Mardi 2 février 2010






Inutile d'immoler un être vivant le sourire aux lèvres ou de vinaigrer des yeux au compte-gouttes la poitrine toute palpitante d’excitation afin d’être qualifié de barbare.
La barbarie débute dés le premier instant d’indifférence envers ce qui souffre sans nécessairement émettre le moindre gémissement audible ou faire apparaître le plus petit frémissement
à la surface de l’épiderme.

L’indifférence devient alors la pire des lâchetés.

Le barbare est un lâche que l’on peut ignorer complaisamment lorsque lui-même ne fait aucun bruit, aucun mouvement, tel un obséquieux prédateur embusqué.
Et celui qui ignore le pleutre devient à son tour un barbare.
La barbarie est un cercle vicieux qui graisse généreusement les consciences, ni bonnes, ni mauvaises, mais seulement impitoyablement tolérantes envers l’insupportable.



J’immolerais, en ricanant, celui qui voudrait me faire taire.
Je vinaigrerais, en chantant, les yeux de celui qui m’ordonnerait de dormir.




La charité est la malhonnêteté des minables.
L'humain qui a le courage de porter son nom sur son dos, pense, réfléchit et finit par agir...
Peu ou prou, peu importe.

L’importance naissant toujours d'entre les cuisses du Peu.
L’importance étant de ne jamais quitter des yeux le Prou en devenir.



Notre capacité, à nous humains, à élaborer des sentences morales est le fruit de longs mûrissements de nos incapacités sociales à nous perdre dans l’acquisition prédigérée, dans le réflexe gobé, dans l’automatique avalé, dans la transmission engloutie
et dans la récitation mâchouillée.
Cette capacité a pour qualité première d’écarter bien loin de nous la réflexion à une évolution de nos valeurs et jugements humains.




La diversification des pratiques, ainsi qu’une « certaine » liberté des discours et des images auraient tendance à vouloir nous confirmer que des tabous vétérans en matière de sexualité sont tombés, et ce depuis une quarantaine d’années.
Pour ma part, je me questionne toujours. La « grande révolution sexuelle » a-t-elle réellement eu lieu et surtout a-t-elle concrètement libéré les générations post-soixante-huitardes ?



Pour les serrés du rectum, la suggestion est de détendre les fessiers au maximum, afin produire une huile des plus parfumées qui pourra alors leurs servir à un massage cervical des plus délicats.




La condamnation par les hautes in(con)stances religieuses de certaines pratiques sexuelles est une des causes essentielles (mais non isolée) des névroses, tant ancestrales que contemporaines, cause qui peut entraîner le développement de comportements sexuels violents ou « simplement » irrespectueux, qui peut engendrer des conduites tourmentées, qui peut générer des agissements destructeurs et des réactions de déni, qui peut même jusqu’à insuffler l’envie et le besoin de suivre un dictateur politique ou religieux, et bien évidemment
donner naissance en des croyances « réponses-à-tout-du-cul-en-péril ».

L’entrave à la liberté sexuelle est depuis toujours l’un des piliers centraux du fond de commerce des religions monothéistes ; elle est aussi la solide base à la possible édification de graves et dangereuses pathologies mentales.



La simple frustration sociale, le sentiment d’humiliation bêtement patriote et la misère culturelle, sont autant de sources d’énergie, qui à même mesure du tabou sexuel, peuvent conduire l’humain à obéir à une idéologie fasciste, à se soumettre aux lois extrêmes d’une religion, car obéissance et soumission deviennent alors synonymes d’un sentiment d’élévation tronquée.




S’il est permis d’obéir, l’acceptation à un ordre n’a pourtant aucun intérêt à s’aplatir en crêpe molle sauce soumission. L’accord que l’on s’autorise à concéder à une ordonnance ne peut s’accommoder que d’une texture extra-fine et liée à l’ingrédient confiance et à l’épice conscience.
…

Non, mais vous n’allez pas croire en un seul mot de la pensée qui précède !
Rien à fiche de la confiance et de la conscience !
Je ne me suis jamais autorisé à obéir… Hormis à mon seul ordre.



C’est aussi en faisant constamment appel à la culture et à l’art, aux artistes de tous bords, de corps, d’esprit, de sons et d’images, aux écrivains, aux penseurs, aux peintres, aux danseurs, aux comédiens… que l’on peut sans discontinuer puiser les mots qui traduiront les pensées, celles qui nous ferons avancer par nous-mêmes et non reculer par un autrui choisi par défaut
ou imposé par choix.




Fortuné le "je" qui naît seul, qui parfois s'isole, qui quelquefois s'effraie de l'approche, car misérable serait l'unique qui ne rencontrerait jamais le "tu", sans lequel la découverte d'une magnifique osmose ne verrait jamais ni les jours, ni les nuits... A quel point extrême le "je" pourrirait alors comme l'aveugle d'un tout.



L’ignare est une créature bienheureuse en son monde d’inculture,
car il n’a pas savoir de tout ce dont il ignore.

L’inculte est un ignare heureux qui s’ignore.
L’heureux est un inculte ignare de son ignorance.


                                                                                                                       Plaiethore


http://www.plaiethore.com/images/SAVONAUFIEL.jpg
Biodégradable et naturel, le fiel de bœuf est produit à base de bile du bœuf. Il est fréquemment utilisé comme adjuvant à la gouache, parfois aussi à l'aquarelle. De plus, sous forme de savon, le fiel de bœuf élimine les taches difficiles et s'utilise à la place de la lessive pour le lavage du linge particulièrement sale.
Il enlève les tâches de sueur, de sang ou d'aliments
(mais pas d’épaisse stupidité).

Par ailleurs, le fiel de bœuf pénètre des surfaces poreuses comme le papier, tout en apportant de l'adhérence et de la viscosité, fonctions utiles pour les peintures à l'eau employées diluées.
Le fiel de boeuf possède des qualités d'agent facilitant le nettoyage des tableaux peints à l'huile
(mais pas à la collante crétinerie).


 



...Pourquoi "Les (faux) Chats Persans" me font gerber....

Mercredi 6 janvier 2010






Le trouble est une obscurité à éclaircir, ou non. Se cacher c'est faire don d'un mystère, ou non. C'est proposer à l'autre le choix de gratter la surface brillante, ou non. C'est aussi sublimer toutes les parties de son moi, par le simple fait de l'entière décision de s’exposer, ou non.
Quelle liberté, tant pour soi que pour autrui ! Ou oui.



Les enfants portant le deuil pour s’amuser, savent donner une once d’espoir à cette existence qui ne jure que par la vie à tout prix.


Il est jubilatoire d’avoir réussi à convaincre plusieurs craintifs de la mort, de jouer à la veillée funèbre et à l’enterrement dansant, ainsi que d’observer combien ils pouvaient faire semblant de ne pas se rendre compte de leur joie à enlacer la faucheuse.



Il n’y a rien de plus navrant à vivre que de regarder un mort-vivant s’agiter, tituber et baragouiner des pensées clichés, ou de plus amusant que d’observer un zombie s’auto-proclammer artiste dans l’anéantissement, alors que sa vie n’est qu’un amoncellement de détritus fumants.


L’homme primaire porte son cerveau au bout de sa bite.
L’homme primitif héberge sa bite à l'intérieur de son cerveau.



Les simulacres d’artistes qui se voudraient maudits sont profondément ennuyeux, car ils ne sont qu’idiots sans mystère, ni mystification à essoucher, très conscients de leur état et incapables à se tirer une balle dans le trou du cul, afin de faire rire une assemblée, aussi minimaliste soit-elle.


La malédiction ne se souhaite qu’aux seules personnes pour lesquelles l’on éprouve, ne serait-ce qu’un soupçon d’admiration ou bien une montagne d'affection.


La provocation sans acte qui suit est de la merde sous film plastique, même pas foutue de se mettre en boîte et de se commercialiser sur le marché aux bêtes.


Un Maître es provocation se reconnaît - entre autres - aux questionnements existentiels qu’il soulève chez les "bonnes" personnes, qui du coup deviennent un peu moins chiantes.
Si l’on fait partie de la race des exécrables, on ne remercie pas l’agitateur de rendre pour un trop court instant les gentils en intéressants, en faisant du bruit. On reste silencieux, on le bade un peu, ou bien on lui adresse simplement la parole sans faire de chichi pompon.


Cul d’chat !


L’ivresse est un art difficile, ambitieux, envolé, qui demande une féroce discipline de l’indiscipline, un amour démesuré de la perfection et une application extravagante au renouvellement perpétuel.


Détruire ne veut rien dire si l’on n’a pas la capacité à construire.
Construire n’a de valeur que si l’on considère la possible destruction
de ce que l’on vient tout juste d’édifier.


La communication est un partage. Si l’on n’aime ou ne veut pas partager, il vaut mieux se taire et s’enterrer pour éviter de taxer illégitimement l'air que les communicants respirent.
Mais refuser de communiquer avec les autres, pour quelque raison que se soit, est aussi un acte de folle bravoure et de respect de l'intégrité de sa personnalité.



La connerie est humaine. Certes.
C’est bien pour cela que j’ai la foule en horreur.


La bêtise est terrienne. Incontestablement.
C’est bien pourquoi une seule personne peut me faire croire avec grande ferveur en mon inhumanité et en mon origine comico-spatiale.



                                                                                                                                     Plaiethore


http://www.plaiethore.com/images/ANDRESOUDY.jpg
Photographie de André SOUDY


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