Pet de Guerre
Guerre Allah Paix
Hère Gai qui Paie
Pagaie ton ère
a déclaré l’insipide
« après la pluie vient le beau temps… gnangnan et… gnan ! »
et en a fait un législation de vie pour les lamellibranches humains ?
Je hais définitivement le temps de la paix.
Plus précisément, je déteste cette saison paisible qui s’étiole dans une durée molle et qui n’est faite que pour statufier les bienheureux, les candides, les ahuris et les Carpe-diemistes congénitaux
dans un mortier comateux à prise rapide.
Etre en persistant état de guerre, intérieure ou bien déclarée à tout ce qui est autre que son joli nombril, c’est courir les oreilles pendues à un cou strangulé, autour d’un monde qui vous chante la beauté, un filet de sang débordant constamment de ses lèvres craquelées par le vent d’un désert qui n’en finira jamais ; ce n’est pas marcher tranquillement en se fourrant l’ouïe de satiété, sur une terre qui vous hurle la douleur procurée par des pas qui ignorent.
Faire la guerre, c’est apprendre sans cesse que l’on perdra tout mais rien dans une finalité inexorable et accepter de vivre son enfer sur le sol de ses morts ; ce n’est pas amasser des agrégats de cendre en espérant s’envoler en artistiques poussières dans une illusion paradisiaque.
Guerroyer, c’est accepter l’éventualité très probable de mourir à chaque instant que l’on vit, sans posséder de billet aller vers le fade et fallacieux Eden ; ce n’est pas éviter consciencieusement le délicieux danger qui aime à croiser notre chemin, en agitant sous nos yeux ses broderies de points de croix.
Devenir un guerrier, c’est marcher sur des rotules suintant le pus sans avoir appris à le faire et sans savoir forcément où la douleur insane nous mènera ; ce n’est pas se préserver de toute souffrance, en pansant sa vie par avance en soustrayant de son humanité l’inhumanité ambiante qui aimerait à penser à notre place.
"The raft of GW Bush", Joël PETER WITKINEndosser le costume d’un lutteur, c’est habituer son âme à vivre dans l’obscurité, les yeux écarquillés de stupeur, brûlants de pugnacité à tenter de voir ce que l’on tait, ce que tout le monde sait ; ce n’est pas tourner spontanément la tête afin d’ignorer ce qui râle, ce qui rampe, ce qui s’éventre, ce qui se rompt, ce qui éclate, ce qui asperge d’une sève putride les vies aseptisées par écran télévisuel en prescription au long cours.
S’enrôler comme combattant de l’impossible des autres, c’est soulever à ongles arrachés toutes les chapes possibles du pathétisme monstrueux et de la carence violente, ce n’est pas nager tout habillé de stabilité de contrefaçon dans les eaux de la niaiserie hypocrite ou esclave de son propre penchant, à la simplicité candide qui se monnaye au plus offrant des plus célébrés collaborationnistes.
La vie nous a légué notre trépas dés notre cri primal ; et plus encore, la vie nous a donné tous les sens capables de déterminer l’architecture de notre tunnel coupé de courant.
Le spectre à la faux se dandinait déjà au-dessus de notre berceau, saupoudrant nos fronts coupables de pourriture et de septicémie issues de l’élevage in vitro de chair à pâté humaine.
Ecoutons ce cri venu du fond de nos âges, qui nous annonçait clairement la charpie qui agitait nos petits membres potelés de naïveté.
Si tu le peux. Si tu le veux.
Sinon, crève !...
Plaiethore








































































