Vendredi 26 mai 2006



Il m'aura fallu seulement quelques tours de parc et


quelques pompes sur la pelouse fraîche pour arriver à ce résultat



Moi, photographié par Misha Gordin, prêt à faire éclater ma ceinture de cordelettes


Alors le Logan de la grande toile peut aller se rhabiller ! Pfff


Qui veut encore venir me chatouiller ?


°°°


Tea time edit / Vous l'avez dit :


Je suis un fou saucissoné, une paupiette explosive, un titan kamikaze, un illogique en puissance, un déséquilibré sans patente, un chorizo régénératif, une jolie illustration, un pas cool, un jambonneau emmailloté, une anatomie avantageuse, une momie chatouilleuse...


Et je suis toujours en vie !



(et je ne reviens que dimanche ; alors Logan, arrête de trembler et repose-toi bien)



Dimanche 7 mai 2006


Vingt et une heures. J'approchais de la chapelle Sainte Zoé de Roquebrousse. J'entrais en ce lieu déserté et bien connu de nous deux et me dirigeais vers le confessionnal. Je savais pertinemment qu'il ne serait pas encore là. Il a toujours été en retard et tiendra son rôle de fausse star jusqu'à la fin.



Je m'installais et me laissais aller au temps passé, celui où nous étions comme larrons en foire et frères d'armes, moi le glaive, lui le bâton.


Il me semble entendre nos rires et la mousse aux doux reflets ambrés crépiter sur nos lèvres de jeunes gentilshommes bien dans leur peau et leur panse. Je vois aussi les filles qui nous tournaient autour, qui se battaient parfois, pour nous ; enfin, surtout pour moi.


J'ai mal. Les yeux me brûlent.


En fait, je crois que tout est parti de là. Une simple histoire de filles qui m'adulaient en l'ignorant effrontément, une piètre histoire de jalousie, qui n'a fait que grandir au fil du temps, le poussant à tout faire pour tenter vainement de me ressembler : régime hautement calorique, sport de parc, hammam disco, houblon au tonneau, cinéma pornographique…


Jusqu'à devenir sa haine colossale étalée sans pudeur aux yeux de tous, sa soif de mon sang, sa hargne, son envie de meurtre, sa folie utopique oecuméniste ayant donné naissance à son obsession à vouloir m'émasculer pour fabriquer de l'andouille humaine et de s'en délecter.



Mon vieil ami était devenu fou en devenant mon ennemi proclamé.


A plusieurs reprises, j'avais tenté de le raisonner, je lui avais proposé d'enterrer la hache de guerre, lui promettant de l'aider à surmonter ses peurs et ses doutes. Il avait tout refusé en bloc. Aucune discussion possible. Il ne me laissait pas le choix aujourd'hui. Un de nous deux devait mourir. Lui ou moi. Ce serait lui. Ce soir.


Vingt et une heures 37 minutes. J'ai entendu ses pas légèrement traînants et le crissement de semelles neuves sur le pavé de la chapelle. J'ai entendu son souffle puissant de cheval de traie et le VRAOUMK lorsqu'il prit place à son tour dans le confessionnal en face de moi. Il est vrai qu'un court instant j'ai arrêté de respirer ; mais je me suis ressaisi bien vite en apercevant le masque de plongée à scratch renforcé ventousé sur sa grosse face. Il avait donc pris ma menace de bridage d'yeux très au sérieux… et il avait bien raison.


Il prit la parole en ne m'épargnant aucunement les relents d'andouilles du déjeuner : « alors, je suis venu. Dis-moi à présent en quel endroit et en quel temps se tiendra notre ultime duel, puisque tu as décidé finalement de mourir de mes mains Â».



Vingt et une heures 39 minutes. J'ai mis mon masque à oxygène et ai sorti rapidement ma bombe de gaz anesthésiant. J'ai pulvérisé entièrement le contenu de la bombe au travers des petits jours et la chute de son corps a ébranlé le frêle édifice de bois du confessionnal.


Je n'avais plus peur. A moi maintenant la haine, la colère et la folie meurtrière. J'allais lui faire payer toutes les nuits sans dormir, les trahisons, les mensonges, les humiliations, les pactes établis avec mes anciens alliés.


Pour plus de sûreté, je l'assommais, puis le ficelais comme un gros rôti, pour enfin traîner son corps de géant jusqu'au coffre de mon 4X4.


Mon « atelier Â» était à seulement 6 km de la chapelle. Sur le chemin, je repensais à tous mes outils, soigneusement préparés et attendant sagement le futur supplicié.


Jeté du coffre de la voiture, je fis rouler son corps à l'intérieur de mon antre et commençais mon travail.



Il était 22 heures 06 minutes…


Contrairement à lui, je ne suis pas fou et suis donc bien conscient que certaines âmes sensibles pourraient lire ces lignes. Je ne ferai donc pas énumération ici de toutes les tortures que je lui ai infligées. Je vous dirai seulement que j'ai commencé mon ouvrage par le sciage des membres supérieurs et inférieurs et que j'ai terminé par le bridage d'yeux comme promis. Je rajouterai simplement aussi que pour éviter de l'entendre m'injurier encore et encore j'ai du couper assez tôt sa langue de démon. Il ne produisait plus que des sons gargouillants. Mais je puis vous assurer d'une chose : il a souffert, beaucoup souffert. Comme un héros se doit de souffrir en mourrant.


Il est 23 heures et 12 minutes et je viens de remplir mon garde-manger.



En fait, je n'ai fait que lui rendre hommage à la hauteur de son grand talent.


S'en est enfin fini. J'espère une seule chose, que son âme errante ne vienne pas me tirer les pieds durant mon sommeil.



Samedi 6 mai 2006


A tous mes ennemis déclarés ou non encore révélés, je vous le dis, je vous briderai les yeux au canif. Seules les jeunes femmes seront épargnées. Foi de gentleman.


Est-ce bien clair ?


Vendredi 5 mai 2006



Ce matin, j'ai reçu un colis. Adresse de l'expéditeur inconnue. Nom : une croix. Tâches de graisse sur le carton. Fébrilement, j'ai dénoué les liens ressemblant étrangement à des ficelles de charcuterie. Et voici ce que j'ai découvert…



Une vielle boîte à musique des années 1930. LA boîte à musique. Celle offerte et choisie par moi. Celle qui avait pour but de sceller une amitié éternelle. Celle qu'il désirait tant et que j'avais promis de trouver lors d'une nuit où nous avions roulé sous la table.


Pas de lettre, pas un mot, mais un simple bout de tulle, un bout de tutu à paillettes, scotché sur le cul du jouet.


Je revois en accéléré les temps anciens de notre amitié. Je vois le présent et son cortège de haine, de coups bas, de flans nocturnes et de colères diurnes.


Et je me dis qu'il serait peu être temps pour moi de tourner certaines pages douloureuses de notre vie…


Le long week-end qui s'annonce sera peut être porteur de bonnes résolutions… ou pas.



Jeudi 4 mai 2006



Toi, le poseur de ses dames, toi qui allèches les demoiselles de tes pâtisseries aux recettes usurpées, toi qui le séant vissé sur ton trône internetechnoïde me déclares la guerre, toi, qui depuis la nuit des temps me nargues en t'attribuant des formes divines, toi qui te joues de nous tous en faisant glisser cette sublime chemise à tes pieds boudinés,


Ecoute-moi pour la dernière fois :


Je suis plus beau que toi. Je suis capable d'ingurgiter plus d'andouilles que toi. Contrairement à toi, je n'ai nul besoin d'afficher sans trêve mon corps sculptural. Je possède la recette de la tarte au citron meringuée que tu n'auras jamais malgré tes supplications d'enfant gâté. J'ai une cave emplie de bons vins. J'ai un Solex qui t'appartient et que je ne te rendrai jamais. Le diable est mon ami, qui ne veut plus être le tien (tu l'as trop fait souffrir).


Tu me demandes de choisir mon arme. Elle sera ma m... bonne foi.


Tu me dis de prendre témoin. Il sera le premier ou la première venue, qui m'aime, comme il se doit.


Ultime soufflet du gentilhomme que je suis : mon corps affiché.



Moi, photographié par Peter Witkin


Je ne voulais pas en arriver là...


Il est peut-être encore temps pour toi de sauver ta peau d'éphèbe.



Jeudi 2 mars 2006

Mission "Joli colis" est accomplie


 



Fourchette en argent et crotte de félin domestique


 



J'espère cependant que le destinataire se doutera un peu de l'identité de l'expéditeur... Il me semble bien qu'un jour ce dernier lui avait hurlé "je souhaite que tu te noies dans un seau de déjections non moulées !"


Comme le dit si bien Monsieur Cid, on ne se refait pas.

Dimanche 26 février 2006

Un acte des plus révolutionnaires se prépare.


Des actes nombreux et variés sont espérés.


La Mission « joli colis » ou « attentat au caca » est lancée.


En quelques mots, la mission consistera à insérer dans une enveloppe bulles ou autres, un excrément humain, canin, félin, bovin… ou bien un échantillon de grippe aviaire (sous la forme d'un blanc de poulet hein ! faut pas exagérer non plus) et d'envoyer ce colis à une personnalité ou groupe que vous idolâtrez :


inspecteur des impôts, bureau du FN, curé de votre paroisse…


le choix de la destination est libre comme la senteur véhiculée du colis.




Sans titre, Roland Topor


 


Pour plus de précisions quant au déroulement de la mission, consulter son « détonateur », notre dévoué méchant 


INSECT-AND-CID.


A vos colis, prêts, partez !


Quant à moi, je me prépare… et rendrai comptes.

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