

Lundi 7 décembre 2009
Mardi 29 septembre 2009

Lundi 6 octobre 2008

Réfutant en bloc les innombrables interprétations symboliques et psychanalytiques faites du film, Breton avait affirmé que ce qui compte n'est pas ce qu'il a voulu dire mais ce qu'il a dit. A savoir, une nouvelle façon de voir le monde, façonnée par l'érotisme, libérée des contraintes de représentation classique, des repères spatio-temporels, des conventions narratives et morales traditionnelles. Par la seule puissance du désir, un homme se transforme en femme, une femme habillée se retrouve soudain entièrement nue, deux ânes morts se retrouvent coincés dans deux pianos à queue accrochés par deux cordes à deux curés, une porte d'appartement s'ouvre sur une plage déserte... Déjouant constamment l'attente du spectateur, ouvrant son imaginaire sur des abîmes infinis, le récit procède délibérément par association d'images. Sa cohérence, essentiellement formelle, tient à la récurrence de motifs, d'objets, de personnages qui écrivent bien une histoire, mais sur un mode totalement nouveau, et purement cinématographique.
Le scénario a été écrit en une semaine, par Dali et Buñuel, selon un procédé qui emprunte aux techniques littéraires surréalistes de l'écriture automatique et du cadavre exquis. Le montage, direct, transparent, reflète ce processus, en mettant en lumière ces jeux d'associations : une main trouée grouillante de fourmis/une aisselle de femme/un oursin, etc. Une foule massée en cercle rappelle plus tard, aussi bien la forme de l'œil fendu du début, de la lune qui l'annonce, que de la nuée de fourmis. Tiré par un petit fil rigoureusement tissé par la main de maître de Buñuel, on saute sans transition, et en permanence, du dégout à l'émerveillement, du trouble érotique à la surprise amusée."
Jeudi 22 février 2007


Lundi 15 janvier 2007





Samedi 6 janvier 2007

Vendredi 1er décembre 2006

Jeudi 23 novembre 2006
Tout le monde connaît la célébrissime Joconde de Léonard de Vinci.
Certains connaissent l'image d'une Mona Lisa affublée d'une moustache et d'un bouc et en ont ri volontiers.
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Mais combien savent le pourquoi, le comment, le par qui ?
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La Joconde aux moustaches est l'œuvre de Marcel Duchamp. Il s'agit de sa reproduction interprétée et irrévérencieuse de cette icône de la peinture, en format carte postale.
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Les dadaïstes ont reconnu leur concept d'anti-art dans les ready-mades (objets utilitaires introduits dans le domaine de l'art et de l'esthétique) de cet artiste. Mais contrairement au mouvement de Zurich, Duchamp ne souhaitait pas se dresser contre l'art en soi, le détruire ou bien le ridiculiser . Duchamp a voulu poser des questions, en s'adressant à une peinture traditionnelle épuisée. Il a titillé le folklore poussif pour en sonder les limites.
Duchamp, dans un premier temps, a rompu le mythe du créateur romantique en montrant que tout objet courant et fonctionnel, tout produit de fabrication massive (le porte-bouteille, l'urinoir ou la fontaine…) pouvait par la simple décision ou l'autorité de l'artiste être promu au rang d'œuvre d'art. Il aura prouvé la suprématie de celui qui crée par simple ordonnance ou « crachat », en hissant la provocation, typiquement dadaïste, sur les socles des plus grands musées.
 
A présent le pont étant jeté, tentons de saisir l'idée de Marcel Duchamp.
Considérons donc La Joconde de Léonard de Vinci, non comme un produit de fabrication de masse, mais comme un produit fabricant la masse populaire de par sa célébrité…
Il n'y a alors plus qu'un petit pas dadaïste à faire pour transformer le produit fabricant en produit fabriqué...
Vous me suivez ?
Duchamp alors reproduit sans considération la Joconde et l'affuble de fines moustaches daliniennes et d'un bouc, affirmant et grandissant ainsi son concept du ready-made par le biais de la très commerciale carte postale.
Vous avez maintenant compris. Ceci est une affirmation que je me donne.
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Et l'humour dans tout ça ? N'oublions pas l'humour.
Lorsque Marcel Duchamp dessine des moustaches à Mona Lisa, il anéantit avec cette arme de destruction massive - là encore - la barrière des sexes.
En effet, dans la littérature consacrée à l'art, ce geste a toujours été interprété comme un rappel des dadaïstes aux spéculations tournant autour de l'homosexualité de Léonard de Vinci.
Marcel Duchamp a d'ailleurs parsemé tout au long de ses œuvres des allusions sexuelles, déguisées ou non. L'étrange série de lettres apparemment dénuée de sens, inscrite au bas du tableau : « L.H.O.O.Q. », fait partie de cette drôle de manie de l'artiste.
Si on lit les lettres rapidement, voici la phrase que l'on entend :
« Elle a chaud au cul » !
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Riez maintenant, car vous savez.
L'humour est aussi un concept que l'on doit comprendre depuis sa source.
Samedi 28 octobre 2006
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"Ribs", Kiki Smith
et j''accrocherai l'absence, jusqu'Ã en faire un art...
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Mardi 3 octobre 2006
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Durant mes heures de décompression, je suis parti à la chasse.
Je ne suis pas revenu bredouille et mes trophées ont été déposés chez celui qui est maître dans l'exercice de capture d'une espèce sauvacitadine, contemporaine, haute en couleurs et messages ; j'ai nommé le Grand Graff, issu de la branche des grandes fresques de rue.

Oui, je suis devenu l'espace d'une demi-journée, comme Sieur Marko.n.a., un chasseur de l'art nomade et j'ai adoré. Rien de tel pour se détendre.
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Jeudi 1er juin 2006
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« L'art n'est pas chaste.
On devrait l'interdire aux ignorants innocents, ne jamais mettre en contact avec lui ceux qui y sont insuffisamment préparés.
Oui, l'art est dangereux.
Ou s'il est chaste, ce n'est pas de l'art »

"Dora et le Minotaure", Pablo Picasso
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Dimanche 21 mai 2006
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Des pinceaux vivants, musique de fond de pot de chambre, mise en scène fébrile et surréaliste,
Anthropométrie performance pour des résultats anthropométriques aux délicieuses saveurs bleutées de « traçabilité » inutile du corps humain...          « Anthropométrie », Yves Klein.



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Vendredi 24 mars 2006
L'innocence, la beauté, la cruauté, les interrogations, qui sont pensées, vues, écrites, peintes… et offertes par l'artiste deviennent parfois insanité, laideur, provocation, dans les yeux des troubles et des vils esprits.
La prude et le choqué sont souvent pour moi les ignorants volontaires, les fourbes, qui masquent leurs peurs primaires, leurs vices non aimables et leurs fantasmes inavouables, sous couvert d'une morale vaseuse que je n'accepte pas.

Jason Felix, Galerie Obsolete 004
Dédicace à ce jeune et talentueux artiste germano-américain. Dessinateur, illustrateur, photographe « manipulateur », créateur d'animations 3D. Un géant de la conception graphique, intervenant pour le cinéma, les multimédias, les séries de comics…
J'accepte le choix d'aimer ou de ne pas aimer et les uniques bornes que seul le talent peut poser. Le talent, autre concept, autre débat...
Ceci n'est que mon idée, elle a fait son chemin en ce qui me concerne. Faites-en ce que bon vous semblera.
Dimanche 12 mars 2006
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Les vanités au XVII ème siècle avaient pour mission de rappeler aux hommes qu'ils étaient mortels et donc de les mettre en garde contre un trop grand attachement aux biens de ce monde.
Les œuvres, picturales pour la plupart, étaient exposées dans les églises et le thème s'articulait autour d'une présence macabre pour rappeler au fidèle sa finalité et la futilité de certains concepts (musique, gloire, amour, ivresse…).
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"Vanité", Simon Renard de Saint-André
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Aujourd'hui, l'art contemporain explore de nouveau cette vanité, sous différentes formes, en mêlant intention, métaphore, absurde, instabilité de la forme, fuite du temps et identitaire et relativité de notre existence même.

"Portrait as a vanité", Joël Peter Witkin
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Libre à chacun d'entre nous de trouver nos propres vanités, d'y donner une explication pertinente et de nous remettre les pieds sur terre… ou non.

Olivier Verdon
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Edit : "un peintre avait utilisé le trompe l'oeil pour insérer un crâne représentant la vanités de ses maîtres puissants lorsqu'il faisait leur portrait" dixit Miss Paracelsia.
Nous sommes à la recherche du nom de ce peintre...
Dimanche 5 février 2006

"A B C D", Raoul Haussmann 1925
"L'objet usuel est promu à la dignité d'oeuvre d'art par le simple choix de l'artiste" ,
André Breton.
Je dirais qu'il peut en être pareillement pour toutes les particules, même les plus insignifiantes
- en apparence - qui composent la toile de l'humain et de son monde.
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