Vendredi 18 décembre 2009







Le monde (enfin pas tout le monde) attend du pinacle de l’ONU à Copenhague qu’il fasse ses devoirs, qu’il disserte, qu’il palabre, qu’il expose, et surtout qu’il synthétise et nous fasse le cadeau de Noël (je m’appelle Noël, Joyeux Noël) un compte-rendu sur les bouleversements consécutifs au climat sous réchaud à gaz évolutif.

Tous les désordres imputés à la planète qui cuit dans le court-bouillon du progrès vont être passés  à la loupe et sous rouleau compresseur, tous les domaines sous haute fusion vont être examinés. Tous.

Tous… Sauf un !

Tous, sauf le domaine de la santé, ou précarité, mentale !

Car, oui, deux éminents psychiatres londoniens ont analysé leurs très sérieuses, laborieuses et récentes recherches sur l’impact que pourrait avoir le réchauffement climatique sur nos petites cervelles inconscientes et immatures.
Oui. Le réchauffement de notre planète, plus si bleue que ça, pourrait selon eux provoquer ou aggraver des troubles débiles et/ou mentaux.
Et c’est la désolation de l’institution psychiatrique face à cet aspect totalement occulté des discutailles à Copenhague à l’heure à laquelle j’écris cet article. La consternation et l’affliction les plus totales !

Ces deux médecins, L.A. Page et L.M. Howard, ne font d'ailleurs pas que s'alarmer et s'attrister.
Ils distinguent deux types d’effet résultant de notre irresponsabilité héréditaire sur la nature et sur l’homme, donc de l’évolution qui s’annonce ou s’annone (au choix de chacun ou à la ploum) pour le climat : les effets directs et les effets indirects.


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 “ Remember Uncle August, the Unhappy Inventor”, George GROSZ, 1919


En vrac, les effets directs : observés habituellement après tsunamis, tornades, ouragans et autres désastres (mal) dits naturels , voici que découle la clique des dépressions graves, des stress post-trop-matiques, des maladies som-à-tiques, des merdiers respiratoires, des bordels cardio-vasculaires et des incontinences psychologiques, d’où l’augmentation des risques de sabordages vitaux (des suicides quoi).

En tas, les effets indirects : Ils auraient boulet aux pieds avec l’avènement (je ne parle pas de jésus chrétin !) de conflits neufs et pas frais, à l’accélération de la misérable condition de survie des populations populagueuses contraintes à cohabiter toujours plus en altitude par la montée des eaux, pressions obligatoires qui pourraient alors affecter très sensiblement l’équilibre mental - préalablement à l’évidence en large manque d’aplomb - des personnes les plus piteuses.
Quant à l’urbanisation démesurée des pays "développés" (j'adore parfois les guillemets), elle pourrait être pactisée, telle une démone suçant la queue de Satan, à une augmentation conséquente de l’incidence de la schizophrénie (les néophytes et ceux qui se la jouent schizophrènes en se disant "doués" d’un dédoublement de la personnalité, vous vous la fermez !).

Et après le savoir de ce brac et de ce bric et l’éventuelle prise de conscience de la responsabilité de chacun d’entre nous, ascarides humains, parasites de nous mêmes, des erreurs et horreurs infligées à notre terre et à ses créatures/tions, notre bien-être de ravis pour un rien ou un toujours plus pourrait en prendre un sacré coup de culpabilité et de déprime dans le bulbe déjà en processus de liquéfaction.


Et moi, monarque et oeuf fêlé en mon palais, de conclure : l’humanité est née a-lié-née à son futur et son "évolution" est indubitablement d’aller toujours plus promptement vers la plus riche des démences.

Les petits fous du progrès seront de grands rois
hors de leurs royaumes trucidés…


Et d'ajouter : Faîtes de beaux rêves les z'enfants !

Plaiethore




Edit du matin déjà bien avancé vers le midi :

par Gertrude la Noire

"J'ai foi pour ma part en l'efficacité du gros plein de soupe, fléau de l'humanité par lui-même qui sait si bien en se remplissant les fouilles sur le râble des pauvres, les vider de leur sang, leur inoculer la pes
te miséreuse et semer la vérole dans le bas clergé pour mieux les abrutir et leur ôter tous sens critique, leur raboter la cervelle (et pourquoi pas avec un peu de paternalisme en open-space) leur gommer leur individu, leur essorer le bulbe, leur râper l'humanité pour enfin en faire une bonne bouillie pour chats à manteaux Hermès.
Quelque soit l'état du ciel de l'air et du sol, ça fera toujours un peu plus de fotos et de fric pour les petits YAB de service médiatisés et pas dérangeants.

La seule solution est d'être déjà dingue et surtout ne pas se faire soigner".





Lundi 19 octobre 2009


 

Quel entourloupineur ce type tout de même !


En ajoutant une couche de voile sur celles déjà bien tassées de sa virilité non assumée, il voudrait nous faire un peu plus ingérer l’idée que, oui mais oui bien sûr on va te croire, il est une femme et que, bien évidement que non m'enfin t'es con ou quoi, son depuis peu mari n’est pas un homosexuel sérieusement honteux de sa tendance libidineuse.

Je refuse de tomber dans son panneau et encore moins dans les pans de sa couverture miteuse.

Le voile islamique ici ne cache absolument rien de ce qu’il voudrait occulter, et surtout pas les frêles mais malheureuses gousses qui ont poussé sur ses cordes vocales assassines.



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Voilé ou non, Diam’s est un homme.
Et puis c’est tout.

Lundi 9 mars 2009

 

La roue tourne
Et je ne veux plus savoir le point de départ

La roue tourne
Et je compte les ombres de ses rayons
Et les paillettes de ses haillons

La roue tourne
Et je hume le vent, la beauté du grand
Et les guanos écrasés sous sa folle rotation

La roue tourne
Et tout dépend de l’angle de ma vision,
Du piétinement des faux bisons
Parfumés à l’eau de machette,
Des porteurs de vrai vison
Poudrés à la cendre de l'arbitraire mépris
Et des messagers de mes larmes en pétrification


La roue tourne
Et lancez-lui des poignards de croupion de poule
Un bon champoing et brillera sa tignasse

La roue tourne
Et volent ses fils d’or
Et les oripeaux sauvages

Au vent ! Au vent ! Au vent !

L’existence est pieds et poings liés à la roue du temps
Mais les saisons ont beau s’enrouler à notre poitrine
C’est la vie qui ne fait que tourner
La vie, gourgandine de mauvaise elle-même,
Cette putain attachée à une construction aérienne
Peu importe le persiflage du vent
Le souffle, la bise, l’ouragan de ses secondes défuntes
Elle ne veut pas savoir à quel air se vouer


Tourne tambour et pirouette en crabe
Tous seins aux lèvres, sourires altiers,
Cuisses ouvertes et dos plaqué à la fabrique de l’homme


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« Circus », by Sarah Moon


Son ventre, son âme ne seront jamais donnés
Et sa dentition n’est nullement plombée
On pourra seulement enfoncer les doigts
Dans son sexe mouillé de trouilles
Et grouillant d’incertitudes viscérales,
Faire aller et venir la hampe dardesque dans sa bouche malodorante
Et sniffer ses aisselles pelures d’oignons suants


La roue tourne
Et ma langue est fière à vous défier
Et chaque haleine devient machine
A me brûler les bourrasques
A me payer le don du sang

Au vent ! Au vent ! Au vent !

La roue tourne
Et me chausse de tyranniques chaussons rouges
Qui pénètrent de supplices mes foulées en profondeur
Le bourreau saura bien me trouver
Afin de trancher proprement la cadence
Et jeter au brasier les feulements de mes pieds
Qui ont labouré des artères bleutées
Et dansé en tutus ensanglantés

Traînée de vie, roulure de l’être, spirale lubrique,
Je ne t’accepte pas, je ne te tolère pas,
Je te savoure comme un faisan viandé
Au sot-l'y-laisse farci de mes pruneaux sucés jusqu’au noyau


Au vent ! Au vent ! Au vent !

Après la pluie le beau temps ?
Mais quel lubrifié de l’œillet a bien voulu cracher
Un si beau non sens non consenti ?
L’eau croupie fera toujours naître des monstres aux dents blanches
Qui se seront munis d’armes bien plus torturantes pour l’envol de la psyché

Le Porteur de Lumière bave acide face à la catin qui amasse la mousse de sa gueule
Grand mal lui en fasse, car je lècherai avec malsain plaisir l'écume échappée


Au vent ! Au vent ! Au vent !


Plaiethore




°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°


EDIT

Dédi-casse à un poulet qui se voulait aussi beau que le Coq

La combustion a la faculté de briller de sa propre existence
L'escarbille n’a que le choix de crépiter le temps que l’on daigne actionner sa roulette
Le pouce s’amusant à stopper le geste afin que la flamme jamais ne naisse

C’est le jeu de la sardine et du poulet

Approchez que je vous sifflote une brève historiette…

Une volaille errante vint un jour à claudiquer
Au niveau de la feuille de vigne d’un beau marbre
La pauvre poulaille souffrait d’un mal bien gangrenant,
De l’affliction d’une immonde récurrence,
Du tourment d’une obsession engrossée par l’avancement du temps
La calamité qui la tenait était la recherche désespérée de la faille,
De la fissure, de l’erreur, du défaut, du manque et du surplus
Une quête enlaidie par la lourdeur d’une tumeur à traînailler
D’un gonflement goitreux qui envahissait son regard et son entendement
A tel point qu’elle était devenue en son intégralité
L’incarnation putride d’une tuméfaction auto-maligne
Qui nourrissait son moi d’une aigreur carnivore
Tant et si bien que la poulaille fabriquait son propre vinaigre,
Sa propre destruction qui lui dictait le questionnement brinquebalant,
La vision de trucmuches qui n’existaient pas ici
Et la non clairvoyance des choses, dont une tête, à imaginer ailleurs

La poulaille reçut à ses interrogations chiantes et numéraires
Des réponses claires et ponctuées de mauvaise bienveillance
Mais l’aigreur boursouflée sévissant,
Elle crut que des aiguilles décrétées par elle inexistantes
Lui piquaient le croupion et lui agitaient le pilon
Obnubilée par un discobole purement décoratif
Et s’acharnant à discourir sur des effets de manches
Qui ne pouvaient être, non par manque de bras
Mais bien par absence car inutilité d’une défense à tenir
Elle ne sut appréhender l’humour qu’on lui tendait
Se baudrucha de sérieux et placarda sa décision de mener le combat
Clignant de la conjonctive à la mémoire farcie de l’avant
S’écrivant le poulet qui voulait devenir aussi beau que le coq

La chimère à laquelle elle venait d’adresser sa déclaration
Aimant jouer avec les grands de haute cour plus que tout
Aimant à composer du cancan pour de faux
Se fourvoya un instant, croyant avoir affaire à aussi joueur qu’elle
Le mirage, tantôt alabastrite, tantôt agglutination d’écailles,
Tantôt serpent des eaux lui glissant entre les pattes rigides
Faisant frémir de sensations oubliées sa maigre queue de piaf
Accepta l’idée carnavalesque, la pensée d’un énième travestissement
Et surtout l’amusement à l’imagination d’un combat hors arène
D’un postérieur monté sur des béquilles à ergots,
Orné de moire emplumée et portant haut le bec

Mais c’était sans compter 1, 2, 3, de la maladie qui tenait le poulet
Qui faisandait son gésier, empêchait le rire de s’ébrouer
Et amidonnait ses zygomatiques nés pourtant moelleux et gris doux

Lorsque l’illusion se rendit à la triste évidence de la pathétique entreprise adverse
Lucidant bien comment le poulet niait un combat riches de plumes
Pour mener une charpie de guerriers obéissant aux ordres d’une pauvre obsession,
Elle pila les grains d’or jetés sur le sol du terrain de jeu
En fit effectivement de la farine et la saupoudra sur la cocotte de papier
Qui redevint aussi blanche qu’une feuille lui servant de brouillon

La foliation de vigne resta bien arrimée
Et la sardine pouvait continuer à ondoyer
Gardant tout de même précieusement sous cloche la plume qu’elle se mit dans le cul
Et qu’elle s’était amusée à titiller l’odorat de son rencontré souffreteux poulet

Fin
A ma ligne



Bien à toi mon gros Jérôme !

Mercredi 24 décembre 2008




Dans une boîte en carton,
Sommeillent les petits couillons
.

Le vendeur de bouts de vétilles, le livreur de nos biens,
Et l'enfant fruit de l’erreur.

Le Ravi qui ne le vit est toujours abruti.

Les moutons, en croûtons
Sont terrés-cramés au fond

Un soir, alors que le déclin prend belle parure
Paraît l'étoile de mort à suivre
Et tous les petits couillons
Quittent leur emballage de carton.

Naïvement, évidemment, dévotement,
Ils vont à dieu ou héros à épée maculée porter leurs contradictions

Et leur chant, est déshonorant


Noël, barbare noël,
Noël flambeur de vos boules.

Le mendiant aujourd’hui comme autrefois
Montre le chemin de l’effroi.
Et les nantis ont pour suivants,
Des mules chargées d’exécrable mauvaise foi.
Les misérables houppelandes ne sont pas chaudes
Flétries par les pires fardeaux.
Et les cloches qui ne sonnent qu’un glas hivernal
Ont le menton noirci au lit d’asphalte.

De cruel matin,
J'ai vu passer leur train à bestiaux
Dont la traction était nourrie par leurs râles d’obscènes nécessités

Ils traînaient leurs malpropres pattes lustrées aux lumières de fin d’année
Sur les gros rochers des touts puissants monétaires.

Naïvement, formellement, dévotement,
Ils vont à dieu porter leurs nœuds coulants

Et leur chant, est humiliant


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"The street", George Grosz


Noël, barbare Noël,
Noël détrousseur de l’enfance.

Dans l'étable de préfabriqué,
Il est là le monstrueux enfant.
Entre le porc au poil rouge
Et le petit serpent à l'oeil sucré.
Et l'enfant mugissant
Siffle en dormant :

"Les affamés sont des aliénés,
Humains haïssez-vous."


Mais au funeste matin,
Barbare Noël prend terminus de l’éternel camp
Et tous les petits couillons
Regagnent la boîte en carton.

Naïvement, inévitablement, dévotement,
Ils dormiront dans du faux coton
,
En cauchemardant du charnu, du poisseux, du dégoulinant.

Noël, attardé Noël,
Noël qui pend mes boules de couleurs
Sur l’arbre Epouvante poussé sur Homo charnius
.

Plaiethore


Nota : « les petits santons » se sont suicidés en chœur, se fracassant l’argile du haut d’un buffet de mère-grand, juste un instant après que je réécrive leur chanson et que je la leur égrène en hurlant des flocons de sang.


Une âme noble m’avait écrit un jour : « que vous souhaiter ? Le bonheur est le tuteur des médiocres… ».

Je ne vous souhaite donc pas le bonheur (pas à tous, comme à mon toujours), je ne vous souhaite pas de joyeuses fêtes qui puent l’heurosité convoquée, la conscience limogée du monde qui rampe, le massacre des sapins, le gras des foies souffreteux et cette année plus que les autres, suivant la mode à la patte brisée qui secousse l’agonie luxueuse en vitrine enguirlandée, la torture écorchée qui se chausse et qui habille une infériorité humaine qui ne sait plus se tenir chaud à la peau par soi-même ou par simple bonne idée.
Je ne vous souhaiterai pas non plus une altruiste bonne nouvelle année… je n’ai aucun pouvoir d’interférer sur l’avenir.

Bien à vous.




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Ceci est une boule de (papa) noël
en parfait état de conservation et qui
n'attend plus que moi pour être suspendue...
elle aussi




Mardi 25 novembre 2008


Vous savez combien l’univers bucolique a le puissant don de faire entrer en connexions lubriques mes synapses oblongues ou bien nichés.

Il m’arrive bien souvent d’attribuer le pathétisme à ceux et celles qui, va-nu-pieds du sexe, tentent mal et prou de travestir leur quotidien afin de colorer de teintes, criant le blafard ou suintant le glauque, leur manque indigeste d’imagination et d’élévation de l’excitation sensitive et/ou spirituelle.

De manière récurrente, jusqu’à pathologie morne et lassante, ces traîne-misère de la batifole exhibent leurs œuvres de lard sur la toile, se pixellisent les jambons, les nichons, le fion-fion, la fente-amas-gorie, le gland spongieux, maculent le haut verbe érotique en faisant tremper leurs mots dans de la vaisselle croupissante, s’exposent en dentelles synthétiques et faux bas bon marché, s’engodemichent, s’encarottent, s’enconcombrent, s’encannettent,  s’engoulottent, s’harnachent, se ferraillent, se latexisent, se passent la laisse pour gémir les coups, se suspendent, se pinçouillent le téton, se picouillent les pis, se torturent l’oignon, se fourragent dangereusement l’échalote basse, s’éclatent le pâtisson, se déchirent l’emballage, se déchaînent sur les pétales boursouflés de l’œillet, s’explosent le boyau dilaté, se bâillonnent le museau, se crochètent l’ustensile, se brûlent le durillon, s’aveuglent le regard vitreux, s’étouffent la glotte au pilonnage intensif et en arrivent même à adorer les dieux Pipidantabush, Cacaétalédantarhay, Censurella leur grande déesse protectrice d’une construction de derme flétri par la camelote et de cerveau en récession et "la divinité japonaise qui fait déjà beaucoup d'adeptes par-delà la planète",  la délicieuse "Womidanthafas" (cette dernière ayant l'honneur de figurer ici grâce au bien approprié rappel de Margritis).

Moi je dis que de se mettre au vert leur ferait le plus grand bien !    
Un lieu conglomérationnaire à l’orée de la nature pour ces pauvres bougres, serait probablement un lieu de villégiature à exploiter par un tour-operator quelque peu altruiste (mais oui !)…
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Ils réapprendraient peut-être, pauvres hères du trou sans fond apparent, à utiliser tous les outils de belle débauche que la spontanéité naturelle nous offre
, à accrocher leur inspiration d’ébats lascifs au pinacle des grands pinastres, à tendre vers le romantisme le plus exalté en se gorgeant d’images voluptueuses, de couleur verte charnelle, de sons doucereux, de frémissements feuillus, de titillements chlorophylliens, de doigtés nervurés, de ramures enchevêtrés ou bien à honorer l’imaginaire en se saignant le dos à l’écorce d’un bel arbre, à s’écorcher la chair en se pressant sur la pierre tranchante, à tatouer de cataclysmes sensoriels leur peau sur la rocaille arrogante et les bruyères sournoises, à positionner tous leurs sens sur les anneaux de Sexturne en rugissant de plaisir dans les sous-bois faisandés, à offusquer les orifices de sablerie endiablée, à abandonner toutes dunes érogènes à l’écume salée, à devenir les artistes d’un délit en ondulant tels de fourbes serpents sur les pelouses d’un jardin à la française, à trembler leurs membres endoloris en écoutant hurler les peuples à plumes et à poils véritables, à devenir les fauves nus aux dents de sabre d’un univers constamment sur les crocs.

Le septième ciel n’est aucunement une promesse ; il est tout au plus un rêve merdeux pour les navrants du cul qui s’inventent un épanouissement soi-disant sans frontières et sans tabous, qui espèrent l’envol d’un corps hors de leur corps, taulards de l’anodin et de la quotidienneté cachés, enfermés entre les quatre murs de leur cage de béton à crédit et ligotés sur un canapé beaufien « payé comptant s’il vous plait » duquel l’on vient parfois de très vite dégager les jouets des enfants qui sont encore à l’école.


La septième cime d’un resplendissant végétal est juste l’ascension, parmi bien d’autres, d’une liberté que l’on peut s’offrir sans créance de déments jouets à manipuler. Juste... Mais c'est énorme !
Plaiethore



P.S. : Outre le fait de remercier les auteurs de ce truculent petit film, qui ont réussi à écarquiller de joyeuseté mes yeux fréquemment insatisfaits,  je profite de ce billet à l’humeur de myrte sauvage, pour demander à ceux qui ne s’y sont pas encore véritablement intéressés, d’incliner un minimum leur curiosité sur les actions entreprises par Greenpeace.



Jeudi 6 novembre 2008

Comment en si peu d’écoulement de sable dans le contenant de la vie, peut-on amasser autant de pavés de tourment ?
Pourquoi, lorsque l’existence ne souhaite que déployer ses voilures, s’abat sur elle un astéroïde d’âme lourdée de tous les rêves brisés de l’humain en inéluctable déclin ?
D’où viennent les larmes qui pleuvent comme ondée innée sur les corps transis d'aspiration en sursis constant ?
Quand est-ce que les planches craquèlent sous la marche, pour laisser s’écraser le port de l’aventure dans le nid d’une vielle rivière asséchée et frigide ?
En quel cas peut-on à ce point chuter, que l’on entraîne dans une descente endiablée l’avortement de notre substance à la moelle de coco ?

Quelle est la faute originelle ?
Qui a créé l’erreur fatale ?
Où se terre le commencement de l’effroi ?
Qui commet le crime ?
Qui a poussé Mémé dans l’escalier ?
Qui a passé le chat sous la tondeuse ?
Tel ne pourrait être dompté ?
Telle ne pourrait être gravie ?
Qu’est ce qui ne peut être pardonné ?
Et puis d’abord… pourquoi absoudre ?
Qui avoue la transgression ?

Toi ? Moi ? Nous ? Eux ?
 
Eux ! Eux ! Le panier d’eux !

Quels vains questionnements !
Pas de tête. Pas de queue. Mais un tronc  en charpie, en bouillie purulente, en purée allégorique et tout cela au nom d’un code de programmation existentielle !




http://plaiethore.cowblog.fr/images/DADAPANORAMAHannahHOCHHphotomontage1919.jpg"Dada Panorama", Hannah Höchh 1919.


Mierda à la faute.
Mierda à la culpabilité.
Mierda aux coudières, aux genouillères et aux grenouillères.
Mierda à votre peur primale, à vos affolements de simplets.
Mierda à votre encroutitude de surface à polir.

Mierda à vos partis pris qui ne vous apprennent qu'à marcher en balançant votre pensée sur la cadence de ce qui est bien, de ce qui est mal.
Mierda à votre morale à deux balles et vingt et un siècles de durée de chienlit d’éthique et de devoirs à rendre.

J’ai modelé un beau soleil ombrageux, une douce lumière mourante, une magnifique lueur d’un noir profond et scintillant.
Mon ampoule est un clignotant de dépassement.
Ma plume s'est travestie pour que vous ne violiez jamais mon âme.
Je ne suis effrayé que par votre terreur statufiant l’envol de l’esprit et le mouvement du corps.
Je vous jette au visage le voile photogène de la rigolade et je galope en remuant le pédoncule.

Je m’allonge sur les flammes afin de les faire taire, eux, les dérisoires commentateurs de leur vie habillée déjà de cris-sans-thèmes.
Je roule boule mon dos sur les braises pour étouffer leurs vociférations de gisants béats, de tristes sires infirmes de l’honneur, de sales babines mal léchées qui fuient un mensonge qui ne hurle pourtant que la vérité dénudée.
Je m’endors sur les escarbilles, ignorant la douleur, pour entendre en définitive le tintamarre étincelant de la naissance retrouvée.
Je souffle sur feue la flambée pour laisser s’envoler les particules de la péripétie nouvelle.
Il suffira juste que je vous regarde pour que vous vous transformiez en nauséabond fumet de cochon braisé.

On y va, oui ou non ?!!

Ouvre-moi la porte et bouge avec moi !

Ou bien, gèle sur place… Tu as toujours le choix ; le congélateur est resté branché, les cafards dansent la salsa dans les rouages de la turbine à glaçons et tu peux encore faire engraisser mon courage en ensevelissant le tien sous l’épaisseur de vieux givre…

Phtiriase !
Plaiethore

Samedi 22 mars 2008


Les chiens ont droit à l'euthanasie dans notre bon, vieux, libre, juste et cher pays depuis la nuit des temps.


Peewee Martini, le chien le plus laid du monde.


Pourquoi les humains domestiques n'ont pas accès à cette considération eux ?


Merde in France !


Article en écho à celui-ci


Parce que l'humour, souvenez-vous, est l'arme de destruction massive la plus puissante au monde.



Edit du 23 mars :


Lorsque le monde saura enfin faire la nécessaire scission entre le rire militant, celui qui souhaite faire bouger les raisonnements endormis et la souffrance de l'humanité, je suis persuadé que beaucoup de choses pourront évoluer, avancer, avec une sérénité mouvante et stable dans un même temps, dans une espèce d'osmose intelligente, et non régressive ou statique.


Lundi 28 janvier 2008




"Varied Recurrence" by Terese Agnew (en négatif)



Et je joue, et je m'amuse, à saute-moutons, à saute-croûtons, à saute-couillons, très haut, très fort, très vite.
Le plaisir, le désir avant tout, les obligations à lier à des chaînes d'acier galvanisé.
C'est ainsi. Ma vie va ainsi.
Mille à l'heure... pas suffisant, insignifiant, allergisant, aliénant, ne niant pas la responsabilité envers MES autres, mon dehors, mon dedans.
Liberté, liberté chérie.

Into the wild, into the city, into the night, now.

Demain n'existe que comme un concept rassurant et énergisant.
Vive l'endurance sans l'attente du tout et du rien du tout !
L'avenir au bout de la lorgnette sans peur et sans reproche !

D'ailleurs, je vais peut-être finir par m'offrir un scooteur... Ouais.



Une grenouille ayant traversé ma route

Salutations en retour à TOI, Ô camarade de l'invisible !



Jeudi 29 novembre 2007




Ecoutez son silence, le leur et le mien si vous le pouvez.



C'est juste un bout de moi qui s'envole.
Cela se fait sans bruitage.



Mercredi 3 octobre 2007



Regardez-ça !

Je lève mes bras et courbe mon corps vers l'arrière.


"Float", Ruth Bloch

Je ne me mettrai jamais en position de suppliant ou d'apitoiement.
J'emmerde les empêcheurs de vivre ma danse folle et les apeurés de mes conspirations.
Mes humeurs fracassent les verres de cristal de grand-mère et les bris sans taille déchirent mes pieds, tout simplement parce c'est cela que j'ai choisi.
Aujourd'hui.
Demain, je serai maigre, mais jamais gentil.
C'est promis. A moi, par moi, pour moi.

Allez ! J'y suis presque.

Une grosse bouse en plein front, une, pour un looser, plus que nul autre. Ce soir.
Tu ne me feras pas tomber, je n'aimerais pas me relever à tes côtés.



Et lui, c'est mon nouvel amoureux estival...



MUSIC MAINTENANT !


Dimanche 9 septembre 2007



- L'art, l'art, l'art...: AAAAAAAAAAAHAHAHHAHAHAHAHAHHAAHHAHAHAAA voilà bien un mot bourgeois !

- L'ami qu'as-tu après le mot Art ?

Pourquoi le cantonnes-tu dans la catégorie extrêmement obtuse de la bourgeoisie ?
Je vomis moi-même le dégoût inspiré par le mercantilisme qui gangrène œuvres, artistes et pseudo mécènes au petit cœur de pygmalion, mais il faudrait m'expliquer le rapport étroit que tu établis entre l'art et la bourgeoisie.

Car vois-tu, pour moi, l'art tel que je le conçois est tout sauf bourgeois.
L'art ne possède rien, il s'exprime sans patrimoine amoncelé.

L'art ne s'assoit pas, repus, le ventre bedonnant sur le cuir pleine fleur du beau canapé signé du salon, il évolue en ne se nourrissant que de lui-même.
L'art n'a pas peur de la chute par les sentiments que l'on agite à la potence et à la tête du bourreau sociétaire, il s'envole par passion.
L'art peut éradiquer les frontières sclérosées que nous humains, édifions, confiants, autour de tout ce qui est à notre portée.
L'art n'écoute pas les avis, les règles, les sermons, il vit ses aspirations, il vibre de ses propres illusions et n'aime pas les greniers qui regorgent de souvenirs aliénants.
L'art ne quantifie pas, ne calcule pas, il aime à perdre repères et chemise.
L'art n'hésite pas à détruire pour reconstruire dans le doute et le politiquement incorrect.
L'art préfère la liberté de vivre pleinement dans une cave faisant office d'atelier éclairé aux bougies, il refuse d'accrocher son âme perdue, vendue aux cimaises dorées et enfumées au gros cigare, aux parfums de vulgaires marques dans le vent du semblable.
L'art partage, ses délires, ses oppressions, son croûton de pain aux perles de sésame, ses rires gras à la bouche grande ouverte, il ne garde pas pour lui jalousement un caviar qui finira par être servi éventé au banquet de l'hypocrite noël de tante Marie-Claire.

L'art innove, se renouvelle, s'éventre, s'écorche et exhibe ce qu'il a de plus précieux, l'inutilité.





L'art ne jalouse pas, il tire profit d'expériences, de vécus, de ressentis, de douleur, de violence, de douceur nue, d'impudeur, de rébellion.

L'art est libre de sa création. Le bourgeois est enfermé dans l'admiration acceptable par leur clan.

L'art ne porte ni bâillon, ni foulard sur les yeux, ni petite laine sur les épaules avachies par le complot nourricier.

Le bourgeois n'aime que le profitable, le commode, la stabilité. Il peut facilement vendre son faible et fourbe raisonnement, afin de briguer la possession d'une notoriété, le statut au sein d'une grégarité écoeurante et bêlante dans le silence de l'effacé de la vérité multiple.
La bourgeoisie est la castratrice de l'inutile.

L'art ne se prétend rien, il n'est que ce qu'on lui offre et il a le choix de refuser les pactes.

Et si l'art devient par la force de transactions sociales, servilité, alliance, signatures, contrats, dénuement d'esprit créatif, voué à ne plus s'exprimer de manière libre, dérisoire et originelle et à se vautrer dans des singeries stupides, je me donnerais le droit de la renommer et de lui donner le sobriquet de Frustration auto-satisfaisante.

Après, tu peux débaptiser toi aussi ce terme l'ami, et ce, dés à présent si cela te permet de chanter tralala pouet pouet et prout !

Je prononce ou écris Art comme je pourrais dire furoncle dans le four ou coquelicot dans la soupe froide. Cela ne servirait à rien, me conviendrait très bien ainsi et abonderait dans Mon libre sens.
 

Si l'art ne signifie rien, la formalité peut changer avec le moins que rien, loin, très loin de la bourgeoisie.

L'ami, tu pues des cheveux et je te bise le front si je veux ! Merde à la fin !


Jeudi 23 août 2007






Parenthèse ouverte




Samedi 16 juin 2007



Quand j'étais un chieur en culotte pas si courte, un de mes jeux favoris était d'écraser avec la pulpe de l'index une multitude de minuscules araignées rouges.
J'adorai alors laisser exprimer tout un art enflammé, consistant à tracer de fines lignes d'écrabouillures aux couleurs vives. Des droites, des longues, des courtes, des courbes, des brouillées… Le résultat qui s'étalait au soleil sur marches d'escaliers ou murets de béton ou de pierres polies par les ans était un véritable ravissement, une incontestable jouissance de création suprême.
Le fait de ne pas entendre la seule expression de douleur de la part de l'insecte, artiste malgré lui et manipulé dans l'irrespect le plus total me donnait une sensation vertigineuse de magnifique domptage sur la nature.

J'ai besoin. J'ai besoin aujourd'hui de retrouver ces minuscules acariens / arachnides rouges. Une exigence irrépressible.
Je pars donc quelques temps afin d'en capturer une quantité satisfaisante à la confection d'une toile, qui s'agrémentera également de quelques bouillies calculées – ou non – d'autres êtres éphémères, ailés, à pattes agiles et multiples, à carapace de paille, aux yeux exorbités.
Il faut que je cueille aussi une foultitude de pétales de mes fleurs préférées, les coquelicots, que je les torture une fois encore, pour en faire une mixture ensanglantée et bucolique.

J'ai besoin aussi de faire blanchir la raie de mes fesses, trop foncée à mon goût (j'appellerai pour cela Michael), j'ai envie de jouer à saute-connards dans des soirées mondaines, je chercherai mon béret, je veux me payer une suite dans un palace durant 3 jours et interdire à la femme de chambre de faire le ménage, je veux mâcher des feuilles d'eucalyptus dans les forêts de l'île de Porquerolles, je veux fumer des cigarettes de contrebande sur les plages surveillées par des renards en képis, j'ai envie de commander du homard en sauce grasse pour le seul plaisir de constater que le plat refroidit à vitesse grand V et de le repousser d'un air des plus dédaigneux, j'ai envie de me taper la discute avec la pute – à qui un soir j'ai baisé la main en lui disant qu'elle était la plus belle des humaines de ce bouge qui a pour nom « Bar du Marché » - de cet estropié de « Robert baveux plein de pognon sur son fauteuil roulant », j'aimerais bien également rencontrer de nouveau le sosie d'Antonin vers l'âge non édenté de ses 25 ans et oser enfin lui parler de mots qui n'ont absolument aucun sens, tant qu'ils sont étalés dans le monde commun de ceux qui ne se parlent plus.

J'ai besoin. J'ai besoin.

Rien de bien extraordinaire pourrait-on me dire, mais mon besoin se situe au dessus de cela.

Besoin aussi de vous parler du Grand Gaudi et du pourquoi de son appétence à l'inclinaison des piliers de ses constructions, dés mon retour, dés mon retour.


Dessin original de GAUDI de la façade de la Passion

A la mort de Gaudi, renversé par un tramway le 7 juin 1926, on a trouvé ce dessin plié en quatre dans sa poche.

Je vous dis à bientôt et bien à vous.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      Plaiethore.


Mardi 12 juin 2007



C'est décidé. Je laisse filasser à la pouffiniaque mes cheveux et fais pousser mes ongles que je vernirai de poison amer. Je m'étalerai au cagnard de ma mer et bronzerai d'un hâle à faire pâlir Brigitte Bardot (j'admire BB et je vous meuh). Les aisselles épilées seront exposées et les entre doigts de pieds également.

Je vais très bien, cela je peux vous l'assurer, bien que je vous imagine le sourire mi figue – mi pruneau. Et un pruneau, c'est très disgracieux… En fait le seul mérite que je lui reconnaisse est sa belle faculté à blasphémer devant mon crucifix de boudoir sanitaire.  Mais lorsque je décide de faire honte à la disgrâce, rien ne peut m'arrêter ; alors un pruneau nain et rabougri, je ris !

Faire honte à la disgrâce, ah mais en voilà un formidable projet de vie !

La défaveur n'est pas toujours quelque chose d'innée, elle ne se laisse pas présager parfois, non plus.

Ce mot défaveur ne me sied guère à vrai dire. Je préfère parler d'un coup de sortilège, d'un philtre d'adversité qu'une chimère rongée par la jalousie vous a jeté en plein cœur et en pleines artères. Comme ça, sans crier gare, sans laisser sentir ses effluves de chaussettes non ôtées du dimanche matin.

Et puis, que l'on arrête surtout de me dire que je me plains. Je ne me plains jamais, c'est ainsi que je me suis pétri comme une grosse miche qui attend l'an pèbre (ça c'est du patois de chez moi) pour commencer à moisir.

(Entre parenthèse, je me suis remis à la peinture, et un jet de chapelure bombé de peinture doré, prend couleur et texture de moisissures des plus esthétiques…)

Pour tenter de faire discrètement loquace, je vous expose, comme promis – même si vous vous en battez l'œil suspicieux comme tapis mité de votre grand-maman défunte - les faits qui expliquent mon absence prolongée, physique, intellectuelle et sympathique.

Il y a de cela plusieurs jours, de violents « malaises » à répétition et aux moindres efforts ont pris possession de mon grand et indestructible organisme : oppression thoracique avec respiration entrecoupée (très hachées mixées menues), de vives douleurs de type broyeurs d'os mécaniques et sans bouton d'arrêt d'urgence s'il vous plait dans les avant-bras et poignets, cœur battant la chamade digne des zoulous en transe ayant dévorés leur cache-petit-sexe.

Jusqu'à l'arrivée des pompiers… Une armée de pompiers… Là, il s'agissait d'une véritable hallucination. Panique. Prise de tension ; 20. Crise de nerfs à leur décision de m'emmener à roulettes d'outre-tombe vers une stèle hospitalière d'urgence. Vociférations.

- « Je vais très bien ! Je veux dormir dans mon lit".

- « Mais enfin, votre vie est en danger avec une telle tension ! »
- « M'en fous, je ne vous suivrai pas ! »
- « Alors, signez-nous une décharge et surtout respirez profondément et calmez-vous »

Ils sont marrants les pompiers quand il s'agit de se foutre de la gueule des patients totalement disjonctés et dans l'incapacité de raisonner et surtout de respirer…

S'en vont. CLAP CLAP CLAP, douce symphonie des rangeos.
Puis, seconde visite d'un médecin de garde de nuit d'un samedi à dimanche.

Horreur. Un batracien. Un véritable batracien extra-terrestre à la bave coagulée aux commissures de mauvaise lubricité. Reprise de tension : 23. Deuxième reprise, idem. Air perplexe du batracien. Sourire débile de rigueur de ma part.

-    « A votre âge, cette tension est incroyable et particulièrement dangereuse. Je vous fais hospitaliser d'urgence. J'appelle un collègue qui s'occupera de vous sans attendre ».
-    « Sûrement pas, il en est hors de question. Si la tension a grimpé, c'est la faute de ces escadrons de pompiers mortuaires ».
-    « Vous plaisantez ? »
-    « Pas aujourd'hui. Lundi, c'est mon médecin de famille, celui en qui j'ai entièrement confiance, qui guidera mes démarches ».
-    «  Signez-moi une décharge, vous risquez un infarctus dans la nuit ».
-    « Pas de problème. Vous entendez les mouettes. Elles sont complètement excitées cette nuit ? Vous pensez qu'elles me parlent ? Est-ce qu'elles vous parlent à vous ? Non, bien sûr...»
-    « Pfff ».
-    « Exactement ce que je pensais de ce que vous pensiez : Pfff ».

S'en va, sans ordonnance de première nécessité, pour punir le vilain désobéissant.
Crouich Crouich Crouich… Même ses gaudiots qui brillent dehors et qui puent dedans sont cruelles.

Et je m'en vais dans les bras de Morphée, qui lui m'aime sans faire semblant et sans vouloir faire son intéressant.

Dimanche, limace fiévreuse et couche humide.

Lundi, changement de cap. Mon médecin de famille arrive. Et mine de rien, le fait que mes fesses n'ont plus de secrets pour elle, me ramollissent une rébellion à pustules acnéiques ancestrales (c'est pas vrai, je n'ai jamais eu de pustules juvéniles).


"Segment Bleu", Wassili KANDISKY

Direction le service de consultation du Pierce Brosnan de la cardiologie. Et là, après moult examens et pompages de moustiques tropicaux, aucune alternative : il ne me laissera pas sortir de sa clinique. Ma tension artérielle est digne d'un vieillard au cycle de la mort, mon cœur est en grande souffrance et ils ne restent que quelques pourcentages pour que l'infarctus se déclenche. Soins intensifs, perfusions, surveillance 24h / 24h par des machines qui me clignent des lumières psychédéliques. Puis exploration coronaire dés le chant des pies (les salopes).

Ok, Pierce, je te suis.

J'ai alors vécu en vrai de vrai la série « Urgences », avec les vieux qui meurent, qui râlent avant de mourir, qui pissent dans un révolver, mais qui réclament à tout bout de champs leur laxatif « parce que vous comprenez sinon je n'arriverai pas à faire caca demain si je suis encore en vie ».

-    « Vous ! A votre âge ! Mais que faites-vous là ? » .
-    « Rien connard, je me paie des vacances bien méritées ».

Et puis, comme à mon habitude, j'ai été insupportable, capricieux, insultant, ne pouvant me mouvoir, tuyauté à flacons qui gougouttent bêtement, branchées avec moult électrodes à des appareils qui chantaient tous les quarts d'heure, et dormant par intermittence en arrachant consciencieusement tout ce qui pouvait pénétrer mon corps, pour le seul plaisir pervers de faire un tantinet travailler ses satanés infirmiers qui ne pensaient qu'à rire et à festoyer sans vergogne aucune.

J'ai même été très vilain. Oui.
Le petit vieux, que je n'ai jamais vu - rideau couleur saumon mou nous séparant - mais trop entendu gémir, s'est soudainement arrêter de faire du bruitage de films d'horreurs de série B. 5mn, 10mn, 15mn.
Oh oui, bien sûr, ce silence de vivant dormant comme ange m'a bien alerté, mais je me suis bien gardé d'actionner la sonnette poisseuse pour voir débarquer un soignant environ 20mn plus tard l'air goguenard.
Puis ce con de vieillard s'est remis à geindre. Et merde, la grande faucheuse n'avait pas voulu de lui !

Je me suis alors assis au bord de mon lit aux draps javellisés et j'ai réfléchi, enfin le peu que pouvait me permettre le shout de calmants administré à haute dose, à très haute dose, à très très haute dose.
Deux idées ont traversé mon esprit de limace sans cœur : premièrement, je pouvais sectionner quelques fils le reliant encore tant bien que mal à sa douloureuse existence ; deuxièmement, j'ai pris mon oreiller sur les genoux et me suis dit que l'étouffer d'un geste ferme et altruiste serait peut-être une bonne idée… Un petit instant perdu s'est déroulé, puis j'ai baillé bruyamment et me suis rallongé. J'ai  finalement bien dormi, me faisant seulement houspillé deux ou trois fois pour m'être encore débranché  et enroulé autour de mes tuyaux majordomes.

Lendemain matin, intervention. Rasage du pubis (ça chatouille et ça permet de se caresser langoureusement), brancards, ascenseurs, tamponnage dans les murs, masque au goût de caramel goudronné, puis le néant.

Topo : une artère coronaire rétrécie qui a été dilatée (c'est peut-être Pierce qui a soufflé à l'intérieur et pose d'un petit ressort (moi je suis sûr que ce ressort n'est rien d'autre qu'une sardine lombric mutante).

Cœur tout neuf qu'on m'a dit. Plus de douleurs. Exigence immédiate d'une chambre seule, pour me promener à poil, pieds nus et travailler mes dossiers sur mon portable.
Plus de fatigue et une formidable envie de reprendre une de mes activités favorites : m'installer à la terrasse d'un café et voir évoluer le monde, tout en se moquant régulièrement, sinon c'est beaucoup moins mieux.

Bref, je vais bien, parfaitement, on ne peut mieux.

Aucune morale à cette histoire contée, aucun but, aucune leçon.
J'ai simplement envie de gueuler encore plus fort que les mouettes pour leur dire combien elles me font rire, envie de tondre mon chat rasta qui sent le chacal et partir bientôt voir quelques routes.

Dernière chose, à ceux qui feraient le lamentable parallèle entre une baleine geignarde au cœur fragile et mon histoire, voilà ce que je vous dis bien fort dans les esgourdes : Je vous emmerde, la vérité m'appartient, le pathétisme et la pitié qui sert à faire semblant d'exister, je lui gerbe dessus en grands jets grumeleux et nauséabonds. Que les odontocéti et leurs rejetons suceurs se noient dans leurs déjections nourricières. A bons entendeurs.


                                                                                            Plaiethore


P.S. Ben ouais c'est long finalement. Tant pis pour vous. Nan, je vous n'aime.


Lundi 14 mai 2007



[Edit : Mon ovinhumain est enfin né sous la mine du crayon d'un fol et cher ami.

Faites couiner la souris en lui chatouillant la roulette, on prend l'ascenseur panoramique et on descend voir l'illustration...]



Bêêêêêêêêêêêê… Bêêêêêêêêêêê… … … Bêêêêêêêêêêêêêêêêê…


He  humain ! M'entends-tu ?
Oh ! J'te parle !
Dis, l'humain, sais-tu qu'il va falloir changer ta façon d'me causer ?
Si j'te dis.
Quoi ?! Pourquoi me regardes-tu ainsi ? Pourquoi tes yeux sont vides ? Pourquoi tu baves ?
Ah ! … J'ai compris.
Tu cherches encore le caca qui colle au cucul de la France ? Tu cherches « la merde qu'on y est dedans pour de bon maintenant c'est fini la démocratieheu est foutue je m'énerve je brûle je casse tout et j'ai peur des choses qui ne sont pas encore arrivées c'est la merde j'vous le dis la France est dans la merde et tout ça à dire d'un seul trait parce que c'est grave tu comprends ».
Hein ? C'est ça ?


Bêêêêêêêêêêêêêê !!!

Non, mais écoute-moi. Je vais te parler de quelque chose qui se passe actuellement et en réalité, pour de bon, par pour de faux, par pour se faire peur tout seul, un peu loin de chez nous, de cette bouse, certes, mais qui se déroule.

Mais non ! Pas de toute la misère qui pleure dans le monde entier. Cela, tu le sais, tout le monde s'en branle, en secouant son propre paillasson français. T'es couillon l'humain des fois.

Non.

Bon, tu connais les Etats-Unis. Tu connais le Nevada. Mouaif…
Et bien dans le Nevada, il y a une université. Et dans cette université, travaille un chercheur.
Même qu'il s'appelle Esmail Zanjani. T'me suis l'humain ?

Et tu sais ce qu'il a fait Esmail ? Non, tu ne sais pas. Alors je vais te le dire.

Le bon Esmail a créé un animal… Ouais, un bestiau, un pas humain quoi… Enfin, un bestiau un peu humain tout de même.
Bêêêêê attends, je t'explique.
Le créa… le chercheur a conçu un « patchwork » de cellules ovines et humaines, un être vivant qui n'est pas génétiquement modifié, qu'il dit. Pour y parvenir, le créa… - et merde ! – le chercheur a prélevé des cellules souches humaines et les a injectées dans l'abdomen d'un fœtus de mouton. Et le résultat de tout ce travail qu'il est long-qu'il est coûteux ?
Une brebis mon pote ! Mais pas n'importe quelle brebis ! Non, non. Une brebis à 15 % humaine ! Une super race de bêlants et de brouteurs qui aurait pour avenir brillant de pallier la pénurie de greffons… Si j'te dis. Même que l'Esmail se gratte nerveusement la tête en essayant de cerner le risque de transmission de virus de bestiaux.
C'est-y pas beau ça ? Hein ! Hein ! Bêêêêêêêêêê !



L'ovinhumain, tel que je l'avais imaginé
Merci infiniment au dessinateur


Quoi l'humain ? Pourquoi tu ouvres des yeux ronds ? Pourquoi ta bouche est sèche ? T'as peur ?

Meuh non ! Bêêê non ! Faut pas avoir peur !
La recherche génétique est l'avenir de l'homme qu'ils disent les créa… les chercheurs.

Quoi ? Il a dit Esmail que ce n'était pas génétique ?
Bah oui, peut-être. Il faudra se contenter de ce que l'on nous donne t'façon, les os, le foin, le c'est pour notre bien, tout ça.

Alors, moi j'te l'dis l'humain, mon imagination travaille. Et je crois qu'elle a des bases pour cela, tu vois. Ca oui. Et tu sais ce que j'imagine ? Oui ?

Oui, je suis en train de me manger la cervelle en rissole en imaginant un fou, t'sais un créateur, un petit dieu, qui aurait la merveilleuse et « humaniste » idée de mettre au monde une incertaine race d'humains.

Ouais mon pote, pas un animal, pas un bestiau. Un humain… enfin un humain un peu bestiau tout de même. Un patchwork pas génétique du tout – non, non, non -, qui mêlerait dans un même organisme une partie du patrimoine du bêlant à celui du râleur.
Oh ! A faible pourcentage ovin pour débuter en douceur. Bah oui, t'es fou toi, juste pour tempérer en douceur les humeurs humaines, tu vois. Puis, petit à petit, on en viendrait à élargir le pourcentage, juste pour enterrer, en douceur toujours, ce qui est mauvais qui fait du mal qui fait souffrir qui fait crier et qui proteste. T'sais, la colère, la déprime, l'envie, la revendication et puis les questions et tout et tout.
Parce que quoi, c'est vrai, ce qu'ils peuvent poser comme questions les humains à la fin !
On créerait tout d'abord un petit troupeau expérimental. Si si, c'est bon l'expérimental, ça calme les doutes et les frayeurs. Puis l'on créerait un troupeau un peu plus grand, pour faire le travail ingrat, t'sais celui dont personne n'a l'ambition et qui est sous-payé parce que c'est comme ça et puis c'est tout. Mais le troupeau serait heureux, puisqu'il serait créé dans ce but. Etre heureux de son sort, c'est cela l'important, finalement, c'est cela qui arrangerait tout le monde. Le bonheur en plus, l'opinion, l'intelligence et la culture en moins.
Et l'on entendrait bêler dans les chaumières… Bêêêêêêêêêêêêê… Bêêêêêêêêêêêê…
Putain, ce serait beau. Le calme plat. Le silence aux abattoirs. La paix sur cette terre. Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa, que ce serait bon… Une race de bons suiveurs.
Et puis l'on agrandirait le troupeau. Tiens ! On en ferait des bataillons, des armées et…



Oh ! L'humain ! T'es où ?
Eh ! Mon pote ! Reviens ! T'as oublié ta bave, ton slip, ta couille, ton oeil !




Mardi 27 mars 2007




Je suis l'unique, le véritable, l'indivisible Bourdon-copter.

Rotor et pales empalées dans mon dos de bombus non repus, je me propulse et gère les états de sustentions aléatoires.
Les vols et survols stationnaires n'ont plus de secrets pour moi ; j'atteins ainsi les lieux les plus inaccessibles et les plus inavoués.
L'aiguillon sous cape, je tire mon labium de son fourreau de papier imprimé et enfonce cette langue tubulaire et vicieuse dans la corolle ouverte et palpitante de la fleur vierge d'écriture.
J'en aspire le nectar offert, oppressé, tendre, jeune, me charge les gousses apidéennes du jus frais, macule à loisir ma fourrure soyeuse de suaves pollens corrompus.
Je récolte, je transporte, je nourris mes larves qui gémissent le miel, je leur offre le fétide en gelée et le fiel en apnée.

Ouin ! Ouin !
Tenez votre bave ou je vous cingle le bulbe niaisant !

Nombreuses sont les fleurs âcracides visitées, certaines seront fécondées et auront pour ordre d'aboutir à l'hiver.
D'autres copulatrices, à peine léchées, mourront trop sucrées, pour avoir simplement voulu vivre le premier équinoxe épistolaire charnel.
Oeuf, larve, nymphe, omane, je suis le respon-coupable de la métamorphose idéalisée.
Depuis la naissance, jusqu'à la mort annoncée des sales jours d'été, je vole et me vautre, dans les prés souillés d'amplitude et forêts infestées de beauté.
A vol libre au-dessus des bosquets frapadingues, à vol discret en plein coeur des sous-bois éméchés.

Mon rotor s'active au moteur de la pollinisation éclectique, pales et plaies lubrifiées s'emballent au pur plaisir sauvage.



"Bumblecopter", by Jasinki

Je suis l'unique, le véritable, l'indivisible Bourdon-copter.
                                                                                                                                                                                                                                                            Plaiethore



Mercredi 14 février 2007




"Saignée du jour Saint-Valentin
Fait le sang net soir et matin
Et la saignée du jour devant
Garde des fièvres en tout l'an"

Et si nous suivions ce vieux dicton... ?
Incisons, tranchons, saignons-nous gaiement !
Le coeur est rouge poussif et sous film plastique transparent, les dentelles sans dentellière, trop blanches, amidonnées et ça pue la naphtaline des casernes.
Vous vous endormez sur vos chocolats stériles, tout en astiquant vos amours avec des objets rutilants d'ignare obcénité.
Mélangeons tout cela que diable ! De l'énergie, du feu et du muscle-pompe à l'ouvrage !
Saint-Valentin sera barbare, sanglant, glauque, ou ne sera pas.
Que ça gicle pour de bon ou fermez à jamais votre boîte mécanique à déclarer des flammes sans braises !
Ce serait bon pour une fois de se dire que notre bonne santé dépend de notre folie sanguinaire.

Et n'oubliez pas, embrassez avec fièvre et passion l'être aimé, ce jour moins que les autres ou devenez des pantins sous vitrines.

L'avenir peut devenir enfin prometteur. Bordel.



"Le baiser", Joël Peter Witkin


Dimanche 11 février 2007




Celui qui méprise les autres n'est souvent rien d'autre que celui qui prétend être supérieurement intelligent à ceux qu'il méprise, tout en avouant son réel handicap à appréhender le monde dans lequel il n'arrive pas à évoluer.

Par là-même, il devient l'aveugle qui trébuche sans cesse, se cognant à tout et à tous, s'ouvrant arcades, coudes et palabres suppurées.
Laissant derrière lui sang et pus, il n'est que l'incarnation de sa faiblesse qui hurle à la lune les menaces embourbées.

Il est la traçabilité personnifiée de sa veulerie, la prévision de sa terreur inavouée de l'autre.
On le suit aux sales empreintes qu'il sème sur son chemin sans fortune.
Il est le fautif et la faute, qui ne savent que se cacher dans un trou crasseux et se taire lorsqu'ils ont été débusqués.

Le méprisant est un mendiant méprisable de l'amour, qui ne reconnait que les coups d'une entité paternelle ou divine ; il faudrait peut-être un jour qu'il apprenne à l'entendre, aussi.

Non, ne prions pas pour lui, cela le conforterait dans son ignorance.

Emplacement réservé à l'image d'une tête de con favorite (chacun la sienne)


Mardi 23 janvier 2007



Grandir est à priori indéfinissable, et d'une personne à l'autre la signification que l'on peut donner à ce mot peut être bien différente.
Pour moi, grandir est le résultat d'une brûlante alchimie qui mêle le vécu à l'idée de son futur.
Mais je suis persuadé que pousser la tête haute et le dos droit nécessite de conserver, toujours, la folie, la cruauté et la douceur de l'enfance.
Inutile de se planter un bâton de principes et de dogmes dans le corps et dans l'esprit, car il suffit que l'on y donne un violent coup de pied pour devenir une chiffe molle.
Par contre, que l'on essaie de donner un coup à l'enfant "rebelle", il le rendra.

L'enfance pour moi, énergumène engagé dans le monde très cintré de l'adulte, n'est pas un mythe. Elle n'est pas un fantasme.
Elle est une sacralisation. Je me l'accorde.
Car oui, je sacralise l'enfance. Pourquoi ?
Parce que l'enfance est ma source d'imaginaire, de pulsions motrices, d'envies irrépressibles, d'illusions à se persuader d'atteindre, de forces inconscientes.
Elle est un jeu d'alliance entre l'univers lucide du responsabilisé et le monde du rêveur.
Je ne veux pas cesser de croire au héros que je pourrais devenir, pour elle, pour lui, pour eux.
Renier mon enfance reviendrait à dire que je renie mes futures batailles, mes futures constructions ou démolitions.
Je suis toujours un enfant qui court, sans savoir parfois après quoi et pourquoi il le fait.
Pour le plaisir de me faire des bosses et de déchirer mes pantalons. C'est trop bon.
Je suis un adulte enfantin et je ne veux pas de frustration du destin.
J'ai bâti ma force en ce sens. Je n'en démordrai pas avant ma fin.
Je conserverai précieusement cette enfance et la montrerai fièrement autour de moi.
Je m'en suis faite une alliée et non une bannie.

Ceci, je vous l'avais écrit chez vous, j'ai éprouvé justement l'envie irrépressible de poser ces mots ici.

M'en vais à présent me raconter une histoire de grenouille de bénitier exorciste qui se faisait éclater le derrière par une fourmi blasphématrice.


Arthur Hugues, photographié par Lewis Carroll


Dimanche 21 janvier 2007



Je fus un castrat. Mes couilles furent ma voix.

Ma voix est fondue, vous ne la trouverez pas en rongeant mes os.
Vous n'y trouverez pas non plus mes fesses larges et charnues, ni mes longues jambes, ni ma poitrine géante, telles qu'elles furent dans mon temps.
Des seins à vous mettre sous la dent ? Courez les alcôves plutôt que de vous masturber l'encéphale sur ma terre.

Arrêtez de vous cacher derrière la science du vide et de créer du faux mystère afin d'assouvir votre curiosité malsaine.
Vous êtes comme les pires crasseux des siècles passés, qui bavaient et ricanaient devant la cage d'un monstre de foire.
Curiosité malsaine ? Elle l'est parce que vous n'arrivez pas à l'assumer.

Des poltrons irrévérencieux, qui feignent la recherche des pets de tombe, afin d'écarter le simple honneur que l'on me doit : le repos avec mes amis les vers.

Bande de vautours de laboratoire !


Clique sur la trombinette et l'historette cherra



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