Certaines nuits sont si brûlantes
Que je sens les lanternes sans connexions
Livrer des batailles de flammèches
En prenant position de guerriers
Dans les cavités de mon crâne
Sur les champs (g)engrainés de nos certitudes
Leur capitaine est mon inimitié
Qui aimerait à foudroyer cet immortel
Cet autre qui déambule à mes côtés
Mon frère d’arme blanche
L’alter consul de mon ego
L’enfanté de mon nombril imperméable
Sous les cris du vicaire de l’incendie
Les enflures vitriolées de lumière
Avancent vers l’ennemi aux yeux d'attachement
Ayant pour ordre la brisure
Le scalp et l’égorgement
De celui qui fut mien en dessein
De celui qui fut l’associé de mon univers
Le combattant de nos foules malades mentales
De nos congénères frappés du contraire
De ceux qui ne comprendraient jamais rien
De nos comparables qui fuient nos utopies chéries
De ceux-là qui jamais n’entreraient dans notre ronde

"Duo", Giorgio de Chirico 1914
Danse de transe autarcique,
Isolationniste, magique, unique
Je deviens le prestidigitateur d’une garnison de chaudrons
Je me scinde en deux pôles inégaux
Et me laisse tenter par la curée cannibale
Par le jeu du « je m’attrape, je me mange »
En trucidant mon solo avec des ratures
Aux pointes gorgées d’huile frémissante
C’est vous tous, vous autres, mes autres
Que j’assassine, vous rissolant de toutes faces
En admirant la consistance de vos yeux fades
Devenir une belle gélatine enrobée de croustillance
Je suis votre fantasme le plus illusoire
Je suis le mirage qui projette son reflet
Sur la surface aqueuse d’un miroir où l’on se noie en souriant
Je suis une condensation d’haleine empoisonnée sur vos vitres
Je suis l’écume salivaire qui afflue à vos goules
Et qui nourrit mon embrasure vampirique
Ne me passez ni salière ni poudrière !
Ni couverts de mendiant car je suis riche de mon double
Ni auge d’orpailleur car je possède une main déjà amputée
Ni nappe de grège car l’immaculé ne me sierra jamais
Le début du festin s’est annoncé dés le son de ma fin
Mon goût me suffira bien de moi-même va !
Que je sens les lanternes sans connexions
Livrer des batailles de flammèches
En prenant position de guerriers
Dans les cavités de mon crâne
Sur les champs (g)engrainés de nos certitudes
Leur capitaine est mon inimitié
Qui aimerait à foudroyer cet immortel
Cet autre qui déambule à mes côtés
Mon frère d’arme blanche
L’alter consul de mon ego
L’enfanté de mon nombril imperméable
Sous les cris du vicaire de l’incendie
Les enflures vitriolées de lumière
Avancent vers l’ennemi aux yeux d'attachement
Ayant pour ordre la brisure
Le scalp et l’égorgement
De celui qui fut mien en dessein
De celui qui fut l’associé de mon univers
Le combattant de nos foules malades mentales
De nos congénères frappés du contraire
De ceux qui ne comprendraient jamais rien
De nos comparables qui fuient nos utopies chéries
De ceux-là qui jamais n’entreraient dans notre ronde

"Duo", Giorgio de Chirico 1914
Danse de transe autarcique,
Isolationniste, magique, unique
Je deviens le prestidigitateur d’une garnison de chaudrons
Je me scinde en deux pôles inégaux
Et me laisse tenter par la curée cannibale
Par le jeu du « je m’attrape, je me mange »
En trucidant mon solo avec des ratures
Aux pointes gorgées d’huile frémissante
C’est vous tous, vous autres, mes autres
Que j’assassine, vous rissolant de toutes faces
En admirant la consistance de vos yeux fades
Devenir une belle gélatine enrobée de croustillance
Je suis votre fantasme le plus illusoire
Je suis le mirage qui projette son reflet
Sur la surface aqueuse d’un miroir où l’on se noie en souriant
Je suis une condensation d’haleine empoisonnée sur vos vitres
Je suis l’écume salivaire qui afflue à vos goules
Et qui nourrit mon embrasure vampirique
Ne me passez ni salière ni poudrière !
Ni couverts de mendiant car je suis riche de mon double
Ni auge d’orpailleur car je possède une main déjà amputée
Ni nappe de grège car l’immaculé ne me sierra jamais
Le début du festin s’est annoncé dés le son de ma fin
Mon goût me suffira bien de moi-même va !
                                                                                                    Plaiethore
Post scriptum : "C'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute d'orthographe. Voila comment j'écris" SIERRA, en lieu et place de "siéra". Le verbe seoir est malséant et malfaisant. Oui. Mais moi je suis encore plus méchant avec ce qui me maltraite. Alors qui siéra sierra !
Post scriptum : "C'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute d'orthographe. Voila comment j'écris" SIERRA, en lieu et place de "siéra". Le verbe seoir est malséant et malfaisant. Oui. Mais moi je suis encore plus méchant avec ce qui me maltraite. Alors qui siéra sierra !

