Dimanche 5 février 2006

 


Pour nous lancer,


http://www.plaiethore.com/images/dada758357-copie-1.jpg


Démarrons en douceur, empruntons ces gestes de personnes évoluées,
mais non précieuses, s'il vous plaît.


Par Plaiethore le Mardi 7 février 2006
Bon ok, soyons des êtres sous-évolués, destinés à se vautrer dans la fange. Puisque c'est cela que vous voulez !
Par LesRayuresFollesDelEsprit le Mardi 14 mars 2006
"Dada place avant l'action et au-dessus de tout : le doute. Dada doute de tout. Dada est tatou. Tout est Dada. Méfiez-vous de Dada."
Par Plaiethore le Mardi 14 mars 2006
mangez du chocolat
lavez votre cerveau
dada
dada
buvez de l'eau

mangez de bons cerveaux
lavez votre soldat
dada
dada
buvez de l'eau

buvez du lait d'oiseaux
lavez vos chocolats
dada
dada
mangez du veau

;D
Par soft-snow le Vendredi 28 avril 2006
J'avoue que la première fois que j'ai lu cet article, je n'avais pas compris ; tu imagines que je n'savais même pas ce qu'était le dadaïsme ??...évolution depuis ! :p
Je me lance donc en retard...(mais mieux vaut tard que jamais, comme dirait l'autre...)
Par que-vent-emporte le Jeudi 14 septembre 2006
Plaiethore, toi
qui as retourné ta maison comme un gant, tout le dedans dehors,
qui as étalé tous tes jouets sur le trottoir, la scie, le marteau, le scalpel et la pioche
qui tires sur tout ce qui ne veut pas bouger,
qui lances les mots comme un essaim de frelons,
Ne crois pas qu’à mes yeux dada date ou Dali lasse !
Par bzzzz le Mercredi 23 juin 2010
"Ici, suivant les cas, on fait intervenir un potentiel de la température, du temps, de l'air et du souvenir, et, broutant la tempête, une flamme subtile qui, née d'un calcul, comme des lèvres se brisant dans une glace, finit par égarer les coeurs amoureux, les coupes de ciel et les oiseaux gagnants des lagunes désolées."
TT, G & I



Ceci griffonné sur un vieux bout de papelard de récup , ficelé au fond d'une bouteille au contenu douteux et jeté au fond de votre blog en amont de vos déluges d'orties....
Par Plaie de cul de bouteille le Jeudi 24 juin 2010
"ce jour l'homme qui marche se confondra avec la pierre
il n'entendra que son propre battement aveugle au soleil
et là la nature des choses qui l'appellera par son nom
il se confondra avec le flot qui le mène et la rue qui le porte
il criera pour n'entendre que le choc qui doublera son allure
illimitée puissance de l'homme rejointe dans les coins obscurs de la chambre
déblayée de la suie
au fond des misères puisée goutte à goutte dans le sang
les brûlures des mors
et puis le réveil la torche neuve qui flambe..." [la suite ne me correspond pas, alors je me permets d'escamoter]

J'ai trouvé votre bouteille ma Bzzzzzzz A-dorée.
Il y restait un fond de douteux que je me suis empressé de siroter :)
Je vous la renvoie et viens tantôt vous rendre visite.

P.S. Vous saviez que j'ai en projet de jeter réellement une bouteille à la Mer ?
Par Gertrude rose le Jeudi 24 juin 2010
"Des vieillards seront pressés et séchés entre les feuilles d'immenses livres de bois et étendus en guise de tapis dans les salons bourgeois.Des bocaux contenant des langues d'aristocrates seront exposés parmi les pots de confiture et de moutarde dans les devantures."

Moi aussi, figurez-vous, j'ai l'intention de jeter une bouteille à la mer, mais mon gros problème est de statuer sur le contenu! J'ai plein d'idées entre la compote de peau de con, les langues de vipère de certains, les cerveaux moisis d'autres, ou simplement un morceau d'os d'origine douteuse....

Bon, bon, je mettrai juste l'adresse de mon blog.... :)
Par Plaie de cul de bouteille le Jeudi 24 juin 2010
Nous avons donc le même problème ma Belle Rrose :)

Ce que ce T.T. peut me chavirer...
J'espère qu'il en va de même pour Vous.

P.S. Mais j'ai déjà le flacon ; manque l'ivresse qui doit le remplir.
Par bzzzz le Jeudi 24 juin 2010
Douteriez-vous de mes naufrages dadaisés?
Je n'aurai jamais assez TT!
Par Plaie de T. le Jeudi 24 juin 2010
Je n'en doute pas ma Bzzzzzzzz A-dorée.
A plus tard...
Par G rose, approximative le Jeudi 8 juillet 2010
Mais où court donc ce Dada? Dans quelles vacances, dans quelles vacuités temporelles si nécessaires, dans quels vides essentiels de nos rêves éveillés? Mais où court donc ce Dada?
Peu m'importe si je puis l'imaginer dans le Rien et le Tatou.
Dit en passant pour semer quelques connivences que vous récolterez dans votre beau silence.
Par Plaie le Mardi 13 juillet 2010
Je cours, je cours Belle Rrose, me traînant des vacuités comme l'on porte des cernes sous les yeux, c'est-à-dire comme des boulets en filigrane, ou pour encore dire comme des traces très approximatives, ou pour encore moins bien le dire comme des formes qui n'ont aucune substance définissable.
Je cours pour fuir l'envahisseur de l'approximation vaseuse.
Je cours parce que le nécessaire veut me mordre la futilité, parce que le vide cherche à ronger mes songes et à dépecer l'essence-ciel.
Je cours après le Rien qui s'est vidé de son Tatou... Et plus je cours, plus j'emplis mes vacances de monstres cracheurs d'étoiles mortes.

J'apprécie - Ô combien ! - ces connivences.
Je fais moisson et engraisse mon silence qui s'enlaidit... Oh oui ! Qu'il devient laid !

Merci de venir ici Dame si Belle... J'ai comme l'impression que ma bouteille de mer commence à tapisser son fond... :)

Pour Vous, avec mes plus plates excuses de vacuité spontanée :

"homme approximatif comme moi comme toi lecteur et comme les autres
amas de chairs bruyantes et d'échos de conscience
complet dans le seul morceau de ton nom
transportable et assimilable poli par les dociles inflexions des femmes
divers incompris selon la volupté des courants interrogateurs
homme approximatif te mouvant dans les à-peu-près du destin
avec un coeur comme valise et une valse en guise de tête
buée sur la froide glace tu t'empêches toi-même de te voir
grand et insignifiant parmi les bijoux de verglas du paysage
cependant les hommes chantent en rond sous les ponts
du froid de la bouche bleue contractée plus loin que le rien
homme approximatif ou magnifique ou misérable
dans le brouillard des chastes âges
habitation à bon marché les yeux ambassadeurs de feu que chacun interroge et soigne dans la fourrure de caresses de ses idées
yeux qui rajeunissent les violences des dieux souples
bondissant aux déclenchements des ressorts dentaires du rire
homme approximatif comme moi comme toi lecteur
tu tiens entre tes mains comme pour jeter une boule chiffre lumineux ta tête pleine de poésie"
Par Gertrude rose le Vendredi 16 juillet 2010
Ce petit mot pour dire que je suis là; j'ai lu cette magnifique réponse; je la contemple depuis plusieurs jours. Je ne rajoute rien car tout est dit et ce tout je le prend entièrement à mon compte aussi. Juste semer un peu d'amitié pour apporter de l'eau à votre bouteille, à nos bouteilles pour les faire flotter encore plus loin.
Et vive cette belle dérive!..... avec vous.
Par Plaie Rose sang le Mercredi 21 juillet 2010
Le peu est précieux, le peu est beaucoup, le peu est un océan... Avec Vous, Dame fichée dans ma Plaie.
 

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