Je viens juste de voir mourir leurs 20 ans et le peu d’espoir en leurs aspirations qu’il me restait.
Je m’en reviens juste d’un cimetière abandonné, où une stèle de fange s’est élevée sur la jeunesse assassine, assassinée sous ses propres coups.
Je viens juste de hurler sur leurs années enfantines toute ma colère qui s’est arrachée de mon œsophage, emportant en son explosion des crachats écarlates de mon lignage qui s’est mêlé, bien malgré moi, au leur.
Je viens juste de frapper à la lune cette jeunesse qui aveugle le destin, qui avorte l’après-demain.
Je me présente juste nu et riche de ma droiture, balançant mon corps aux cannibales tordus qui se prétendent de grands guerriers, tout en craignant chaque matin la fuite de leurs couilles hors de leur caleçon soupliné par maman.
Seul contre tous, quelques liés par le cœur ou le sang contre une dignité entière vendue à la cupidité, j’ai eu juste l’envie de tuer, de meurtrir, d’anéantir l’offense enfantée dans la riche pénurie.
Je viens juste d’accuser les affronts et les coups d’une grégarité qui marche en file indienne, en queue d’attente des ordres d’un meneur ou d’un pitbull de berger au crâne fêlé de prés.
Je viens juste de voir de mes yeux vus, le meurtre du courage, de la persévérance, de la concertation, du devoir, de l’honneur.
Je viens juste d’assister aux naissances démultipliées de la perdition intentionnelle, de la jalousie qui s’abuse, des valeurs inversées, de la solidarité des lâches.

"Persephone", Laurie Lipton
J’ai eu juste mal à l’âme à en crever comme cette fureur qui me tenait de leur éclater leur ventre trop bien chargé de houblon, de carte bancaire servile et de rébellion contre un fort qui, en belle belliqueuse, ne veut même pas entendre parler d’une quelconque notion d’architecture.
Je viens juste d’appuyer plus fortement ma conviction d’en aucun cas appartenir à leur clan, de jeunes ou de vieux, de nous savoir, nous, les as de cœur et de sang, hors de leur funeste contrée et ce à jamais.
Je compte juste les traces de percussions laissées sur mon corps, sur le sien, sur le sien et également sur le sien, puis les marques appliquées comme fer rouge sur leur barbaque en solde, comme autant de désillusions que je range soigneusement dans une boîte à chaussures, qui une fois, moi, devenu fin croulant, me tiendront compagnie et me rappelleront la jouvence que j’ai gagnée, que nous gagnons et la leur qu’ils ne possèderont jamais.
J'admire juste ces joyaux, les miens, ceux qui enroulent à mon cou des palpitations de rareté éternelle.
Frappez encore ! Jetez-moi au sol et visez bien le dos ! Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
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Pourvu que je puisse me relever, vous faire face et rendre offense et violence, puis vous pourfendre de ma brûlure, afin d’entendre encore les chants déchiquetants de la Diva et de voir les éclairs étripants dans les yeux de son Roi.
Ils avaient juste oublié de lire sur mon front ma propre épitaphe :
« tu me donnes, je te rends ».
« tu me donnes, je te rends ».
Plaiethore
P.S. Je ne souhaite pas recevoir de commentaires à ce texte.
Ces mots m'écrivent... ils écrivent également à elles et à elles seules, mes précieuses palpitations, mes pulsations existentielles, mes ivresses d'un toujours.
A toi. A tu. A moi. A nous. Seuls. Ensemble.
Ces mots m'écrivent... ils écrivent également à elles et à elles seules, mes précieuses palpitations, mes pulsations existentielles, mes ivresses d'un toujours.
A toi. A tu. A moi. A nous. Seuls. Ensemble.


Vous comprendrez mes mots de Silence :)
Nos Univers s'entrecroisent sous les étoiles !