Mardi 25 août 2009






Et quand au nom de la femme et de son identité perdue, Hussein Chalayan
dénonce l’obscurantisme et soulève les voiles...


 
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Un Bel Os m’a parlé du travail de Majida Khattari que je ne connaissais pas.
Il me semble particulièrement intéressant de mettre côte-à-côte, ici, les œuvres de ces deux artistes.


Les avis de chacun sur leurs travaux seront sûrement partagés, divers et/ou a-variés.

Pour ma part ils sont tranchés dans le vif des corps que l’on cache en l’honneur d’une fourbe soumission à un dieu et dans les esprits que l’on ampute en la gloire d’une sournoise fierté de posséder une longueur de membre érectile supplémentaire.


D’un côté, le sentiment d'une prise de position claire, franche, responsable… Un homme qui défend les droits élémentaires bafoués d’une liberté d’exister.
De l’autre, le goût en gorge détestable d'une fuite constante d’une opinion qui ne s'assume, un cul entre deux chaises et une interprétation plus que sexuelle et sexiste de l’identité de la femme et de son voile se pouvant « protecteur »… Une femme qui tisse artistiquement la prison de ses propres sœurs en faisant le vœu de banaliser ce qui n'a pas justification de l'être, et ce sans songer à la primordiale mise en péril de la si "faible" moitié de l'humanité.

La femme cachée, emmurée, ensevelie vivante, en ayant donné sa provocante ou immature acceptation, ou que l’on dissimule sans son consentement, est et restera une de mes batailles à livrer contre ce que je considère comme purement et simplement intolérable.

A vous de voir, d’écouter, de lire et de forger vos propres idées…


Gertrude, j'attends à présent le crissement de vos crocs aiguisés sur l'Os de ma Plaie !




(P.S. : Pour visionner la vidéo de Hussein Chalayan, il vous faudra peut-être vous identifier, promettre en crachant sur votre front que vous êtes majeur, tatoué et vacciné… alors un peu de pugnacité et de curiosité SDF !).



Et passer une petite semaine en Iran, cela vous tente-t-il ?

Mardi 10 mars 2009





J’ai créé l’homme à mon image, les sept péchés capitaux, ancrés par moi dans son petit cerveau de paille, étant ma palette de couleurs primaires utilisées lors de ma création.
Les mélanges et les déclinaisons colorant mes œuvres sont alors sans limites de temps et d’espace. Les camaïeux du délit originel et de la perversion perpétuelle m’offrent une liberté de cruauté sans frontières pour habiller mes indigents friables ; liberté que mes figurines elles-mêmes entretiennent avec la complaisance d'une terreur approuvée et consentante.

L’on pourrait dire de moi que je ne suis qu’un joueur, qu’un sale môme qui aime à torturer pour le seul plaisir, sans la conscience du bien et du mal… Mais ma vérité est bien plus complexe… ou bien plus simpliste.
En fait ma conscience se teinte à son tour de la fluctuation de celle que mes petits soldats de sel ont de moi.

Je peux casser mes jouets les uns après les autres. Je peux également briser un nombre considérable d’entre eux en une seule fois  Je peux prendre mon temps, je peux aussi agir l’espace d’une foudre. Je peux arrêter un moment mon carnage, puis reprendre sans somation aucune, sans alerte préalable. Je peux répéter inlassablement la même méthode ou bien changer brutalement de procédé. C’est ainsi que j’instaure la peur et l’inquiétude permanente. C’est ainsi que j’assoie mon pouvoir absolu sur mes sujets.

Toutes mes créations sont différentes et c’est en façonnant cette notion de dissemblance que j’ai pu installer un jeu macabre au sein même des espèces mourantes ; les combats se déroulent souvent sans que je n’aie la moindre pensée à formuler… Il est vrai que j’ai insufflé dans leurs bronches le souffle de l'aliénation spécique, destructrice et incontrôlée.

Je ne suis appâté par aucun gain. Je ne suis pas un spéculateur. Je laisse ces tares à mes hommes. Je tue, j’égorge, j’affame, je viole, je massacre en silence et avec le sourire ; ils se débrouillent fort bien sans moi à me faire entendre les violons des plaies que j’ai ouvertes.

Je suis un passionné voyez-vous. Je suis un haineux. Je me venge. Je n’ai aucune compassion. Je ne ritualise que ma propre institution.
Car vous savez, pouvoir absolu et contrôle souverain ne me sauvent pas de la solitude et de ma seule voix qui me parle et qui m’ordonne. En fait, j’entends. Je m’entends sans répit. Et je suis devenu fou. Fou à lier, fou à crucifier.
Alors je hais. Alors je crée. Alors je détruis.


Race, âge, sexe, espèce… quelle importance donner à tous ces mots ? Si je décide du caractère indigne ou simplement inutile de mes créations, je n’ai qu’à taper du pied ou du poing sur l’échiquier de ma souffrance d’entité unique.

L’on ose même douter de moi, jusqu’à réfuter la belle idée de ma naissance.

Et cela me rend furieux plus que tout. Je peux alors entrer dans la démence la plus mécanique, la plus rutilante. Je frappe alors en fermant les yeux. Je suis l’aveugle de ma monstruosité. Je deviens insatiable. Et quand cela ne suffit pas à éteindre mon courroux, mes caprices de despote armé jusqu'à l'hostie, je noie, je brûle, j’assèche les décors. Je torture les bêtes, j’anéantis les compagnons de l’homme, je supprime la beauté sauvage. Les arbres hurlent comme les hommes, les autres animaux beuglent l’incompréhension, la servitude. Giclent le sang et la sève de toutes les espèces !

Jusqu’à ce que soit repue ma folie, que les frissons orgasmiques de satisfaction malsaine m’atteignent et que je puisse me lover un instant dans les bras confortables de mon paradis artificiel et artificier.
Je m’endors. Je me repose l’invention psychopathologique.

Puis une fois tranquille, je crée de nouveau, pour détruire encore.

C’est ainsi que je me sustente. Au travers d’un éternel recommencement d’actes divins et adorés, dans l’effroi infini et immortel que les crédules m’offrent sur un crâne d’argent.

Qui d’autre que moi pourrait connaître cette extase de pouvoir et de domination, de possession entière sur la vie et sur la mort ? Qui pourrait mieux savoir l’excitation que procure le sadisme, la férocité, les cris, les supplications de l’humanité ?

Les dangereux humains, les détraqués, les tortureurs, les assassins de l’oxygène terrestre, tous les plus célèbres des tueurs, tous les plus grands dictateurs qui ont ensanglanté leur propre chair hier et encore aujourd’hui et ce jusqu’à toujours, ne sont que de pâles copies de moi-même, des fabrications de ma chaîne.
Ils ne font que partie de mon jeu. Je les ai pourvus - bien que personne ne veuille en prendre lucidité - de castration morale, de programmation sociale, de bridages internes, de valeurs d’attache à leur pairs, de traumatismes primaires, de notion d’une mission à accomplir dans leur fugace et insignifiante existence.
J’ai pris soin de leur faire croire en une liberté d’action, alors que j’ai soudé des barreaux autour de leur addiction de pacotille.

Je n’ai pour seule foi que d’assouvir mes besoins, mes plaisirs.
Je torture avec allégresse, et moi, j’en suis conscient.
Je n’ai jamais été un enfant.
Je suis crasseux et satisfait.


Les destructeurs possèdent nombre de mes travers. Mais la liberté leur échappera éternellement.

Car leur autonomie est assujettie à la croyance qui m’est octroyée avec la plus grande des condescendances envers leur propre destinée, puis grâce aux chefaillons de temples et de dogmes qui oeuvrent pour moi.

Les tueurs de masse ou en série peuvent alors se faire rompre. Personne ne croit en eux et on les éloigne du monde en les anéantissant ou en les enfermant.

Tant que l’on croira en moi et en mes abominations,
je resterai libre.

                                                                                                                                                                                                                                                                     Dieu


"On tue un homme : on est un assassin. On en tue des millions : on est un conquérant. On les tue tous : on est un Dieu."
(Jean Rostand / 1894-1977 / Pensées d'un biologiste)




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JERÔME
ou le poulet qui fabriquait
son propre vinaigre


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"Anti-Christ", by Joël Peter Witkin
 


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Lundi 8 décembre 2008

Je sais ! Je sais ! Je sais ! Je sais que je ne sais pas tout.

Ce sont eux, les riches ouailles, qui ne savent pas qu'ils ne savent pas, ou qui font semblant de ne pas savoir qu'ils ne savent rien ; c'est pour ça qu'ils ont mal, v’voyez...

Car pour certains il n’y a pas de pire souffrance que le vide au bout de la réflexion et combler le vacant sans réflexion ce n’est que tenter de remplir le néant de sa peur d’exister puis de disparaître.

Ah ! Disparaître !

« Mais quelle épouvante ! Quel supplice !
Que devenir saigneur ? Mais que vais-je bien pouvoir devenir ?
Les cendres sont trop volatiles et les vers bien trop voraces.

Oh ! Saigneur, faîtes-moi devenir quelque chose, une fleur, une plante, une herbe à fumer, une bouse, mais qui flotte et qui pourrait même avoir des ailes d’angelot à l’air d’un réjoui de l’extrême onction avec capette cousue de fil qui coûte cher, d’un abruti de cirque de vie où l’on abat chevaux et dresseurs.

Sauvez-moi du rien que je suis ! Par pitié ! Soyez bon pour une fois, pour moi et rien que pour moi, moi qui en courtois fourbe vais tous les dimanches dans votre maison qui abrite plus or que caillasse, avec mes jolis cols salis de blanc, mes doux manteaux d’animal torturé qui tiennent chaud à mes couilles de perdu non oublié, mes chaussures vernies, mes blonds enfants en courts pantalons et mocassins à pompons, qui marchent comme soldats la tête déjà levée vers notre fin, et ma femme serre-têtée, bijoutée de la souffrance des mains qui creusent à vif et engrossée en robe de chambre marquée d’un sceau mirobolant et crachant sur ce/ceux qui se traîne(nt), pour la énième fois par amour de vos ordres, en faisant bien attention - oh oui ! - d’ignorer en éteignant les lumières du lit, ceux qui ne sont pas rendus dans les rangs flavescents et d’encens, ceux qui tous les jours fouillent nos poubelles !

Les vauriens ! Les voleurs ! Les rats ! Les traîtres manipulateurs de nos biens, profiteurs du recyclage ! »


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Riche lustre de cristal de riches


Je sais ! Je sais ! Je sais ! Je sais que je ne sais pas tout.

Je sais surtout et trop ce que vous êtes : des indigents, des mendiants d’existence en prière de belle place pour une éternité inutile, où vous espérez retrouver tous les amas terriens qui ne vous serviraient à rien, mais qui contenteraient votre encore vaniteuse absence.

Allez ! De l’air ! Ouste ! Allez respirer l’air vicié pour de vrai, celui qui emplira vos poumons de vie vouée à la terre et aux rampants dévoreurs, l’air d’une fin de ventes sur les places bitumées, ou bien empressez-vous d’arpenter les crasseuses allées d’un marché aux puces, en ces endroits d’hiver éternel où l’on espère la croûte d’une pizza à ramasser sur un trottoir crotté ou la paire de souliers qui n’aura pas trop de vacances par lesquelles les diableries du journalier pourraient s’infiltrer ! Vous pourrez même vous y rendre en vélo boboesque, les champs sur lesquels poussent la crasse urbaine ne sont pas très éloignés de l’humain qui se soigne ; c’est un lucratif et non fraternel conseil qui vous est offert, car les carlingues rabougries et rafistolées de la pauvreté s’y font taxés par l’état protecteur de vos écus.

Fidèles brebis à cravate et pelisse, vous empestez déjà la mort, vous, vous empuantissez ma mobilité, mes jolies pestilences de trottoir, et l’inanimée conception armée jusqu’à l’hostie vous flaire depuis le décès placentaire la chétive cervelle.


« Amen pour mes fesses, que mon dévoué défécateur soit sanctifié ! »

Plaiethore

Mercredi 26 décembre 2007


Sanctus, Benedictärsche und die gemeinschaftliche Schändung des Abendmahles



Arsch ! Arsch ! Arsch, der AusblutHerr, Gott des Universums !

Himmel und Erde sind erfüllt von deiner Negierung.

Blicket auf zu Osanna !

Gesegnet sei der, der da kommt im Namen des AusblutHerren.

Erhebet den Blick zu Osanna !

Im Momente der Übergabe Osannas, des Beginns seiner selbsterkorenen Leidenschaft, ergriff Jesus die hosiannischen Pobacken mit beiden Händen, dankte dem Herrn, küßte sie und gab sie seinen Jüngern mit den Worten :

« Nehmet, und geniesset alle davon : denn dies ist ein für uns bestimmter Leib. »

Desgleichen, zum Ende der Tortur, nahm er das blutige Hinterteil, dankte erneut dem Herrn und gab es seinen Jüngern mit den Worten :

 Â« Nehmet, und trinket alle davon, denn dies ist das Blut von christus hinterteil Â»



Ôsanna au plus haut des mirettes


Das Geheimnis des Glaubens ist kein Mysterium: wir verkünden den Tod, den Niedergang, die Ignoranz all dessen, dessen Ignoranz sich geziemt, und die Respektlosigkeit, oh AusblutHerr Jesus.

Im Gedenken an die todgeweihte Empfängnis, lasset uns uns vereinen in einem einzigen Leib im Geiste des Arsches.

Erinnere dich, oh AusblutHerr, an deine barbarische Kirche, die du über die ganze Welt gebracht hast :  Laß sie gedeihen ohne Barmherzigkeit und Würde.


Für uns, schließlich, erflehen wir deine Grausamkeit : Erlaube uns, an der ewigen Schändung teilzuhaben, im Verein mit der Jungfrau Maria, der allerseligsten Gottesnutte, der aus ihrem Dorf verjagten Bauernmagd, im Verein mit allen in deiner Schande gelebten Aposteln und heiligen Schwachköpfen aller Zeiten.

Durch Ihn, mit Ihm und in Ihm, für dich, für mich und für die Jahrhunderte und die Jahrtausende.

______



Vous voici à présent narrés la véritable histoire de la dernière nuit orgiaque du créateur de l'an défaut de la barbarie occidentale et le dernier commandement de son testament.


Pour ma part, je suis convaincu que Léonard de Vinci était un être suffisamment vénal pour se laisser soudoyer par les Dominicains et ainsi faire figurer sur sa toile des ouvertures sur un extérieur enchanteur et ensoleillé, laissant ainsi ses commandeurs discipliner les troupeaux de crédules pour leur faire gober de manière toute lyrique que la Cène se déroula dans la chambre dite « haute Â» du Cénacle, alors qu'en fait ce repas de beaufs lubriques se pris et actes se déroulèrent en chambre non dite « basse Â», c'est-à-dire dans une pièce aménagée pour l'occasion dans les sous-sols du bâtiment de plaisirs litetjeux.


Mais narquois et sournois, il a réellement peint une femme à la droite de jésus : Ôsanna (Louya étant sa sÅ“ur, mais consentante et rémunérée), qui la tête penchée et se laissant déjà caresser la douce gorge par Pierre, est déjà au biotope de l'ivresse et pratiquement à point pour la dégustation finale.

Un fragment de la Cène, par Léonard de Vinci


Cessez donc de cherchez Marie-Madeleine ! Dan vous prend pour des gobe-mouches.


Elle était sûrement enfermée chez elle en train de chialer sur les déviantes frasques de son bien-aimé.


Jean est bien là lui, mais évincé de figuration également… vous savez la non plus mystérieuse main non perdue, tenant le poignard de la jalousie…


De Vinci n'a d'ailleurs pas été le seul artiste à montrer la vérité, l'effusion des corps sans conscience, le souterrain, le bordel de dieu quoi !

Il y en eu bien d'autres et non moins célèbres.


Notamment Le Tintoret, Juan de Juanes et Nicolas Poussin.


Ouvrez vos yeux pour de bon… Regardez ! Regardez cette toujours pauvre femme abusée !


Nom de D…Mieux !


Un fragment de la Cène, par Juan de Juanes


La Cène, par Nicolas Poussin


La Cène, par Le Tintoret


Même un graveur de l'époque médiévale a illustré l'évangile selon Jean par cette image qui rogne l'équivoque. L'air complètement amolli de la demoiselle et l'offrande de la c(r)oupe sont sans ambiguïté… Non ?


 

Joël est noyé maintenant pour la 2007ème fois, il est le temps de s'amuser un peu jusqu'à la prochaine période de la peste aux lumières à pognon.


Gloire à l'âme d'Ôsanna !

 

 

Mille et un merci à Volker, mon Père Noël Hérétique, si affairé à ma « vérité Â», n'ayant eu de cesse pour me poser les justes questions afin que les interprétations se rapprochent au plus près des miennes et sans qui cet article n'aurait jamais vu le jour.


Mille et deux merci à Lubna, la merveilleuse lutine, sans qui le lien entre son ami et moi n'aurait pu exister.


Je n'oublie pas l'atome du début, surtout pas lui, qui n'a pas hésité un seul instant à se lancer dans l'aventure et ne tais point mon contentement à tous ceux et celles qui auront passé un agréable, infidèle et blasphématoire temps de délicieuse perdition en notre compagnie.


Dimanche 2 décembre 2007


Ultime edit du 17 décembre :


J'ai le grand regret de vous faire part de la perte totale de la chevelure de mon cher et fol ami, suite à des heures de tentatives de traduction d'un texte, qui finalement se révèle plus que complexe. Atom en est arrivé au point de guetter à la pince à épiler le moindre poil de crâne fumant tentant de repousser. Cela donc suffit ! Mais je ne le remercierai jamais assez pour cette violente folie qu'il avait acceptée. Couillu il est, couillu il reste.

Ma grande et très chère Lubna  s'est proposée pour faire part de ma requête près de son ami de toujours, Volker, allemand et traducteur de son état, qui a accepté cette tâche à interprétations des plus difficiles.

J'ai donc demandé à Atom-of-the-end son avis et un  « oooooooooooooufffff oooooooooouiiiiiiiiiii Â» de soulagement s'est fait force entendre.

L'ami Volker prend donc la relève et le texte paraîtra dans la semaine ou pour la période à laquelle je me dois de Noyer Joël.


En attendant, jetez tous vos yeux et toutes vos oreilles sur l'article qui suit…




Edit du 06 décembre :


C'est finalement Atom-of-the-end qui se propose à la traduction du texte.Que les anges se laissent enfin pousser des testicules et coupent leurs ailes, pour voir enfin comment l'on marche dans ce bas monde !

Cela prendra le temps qu'il faudra, surtout que je dois prendre au moins un millier de photographies, pour bien évidemment n'en choisir qu'une qui illustrera mon article à venirnirnirnir...




Edit du 05 décembre :


Ne vous cassez plus la tête à ne pas tenter de participer à mon projet.

Je me drébouillerai tout seul ; la traduction ne sera très sûrement pas parfaite, mais finalement... tant mieux. C'est ce qui conviendra probablement le plus à celui qui se marre en haut des cieux sans yeux et surtout à moi.

Merci tout de même aux rares personnes (Paracelsia, Ankou, GdeB, Eric Low et Monochrome-Dream) ayant montré un minimum d'intérêt à ce déblatérage participatif trop ambitieux et inutile.

A plus tard, on se tient au courant.

Pour l'instant, je garde mes noisettes pour la fabrication d'un sac de boxe

- malien, cela va sans dire -.




Je suis à la recherche d'une personne qui aurait la compétence pour traduire du français à l'allemand, un texte biblique revisité assez court (de 6 à 12 lignes / non, 20 lignes en fait), qui paraîtrait ici sous peu (enfin cela dépend de vous à présent…).


Il est évident que tout travail méritant mirobolant salaire, je me ferai violence pour payer en noisettes maliennes - espèce rarissime d'akènes dotés d'un péricarpe ligneux - comme tout le monde le sait - l'individu qui se proposera à ce dur labeur de traducteur teutonesque.



Philippe De Jonckheere, Philippe De Jonckheere, OH ! Ceci est un moulin à vent, un jouet sur lequel l'on s'amuse à souffler sur les pales pour que la vie tourne, tourne, tourne, (je ne radote pas, c'est cet idiot à particule qui aime à répéter son prénom, nom et surtout son "de".



A vous de jouer maintenant, pour que défi à finalité toute personnelle et blasphème outrancier (plus que propre), se déroulent en ce lieu.


Samedi 3 février 2007



Hé ! Duchrist ! J'ai trop bu de ton sang

Du vin frelaté moi j'dis
Se boit comme du p'tit lait
Et glou et glou et glou
Ca rape le gosier
Ca bulle dans l'encéphale
Sentiment d'ivresse
Impression d'atteindre les sommets
Bénédiction pour moi !
Puis
On oublie tout
Les autres sont des fous
La misère est humaine
La souffrance animale
Et la terre est d'ores et déjà trépassée
Ton père nous a créés à son image
Mais
C'est moi le responsable
Bouture du créateur, le suzerain sanguinaire
Celui qui nous abandonne nous sauver
Ou s'embourber dans le grand merdier
Enivre moi encore
Je ne veux pas être fort
Abreuve moi, sinon je mords
Hé ! Duchrist !
Tu radotes
Ma matière grise est putride
Elle est liquéfiée
Et tu me remues la glotte
Comme une envie de gerber
Et de clore mes yeux à jamais
Oh !
Ca remonte
Raz-de-marrée
Donne moi un paillasson de chair
Je ne veux pas éclabousser ma peau
Tu comprends, il y a un million de glaviots
Qui ne songent qu'à s'extraire
Hé ! Duchrist !
J'ai trop bu de ton sang
Il me met le bonnet
Sur une frayeur décalottée
Comme une honte d'exister
Comme une envie de pisser


"Central Terminal 2004", Spencer Tunick

Je le sens, ça vient...
Ca va gicler
Ecorche ma gorge pour voir !
Des cavernes de non dits vont se creuser
Et le sang va jaillir
En caillots colorés
Sur les cuisses écartées
Sur les enfants troués
Sur les vieux oubliés
Sur les ventres bombés
Sur les corps éventrés
Sur les fronts percés
Sur les regards gazés
Sur le souffle humilié
Sur la chair jetée
Sur la viande noyée
Sur le sein lapidé
Sur l'autre brûlé
Hé !
Duchrist !
Une fois dégrisé
Il faudra bien un jour m'expliquer
Pourquoi nous avoir taillés en abcès
Hé ! Duchrist !
Tu vas où ? Reviens saligaud !
Si je te promets
De la gerbure sans éclaboussures
Et "il est des nôôôôôôtres" de chanter
Tu me resserviras ? Dis ?
Mon gobelet de conscience est vidé
Stigmatise mon ignorance avec force gorgées
Ressers-moi ton cache-vérité bouchonné
Ouais !
Je le savais
La brebis ne sera pas égarée
Amène !

Merde à toi ! Merde à ton père ! Que vos noms soient foulés par d'autres pieds !
Demain sera un beau jour pour m'agenouiller
                                                                                                        Plaiethore


Version de Valtiel le Terrible, ici et non ailleurs...



Samedi 14 octobre 2006





La Chair est faible    Passion de chair    Chair contre esprit    Esprit prend chair    Couleur chair     Chair fraîche    Pêché de chair    Chair à voiler    Chair à briser    Chair à souiller




En chair et en os    Chair à pâté    Chair à saucisse    Chair à bannir    Chair à canon    La chair devient cendre    100 % pur homme    Ma chair et mon sang


Sang pour sang pur dieu


« Le Steak sur la croix Â», © Plaiethore


« Voici donc la mélodie, vénéneuse et bouffonne, de la chair exhibée, offerte, captée. L'indécence des corps tordus, défaits, cambrés, remodelés, traversés. L'illumination de la fièvre de la débauche, du débordement Â». Guy Scarpetta


Précisions sur l'origine du cliché :


- L'idée m'est venue suite à un commentaire de la Madone Brune, posté pour l'article précédant… Ses mots, horreur, boucherie, chair… l'image s'est imposée d'elle-même à mon esprit et l'envie de la matérialiser s'est avérée irrésistible.

- L'image de fond du Steak sur la croix est une photographie du génialissime manipulateur de foules de corps nus : Spencer Tunick.


P.S. dieu ces jours-ci a été mis bien en avant ici. MOI s'offusque de tant de publicité non mensongère et le vieux barbu va donc maintenant s'effacer pour un temps certain.



Lundi 9 octobre 2006


Finalement, je vais l'accrocher plutôt que de le planter

"Dieu nous aide et fait pousser le caca"

Aujourd'hui, je me suis acheté un magnifique crucifix ancien. Bois noir patiné par les caresses volées, jeune homme cloué en métal argenté, simple, sobre, chic ; plissage de l'antique kangourou sans défaut aucun, corps musclé mais élancé, chevelure avec savant effet coiffé/décoiffé, couronne de frêles et délicates épines, visage lisse et serein. Un véritable éphèbe qui se meurt avec le délice aux lèvres.

Un homme crucifié avec autant d'élégance et de grâce, c'est beau et admirable, tout simplement.

Plutôt que de me trépaner à l'aide de cette oeuvre d'art, ou bien de boire du jus de pruneaux les jours de grande solitude avec mon moi profond, je vais plutôt l'accrocher au mur de mon boudoir sanitaire.

"s"eigneur pardonnez-moi, mais votre puissance me rend opportuniste.

...

Oh et puis non, ne me pardonnez pas, je veux goûter aux plaisirs du monde brûlant !

Sans vous et sans amen.

« Le Christ sur la croix Â», Diego Vélasquez

Aide-toi et le ciel t'aidera… alors pousse !

P.S. qui n'a absolument rien à voir avec ce qui précède : je persiste à dire que le chat se gratte le cul avec sa langue ! N'est-ce pas Monsieur Glu.coz ?

Mardi 12 septembre 2006

11 septembre 2001. Un homme, tel un pantin désarticulé, visage vers le sol, chute d'une des tours infernales. Il a choisi de prendre sa mort en main.

Un photographe, Richard Drew, mitraille en rafale le vol de l'homme qui tombe.

12 septembre. Une seule image de l'homme, avant de disparaître définitivement du monde des médias, va être publiée.

L'Amérique croyante se dresse alors en un seul cri :

« Cachez ce corps qui se tue, que je ne saurais voir ! Cachez cet homme voué aux flammes de l'enfer, car il a désobéi à notre seigneur ! Cachez celui qui a décidé de ne pas se résigner dans une mort écrite par le divin ! Montrez nous les héros, les sauveurs ! Montrez nous les survivants ! Montrez nous le preux ! Occultez l'impie ! Couvrons nos yeux de prieurs ! Tuons l'inconnu une seconde fois ! Clamons les valeurs de l'Amérique aux oreilles du monde entier !»

Qui était l'homme qui tombe ? Quelle était son histoire ?

Aujourd'hui encore, personne ne peut ou ne veut répondre à ces questions.

Tout comme ces dizaines d'autres personnes retrouvées écrasées, après vol délibéré, sur les trottoirs des tours new-yorkaises, l'homme qui tombe va déclencher des actes unanimes d'autocensure, tant de la part des médias, que des autorités, que des familles, que de la population.

On n'a rien vu, on ne veut pas savoir.

L'homme qui tombe, l'image de son  envol vers la mort, ne deviendront jamais le symbole d'une stèle anonyme. Il ne sera jamais l'emblème du soldat inconnu. Il ne recevra pas d'honneur. On ne lui reconnaîtra aucun mérite.

Il s'en est allé dans l'enfer que les hommes ont imaginé pour lui.

Emprise de l'occultation. Fanatisme… ici aussi.

Vendredi 19 mai 2006



Dieu, au terme de cinq longs jours de travail, décida de se divertir un peu. Mais de nature excessive, il se bourra la tronche.


Se déroula une nuit de beuverie extrême et Dieu eut une fois de plus une idée démente : celle de créer le cochon.


Oh ! Durant de longs moments de fébrilité éthylique, Dieu s'est amusé à modeler une bête stupide, laide, sale, lubrique et puante. Dieu s'est tapé le ventre de rire à inventer cette couleur rose délavée, ce groin mou et humide, ces yeux noirs et vides d'expressions, ces petits poils dispersés sur un corps rebondi qui appelait ses coups de pieds furieux. Il a tiré si férocement sur sa queue atrophiée, que le tire-bouchon originel est devenu exclamé. Dieu a hurlé de rire en le nourrissant des déchets de son buffet. Il s'est même un peu oublié lorsqu'il a décidé des sons grotesques que le monstre porcin pousserait.


Ah oui ! Dieu a bien rigolé. Il s'est bien marré et s'est bien foutu de la gueule de sa création. Cela lui faisait un bien fou. Il était resté sérieux depuis bien trop de longtemps.


Puis l'excès eut raison de la conscience éméchée de Dieu. Il finit par s'affaler de tout son long pour s'endormir profondément.


Mais quelle ne fut pas sa surprise à son réveil, quand le soleil venait tout juste de poindre !


Nez contre groin, Dieu s'exclama : « Quelle horreur ! Qu'ai-je donc fait ? Cet être est immonde ! Comment ai-je pu créer un telle… chose ? Â»


Pris de panique, il s'en alla presque rampant, jusqu'au lit de la rivière la plus proche pour y trouver de la glaise fraîche. Une gueule de bois d'enfer le tenait, son crâne divin explosait et ses mains tremblaient, mais Dieu pu recueillir quelques dizaines de kilos de pâte molle à sculpter.


« Je vais enfin pouvoir rattraper mon erreur. Je vais créer celui qui sera capable d'utiliser et d'absorber chaque parcelle de matière de cette atrocité de porc. Utilité enfin il y aura et mon honneur sera sauf. Demain, je pourrai vraiment me reposer… Â»


Dieu sculpta. Dieu souffla.


L'homme venait de naître. Compagne et jardin lui furent donnés.


Et Dieu, faible et titubant encore, mais apaisé et surtout bien décidé à ne jamais se laisser importuner par homme et cochon, se reposa pour de bon. 


Plaiethore



« Breaking up Â», Laurie Lipton.



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