interdiction de fumer (ça alors !), la secrétaire d'en face qu'elle déteste depuis 2 décennies et qui la déteste en retour comme il se doit, les patrons qui viennent sans cesse la déranger (ben oui, ils n'ont qu'à prendre rendez-vous après tout) et j'en passe, sinon nous y passerons des heures, des jours, des mois, des années…


Et son mari ? Non, elle ne l'aime plus, non il ne l'aime plus, non ils ne partagent plus aucun projet ensemble, non ils ne vont jamais au théâtre, au cinéma, au restaurant. Et alors ? Et bien rien ! Elle attend. On ne sait quoi, mais elle attend. Elle rêve souvent pourtant de foutre un bon coup de pied dans tout ça et à ouvrir cette petite boutique de lingerie qu'elle reluque avec une lueur dans les yeux. Oui, mais me direz-vous, et la sécurité dans tout ça ? « la sécurité c'est très important tout de même ».

Alors attends, tu as bien raison ! attends et continue de te plaindre !


C'est du tout bon !


Je pourrais étaler nombre d'histoires traitant de l'attentisme, mais je pense que vous avez saisi la teneur de ma pensée…


Plaiethore




Dimanche 5 février 2006



"A B C D", Raoul Haussmann 1925


"L'objet usuel est promu à la dignité d'oeuvre d'art par le simple choix de l'artiste" ,


André Breton.


Je dirais qu'il peut en être pareillement pour toutes les particules, même les plus insignifiantes


- en apparence - qui composent la toile de l'humain et de son monde.

Dimanche 5 février 2006

 


Pour nous lancer,


http://www.plaiethore.com/images/dada758357-copie-1.jpg


Démarrons en douceur, empruntons ces gestes de personnes évoluées,
mais non précieuses, s'il vous plaît.


Dimanche 5 février 2006



Pourquoi , un beau jour, décide-t-on de créer un blog ?


Combien d'entre vous se sont posés cette question  ?


Et bien, moi, et mon fabuleux esprit de contradiction, je refuse, je m'insurge ! Je ne me poserai pas cette question.


"Pléthore" signifie une abondance, un excés d'humeurs, physiologiques pour notre plus grand dégoût, mais aussi de bien d'autres concepts ou idées. A la convenance, la surabondance pourrait même entraîner la mésaventure, de la plus acceptable à la plus exécrable.


L'alliance de la plaie et du thore est le symbole de l'avenir plus qu'incertain de ma plume de toile...


Bien à vous. Pas à tous.



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