La définition de la cour des miracles n’est sûrement plus celle qui était donnée lors de l’Ancien Régime…

« Asile », Diane Arbus
Je marche toujours en contresens de la démente foule, au pas débonnaire lorsque le sien se veut pressé sans savoir le pourquoi du comment, au pas impérieux lorsque le sien se souhaite apathique.
Leurs sourires de carnaval m’écoeurent, leur défilé de déguisements m’égratigne, leur procession de travestis m’horripile ; alors pour faire la nique à la folie que trop familière, je deviendrai plus fou encore que tous ces troupeaux d’hères en panne d’âme.
Je coudrai chacune des commissures de mes lèvres d’un fil de nickel allergisant ma chair, que je tirerai avec accaparement jouissif sous le derme jusqu’au cartilage de chacune de mes oreilles.
En peu de temps, des boursouflures, des flatuosités apparaîtront, accompagnées de fulgurantes démangeaisons, de prurits sanguinolents et de finales nécroses fétides et purulentes.
Mais je sourirai toujours, l’affliction passée au mixer hautement teconnologique.
Les magmas androïdes me croiront l’un des leurs et ils ne souriront à cet effet manunofacturé seulement pour moi, en signe de reconnaissance et de la fierté trompée d’agrandir leur horde.
Moi je sourirai en mon for intérieur, souffrant le calvaire de la mystification et de ce qui est beau lorsque non consentant.
Je ne serai plus écoeuré, je deviendrai l’absurde de leur nébulosité.
Je ne serai plus écoeuré, je deviendrai l’absurde de leur nébulosité.
Je tirerai alors de ma poche un miroir de tournée autour d’une humanité malade et fébrile ou amorphe et je rirai de me voir si beau en mon reflet opaque, tout droit jailli de leurs yeux vitreux, de ceux qui ont peur de la satisfaction d’être en haut pour observer leur amour-propre, tout en haut et tout seul à en pleurer des flaques de fèces d’ange.
Plaiethore


Première fois que je me pose ici. J'ai été attirée par l'image d'arrière-plan. Je ne regrette pas.
Beaucoup de mots compliqués et inconnus encore de ma petite personne. Mais cela m'oblige à fouiner dans mon dictionnaire, ce qui n'est jamais pour me déplaire.
Je sais que je ne saisis pas tout mais j'aime le peu que j'attrape.
Je comprendrai peut-être plus tard, quand j'aurai vécu.