Marche androïde formaté
Marche furoncle alvéolaire
Marche humanoïde automate
Vésicule fruitière, tumeur criarde
Tu ne sais faire que ça
Avancer pour ne savoir où aller
Avec en besace ta lâcheté, ta crainte de la fessée « maman »
Et la peur de ton pieu que la femme peut s'enfoncer,
Libérée du consentement et de l'attache
Marche poussière
Marche air de rien
Garde ta soi-disant peine des autres pour tienne
Tu ne peux plus t'assoir
Ton fauteuil est trempé
Ton siège est souillé
Par ta honte, ton déshonneur et ta désespérance
C'est sale et ça pue
Tu es maculé de gesticulations
Et tu empestes la non action
Mais la crasse tient chaud il parait
Et fait faire des économies prises sur la société que tu dénigres
Mais que tu oses pomper en gémissant une lucidité que tu ne possèdes pas
Que l'on te pose des questions, te demande tes solutions
Et le veule disparaît sous sa couette de plumes de pigeons cancéreux
Au ras du sol ta couche…
Mais oui, mais oui, t'es un rebelle toi !
Marche croûton de l'univers
Puisque tu ne sais plus reculer
Ni voir de quel bois le cœur peut se brûler
Marche idiot, crétin, niais, bedon hypertrophié
Impitoyable dément sans arrière
Trépané de la gloire sans fierté
Candide de l'incrédule
Maniaque de l'outre-tombe à scander
Marche sans rire
Sans pleurer
Ferme ta bouche, ne montre pas
Tu ne saurais plus quel sein supplier
Quel incube invoquer
Marche fœtus
Tu ne deviendras jamais grand
jamais leader et chef de troupe
Ni gracieux, ni laid
Tu es né monstrueux
Nabot à talonnettes claquettes
Ne suis pas ta raison, elle est atrophiée
Par un autisme sous-jacent, qui se dévoile dés la chandelle approchée
Suis la meute, qui en « crivant » se croit vivre
En courte et ronde cabale
Autour de ton paillasson sont tes frontières
Sur lesquelles tu poses des frères imaginés
Le pâturage est ample, riche
Et les fleurs merdeuses prospères
Marche, insulte, censure et tue
Efface tes écrits qui ne recueillent pas tes attentes d'admiration
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Invente-toi des hommes qui t'entourent et t'admirent
Crée le père, évince les femmes
La mère, la fille, l'amie-âme qui est Dame
Réduis-les à une « mijole » fourrée
C'est ta queue de rat qui est rognée
Et tes couilles séchées, à force d'avoir été cachées
A deux mains, à une main, à cacahouète,
Par ta nostalgique existence qui n'a rien vu,
Ni entendu. Niet. Nada. Point. Coin coin canard plastoc !
Â

Tue l'animal que tu es
Les animaux que nous sommes
Perdus d'avoir perdu
L'essentiel, l'inconditionnel, le sens ascensionnel
Marche bourrique décharnée
Et n'oublie pas de lustrer la plante de tes pieds
A crachats colériques sur ton histoire cellophane de flan périmé
D'ôter le clou rouillé de ton talon finalement basique et sans corne
Ton futur, tu l'as déjà oublié
Il est mort, battu et non nourri de tes idées nées avortées
Tassé dans un placard de fouetté,
Enterré dans un crâne saturé et censeur de ce que tu n'es pas vraiment
Marche, crie, rabâche et crève
Joue au connard réactionnaire anti-con-réactionnaire
Derrière tes rideaux d'écran, tu te sembles moins con
Que tous les autres cons de la terre
Au moins tu auras utilisé tes quatre pattes
Pour aboyer, aboyer et baver, baver
Être ou ne pas être n'a jamais été une bonne question
Croire ou ne pas croire… en soi ?
Je ne pisse pas sur les murs, détrompe-toi
Tes façades sentent déjà la merde
Pourquoi en rajouter ?
Je ne serai pas chien ni chienne avec toi
Je pisse dans ta bouche, debout, comme un humain
Ferme tes yeux pour cesser de rêver
A tous les actes que tu n'entreprendras jamais
Homme de pacotille, homme de peu de bien,
Homme de peu de valeur, homme aux mille biens, aux piètres sous comptés
Aux dérisoires dénombrements de petits pots de néant dans ta cuisine
De la brillance et du semblant de sincérité sur le devant de ta scène protégée
Du toc et du broc dans les coulisses de tes horreurs de merdeux
Du montrage de dents fêlées par la non opiniâtreté
Et l'inconstance inconsistante
Marche homme, petit homme, coupable du rien
Pingouin bancale sur une banquise qui te craquelle
POUM (non… poum) ! Tu es tombé !
Le temps d'un soufflé et tout disparaît
Le monde réel n'est pas fait pour toi
Une seule personne n'y croit plus, moi, moi, moi
Et cela me suffit, Ã moi, pour avancer
Sans la crainte de devoir un jour reculer
Allez ! Marche ! Debout !
Tu saignes, je le sais et je suce le jus qui s'écoule
Je t'ai sucé saleté, sans que tu ne t'en rendes compte
Jusqu'à ton trognon déjà empaillé
Bien fait !
Poison à recracher
A ne surtout pas distiller
Afin d'éviter la grande distribution
Ce liquide sirupeux qui t'a allaité et t'allaite encor'
Petit homme, grande erreur
Des bouseux de ton espèce me font grandir
Jour après jour, en grimpant sur le tas que vous amoncelez
Jusqu'Ã ma nuit
Jusqu'Ã ma folie
Jusqu'à ma liberté
Dont je n'ai crainte, moi, moi, moi
Nous ne nous ressemblons finalement pas
ALLEZ LOUYAÂ la Pute !
                                                                                                      Plaiethore
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