Samedi 8 août 2009





Il y a un peu plus de trois ans, j’écrivais...




"UNE SIRENE EN CAMISOLE"

La chaleur afflige mes sens.

Dites, avez-vous vu ? Avez-vous entendu ? Avez-vous senti ? Avez-vous touché ?
Dites, avez-vous suivi, épié son corps, l'avez-vous vu devenir silhouette, devenir spectre, devenir point, devenir astre au bout d'une vie ?
Dites, avez-vous écouté sa voix, ses chants, ses crissements de cœur, ses hurlements d'âme ?
Croyez-vous aux profondeurs abyssales des rires, aux sirènes en camisole ?
Dites, avez-vous lu la douleur en espérant vous saigner les yeux ?
Dites, avez-vous recueilli ses larmes brûlantes sur votre poitrine ; vous ont-elles ouvert, étripé, haché, éparpillé ? Vous ont-elles rendu invincible comme un philtre de grâce ?
Dites connaissez-vous la drogue la plus douce et la plus infiltrante qui soit ; celle qui tranche les jugulaires, qui s'instille dans le cortex, qui se diffuse dans vos jambes, qui vous ordonne de vous lever, qui vous dicte l'horizon, qui fige la raison et explose le sommeil en particules d'existence ?
Dites, avez-vous souhaité être une plume fragile ancrée dans ses cheveux pour dormir tout prêt de ses songes ?
Ses songes… avez-vous compris, disséqué, analysé, absorbé ?
Avez-vous pénétré une seule fois ses desseins oniriques ?
Dites, avez-vous bu sa vie lorsqu'elle la laisse se répandre ?
Dites, vous êtes-vous jeté au sol pour y ramper, pour y laper ses pas, pour sucer sa course, pour éponger sa fuite ?


 http://www.plaiethore.com/images/mentaldoorMISHAGORDIN.jpg"Mental door", Misha Gordin

Dites, avez-vous cru devenir l'homme le plus croyant de votre trottoir, de votre rue, de votre ville, de votre pays, du monde des morts et de celui des non vivants ?
Dites, avez-vous eu la prétention d'être le seul capable de pouvoir embrasser ses pieds ?
Dites, avez-vous un instant seulement désiré mettre votre langue dans la bouche fielleuse d'un démon, pour pouvoir enfin vous inventer, faible, les lèvres baveuses d'une divinité ?
Dites, seriez-vous capable de dresser un autel, pour y faire brûler l'encens de votre peau arrachée, pour honorer une seule lettre de son nom ?

Non, vous n'avez rien vu, rien entendu, rien senti, rien touché d'elle.
Ou trop peu, ou trop loin, et c'est déjà le néant. Vous êtes ignorants, aveugles, sourds, muets et insensibles de ne pas la connaître.
Car elle n'est pas à vous. Elle est à moi seulement. Et je ne suis pas vous.
Mais je n'ai pas encore tout vu, tout entendu, tout touché de son être qui m'éclaire, autant qu'il souffle sur les chandelles gémissantes.
Je suis son bâton et je vis intensément lorsque je plante dans les gravillons.
Et je suis fort de feindre l'oubli de ses faces englouties et la vision du sommet non encore atteint.
Je suis une puissance, tout autant qu'une faiblesse.
Je suis une naissance, tout autant qu'une agonie de vieillard.
Elle est devenue la chair de ma sculpture. Je serai la couleur sang de sa peinture.

Que l'on m'exhibe nu à la potence de la gloire si je gagne.
Que l'on m'incise au sécateur si j'échoue.

La chaleur brise mes os. Je ferme les volets.


...







Aujourd’hui,
je peux hurmiauler sur les chapes les plus brûlantes :
j’ai gagné !


Je continue à escorter, à scruter, à goûter ses partances, à n'être que pour discerner ses vents lyriques qui font pâlir vos dieux... Vos dieux, si chétifs, si anémiés à ses pieds... Si...

Je reste le réceptacle en or pur, l’emballage fait de poudre de diamants qui recueillera ses perles d’épreuve comme de quiétude.

Elle est encore ce terrible stupéfiant qui défie perpétuellement mes éboulements et mes trépas et je suis cette même plume qui veille sans harassement sur ses vols de nuit.

J’ai encore et aurai toujours l’aptitude à me traîner sur ses pas, à lécher, à siroter et à assécher tout ce qui pourrait vouloir détaler hors de son esprit.

Je garde mon credo en Elle, ma haute prétention, ma suffisance dévoreuse de bassesse, mes appétences maléfiques, mon autel ombilical, avec ma peau à éplucher de l’encens qui se consume lentement en circonvolutions éthérées de venin à mordre tous les sorts intrigants.

Je suis loin encore de savoir toutes les épices, exotiques sans mansuétude envers les trop communs des mortels, qui font et feront d’Elle l’éternelle sublime Création.

Je suis toujours sa hampe de bois précieux qui soutiendra ses vertiges futurs et je continuerai à enfoncer mes déterminations féroces dans la caillasse la plus outrageante.

Mais j’ai tué, depuis l’intérieur de mes propres épigastres, l’impotence, sale gueuse errante, qui a laissé place à la seule puissance.

J’ai serré le cou de l’âge agonisant, pour réussir à faire sortir de la vieille  bouche obscure et fétide la naissance incessante, la parturition constante.

Elle est ce joyau qui un jour a fait exploser ma chair et mon âme en des couleurs hologrammes et olographes que personne d’autre que nous ne connaît, et

sa peinture a aujourd’hui cette profondeur qui ne peut s'écrire,
qui abîme tous les écueils de l’antan
.


Antan… Ce passé que jamais nous n’affublerons du pathétique sobriquet de renégat, car sans son consentement, c’est bien ce temps déchu qui a été le halage à La porter sur le sommet, qui lui, à son tour, est maintenant une abscisse de vue sur d’autres monts gémellaires, enfantés du même pivot originel, et pourtant qui apparaissent si admirablement disparates.



http://www.plaiethore.com/images/crowd35MISHAGORDIN-copie-1.jpg
"Crowd 35", Misha GORDIN


J’ai gagné ma gloire, car Elle est la Sirène qui s’est dévêtue d’une chrysalide camisolaire
afin de se parer des tissus rares de SA Victoire.

    
Mais pleurez ! Tombez sur vos genoux calleux et faîtes donc offrande inutile en sacrifiant la mer de vos yeux qui ne verrons jamais rien !

Car je n’ai pas attendu que l’on exhibe pour moi ma nudité et mes honneurs, arrêtés aux souffles des siens, au gibet des suppliques humaines, car je n’ai jamais voulu vous faire entendre que j’avais et que je porterai encore mon ruban de SA Vie autour de ma gorge.

La lune étant ronde depuis plusieurs nuits, elle m’a longuement supplié de gémissements célestes d’accomplir ma promesse… Je n'ai rien attendu. Comme à mon jamais. Et je reste nu.

Je suis devenu une armure qui peut saigner indéfiniment sans jamais se blesser.
 
La chaleur amollira toujours mes sens et broiera encore mon squelette.

Mais quelle importance ?


Car en ce jour triomphant qui lui appartient, mes volets sont une barbare troupe de gardes métis, armés jusqu’à l’espagnolette, capables de rafraîchir le plus grand des déserts, farouches, cannibales, robustes comme l’acier de mes guerres, parce que nés d’une secrète fusion, celle de ses pénombres et de ses illuminations.

    Plaiethore






Par Hékate le Dimanche 9 août 2009
"En Iran,sous la tyrannie des mollahs,les étudiants ont pu lire en ligne toutes sortes de littératures prohibées...Et même le papier et l'encre peuvent survivrent ,parfois à une condamnation à mort...L'une des pièces disparues de Sophocle "Les amours d'Achille",ses exemplaires ont dû périr l'un après l'autre,siècle après siècle,détruits lors de pillages ou d'incendies,ou rayés des catalogues d'une bibliothèque...Quelques mots toutefois ont été miraculeusement péservés...Pendant l'Age des ténèbres explique l'un des personnages de Tom Stoppard dans sa pièce intitulée "L'invention de l'amour",dans les derniers miroitements de l'Antiquité classique,un homme a recopié des extraits de vieux livres pour son jeune fils,dont le nom était Septimus; c'est ainsi que nous possédons une phrase des" Amours d'Achille".
L'amour ,disait Sophocle,est comme de la glace tenue en main par des enfants.J'ose espèrer que les rêves des brûleurs de livres sont hantés par des modestes preuves comme celle-là de la survivance du livre".ALBERTO MANGUEL
Plaiethore...vos mots coupent le souffle! Je vais vous relire ,et je reviendrais rassembler les lambeaux de ma pensée anéantie et soulevée par l'éblouissement et les miaulements ardents de votre violon de vagabond des mots affublé de tous les désaccords pour une immense mélopée bouleversante,âpre et déchirée,la voix d'une vie de fureur et d'espoir,en dépit des vents contraires qui s'oppose à l'ivresse inspirée qui anime autant qu'elle tue!!!Cette Mort nous fait nous ranimer d'un feu fort qui couve sous les braises!
votre Hécate
Par Plaie le Lundi 10 août 2009
Et vos mots à vous Magicienne suspendent mon souffle au dessus d'un précipice qui donne l'ébriété et le vertige.
Je crois que je serai l'éternel démuni face aux compliments, surtout à ceux venant de vous, qui n'avez de cesse d'ouvrir des écrins de lettres fines et pointues... Alors merci...

Mais dans un premier temps, l'Iran, les livres interdits, les autodafés, Achille et ses amours... J'ai perdu le fil (décidément, il me semble que la chaleur perdure à faire son travail d'amolissement des mes entendements)... Eclairez-moi de nouveau si vous m'aimez très fort beaucoup Hécate mia :)
Par Plaie le Lundi 10 août 2009
... Je reviens, tellement je suis turlupiné.

Je vois bien le rapport que l'on pourrait faire entre le guerrier que je suis et le guerrier barbare que fut Achille, et ce jusque dans ses amours... Mais pour le reste... Agueuh...
Par Hékate le Lundi 10 août 2009
Désolée cher Plaiethore si mes pensées vous égarent,les vôtres m'éclaboussent et les échos qu'elles éveillent plongent loin dans le temps.Je ne fais qu'allusion à la transmission à travers les âges, à travers la parole écrite ou orale dont sont colorées nos fibres intimes.
Un pont est un passage et le vent qui nous ébouriffe les moustaches (le chat d'Edgar) ou les plumes(de corbeau,toujours Edgar) ne nous égarent point tant à y réfléchir.Vous verrez à ma réponse sur le fil ,si cela n'est pas trop tordu à vos yeux.Les miens pas encore crevés,mais un peu brisés comme une vitre par effraction du hasard me laissent encore la folie de mes égarements de mots pour combattre mes maux!
Au plaisir toujours inégalés d'échanger et de croiser l'épée du verbe bien en amitié!
Votre Hécate
Par Hékate le Lundi 10 août 2009
Je reviens ,très brièvement.Je ne sais quel tour me joue l'informatique,mais je ne reçois plus les annonces de cowblog à mes commentaires.C'est venant au hasard que j'ai trouvé votre réponse à mon écrit à vous adressé.
Quelque tour d'interférence(magique!!!)
votre Hécate
Par Eric LOW le Lundi 10 août 2009
écrasé par cette prose brûlante
juste ratatiné
rabougri
écrabouillé
juste
Par Hékate le Lundi 10 août 2009
...c'est qu'il y a de quoi!Vous voyez Plaiethore,il n'y pas que moi à être fracassée par votre lave volcanique ,votre langue d'incandescence qui étrangle les mots pour mieux en essorer l'essence ,une distillation d'alchimiste.
La camisole, ce mot qui me renvoie à un vécu où le gouffre de ma fragilité n'avait jamais ainsi profilé l'insécurité de mes certitudes...Je me revois face ces regards de danger et de démence sans contrôle...dans mes plumes noires autour de mon cou,jetée dans une arêne hallucinante avec dans ma bouche les mots que Shakespeare avait donné à Gloucester et Lady Anne.-"Qu'une nuit noire assombrisse ton jour,et la mort ta vie"!...Ô Saigneur,vous imaginez cette scène là?...Dans cet univers coupé de toute la beauté de la liberté perdue ;aliénés à ces murs,à ces portes closes, ces êtres d'ombre,ravagés par leurs douleurs enragées,réduites à grand peine par des remèdes asservissant leur obéissance de force...Et moi proférant ces mots,face au tortueux et cauteleux séducteur bossu ce Gloucester supliant:"-Ne te maudis pas toi-même ,belle créature; tu es l'un et l'autre.-Je le voudrais pour me venger de toi!...répliquai-je double attérée de lady Anne que j'étais le coeur rompu dans les éclats de rire morbides qui fusaient,se resserant autour de moi.Le piège était devenu double.Jamais Shakespeare n'eut autant d'ampleur inouïe que ce jour là...Mes yeux se croyaient ouverts,mais les ouvrir ainsi ,jamais encore ils ne l'avaient été..."-hors de ma vue! Tu blesses mes yeux"!
Oui,j'étais et lady Anne et moi-même dans la nue dimension du Réel.Et prononcer ces mots -là,étaient une initiation dont je ne suis pas revenue indemme.
Votre écriture,certes ,le sens absolu m'en échappe comme une eau vive qu'on voudrait saisir mais elle coule...et jamais ne se capture tout à fait.Il est des soifs jamais totalement étanchées...qui en font lever d'autres,et portent leur réminiscence ,comme un Léthé au sens inversé...Les visions se dérobent à la Magie,comme des voiles de brouillard,car la vôtre est si puissante que oui,elle...me porte sur des sommets indicibles et je ferme les paupières...
A plus tard,cher Plaiethore.
votre Hécate
Par Plaiethore le Mardi 11 août 2009
L'allusion a fait un long mais gagné périple Hécate chère :)
Par Plaiethore le Mardi 11 août 2009
Vous ne receviez pas les annonces, parce que Plaie que je suis, je ne m'étais pas officiellement identifié, avec mot de passe de l'utilisateur et tout le toin-toin. C'est très con un toin-toin, convenons-en.
Par Plaiethore le Mardi 11 août 2009
Cher Eric, je crois que c'est la première fois que j'en viens à remercier de l'écrabouillé... C'est pas ma faute à moi ;)
Par Plaiethore le Mardi 11 août 2009
Et je viens voir les moustaches de notre chat sur le fil...
Par Plaiethore le Mardi 11 août 2009
Oh puis Hécate, j'avions oublié de vous dire combien j'aime l'image du fleuve de l'oubli qui inverse ses flots.
Par Hékate le Mardi 11 août 2009
Et moi ,Plaiethore,j'aime ce"Je suis une armure qui peut saigner indéfiniement sans jamais se blesser".
Je n'en suis pas là,il suinte toujours un peu de sanguinolence encore,mais cela n'ôte pas encore l'incandescence du feu ,cela l'enrage de clémence...
Oui,Lady Anne n'a pas enlevé à ma vaillance,ce n'était que l'entrée,non le plat principal...J'avais ,ensuite,seule ,à me tenir avec les mots de mon crû...Ah!Oui...là,je reconnais,je fus Seule...face à des visages,et non , avec ma page blanche noircie d'écriture ,mon seul reflet,ma vision du Bonheur...mais le cracher ,là!...Comme ça!Ah!...c'est autrement que de loin ,des autres."C'est quoi le bonheur?"...Oui,demandez ça ,à ceux que vous savez maintenant,il fallait ou de l'inconscience ou une audace,d'un coup bien chancelante.
C'était prévu!Allais-je battre retraite?...Non.
Alors,j'ai jeté mes mots comme on lance des pétales de fleurs...Allait-on les ramasser comme les plumes noires tombées du boa de Lady Anne,et me les porter ,avec une délicatesse à faire se fendre le coeur ,d'un coup...Mes mains prenant des mains de cette prisonnière de malheur,ces plumes noires;mes mains ,en tremblent encore de douceur, de cette douceur offerte...si peu attendue après ces cris furieux se riant de mon malheur de "théâtre"...Mais l'humaine créature, moi,avait su toucher,par quel prodige cette indicible intime qui se tait,se terre,se cache,s'isole...
Plaiethore,vous appelez à l'épanchement avec votre écriture qui envahit comme une vague le mur de sable de mon silence.J'ai dit ,que j'étais venue sur la toile dans la sincèrité,voilà un peu d'elle...
Votre H.
Par Plaiethore le Mardi 11 août 2009
A mon tour Mon Hécate de me sentir étranglé, ou mieux de me sentir comme une moche méduse qui se dessèche sur une roche incandescente de cagnard.
Vous savez déjà combien je me sens débile baveux lorsque l’on me complimente pour mes mots et que donc forcément je ne saurais y répondre en me couvrant la tête d’un très sérieux melon.

Mais je vous le dis, vos confidences écrites ici et non ailleurs, me touchent beaucoup ; à tel point que du coup je me sens un peu requinqué comme par un gonfleur pour mollusque pneumatique.

Ce qui au final me permet de fort bien voir cet univers de camisoles errantes qui a fait résonner les paroles hallucinées de Lady Anne.
Non que cet univers fut le mien, mais que je l’ai connu, que j’ai vu ces visages, ces âmes en perdition, ces esprits aveugles, ces raisons amputées, ces pensées aseptisées, ces appels d’effroi silencieux au détour de quelques couloirs, que j’ai entendu ces voix pâteuses qui ne savent plus la mélodie, que j’ai écouté les membres mutilés, les veines tranchées, les cheveux arrachés, les crânes fracassés, que j’ai lu des écritures d’outre-monde, que j’ai vu les images des enfers dessinées et la solitude des êtres, si puissante, si insurmontable, que le monde "savant" pense que la camisole - chimique ou de tissu - ne peut être que l’ultime maison qui peut réfugier les égarés.
Je l’ai connu, car j’ai tenu "trop" de fois compagnie à des chers (je ne parle pas de ma Sirène, la camisole étant ici une métaphore spirituelle), et si je compare le peu de personnes que je chéris avec le nombre de celles qui ont goûté l’amer de la soupe à la claustration, il en ressort un pourcentage assez effarant.
Et effectivement, tous ces chers se sont accrochés à quelque chose (une colère, une tendresse, une passion singulière, une preuve à démontrer…), quelque chose qui peut facilement leurrer vers l’insignifiant les personnes empêtrées dans le raisonnable, mais qui pourtant les a aidés à oser regarder en face le bout du souterrain. Toutes pour l’instant s’en sont sorties, non indemnes bien évidement, sauf une Belle qui a préféré s’endormir dans le Bois enchanté pour ne plus vivre l’enfer de sa terre…

Ce qui me laisse oser à penser que les mots de Shakespeare, aussi éprouvants qu’ils aient pu être pour vous, ont également joué leur rôle de fiers bâtons à vous maintenir debout et droite… comme la Magicienne que vous êtes.
Par Sainte Bénée le Mardi 11 août 2009
je ne peux que me taire.
mais je suis là .
Par Plaiethore le Mercredi 12 août 2009
Je les cueille moi vos pétales de mots et de sincérité Hécate chère et ils s'en vont rejoindre tout ce que vous m'avez déjà offert dans ma malle aux trésors confits...
Par Plaiethore le Mercredi 12 août 2009
Et votre canonisée présence m'honore Sainte Bénée :)
Par Hékate le Mercredi 12 août 2009
Plaiethore est bien entourée entre une Sainte Béné et une Magicienne...Diable!....Les ailes et l'auréole...Un tableau en perspective à peindre avec des mots.
Me voici confite à mon tour...Votre Hécate
Par Plaiethore le Mercredi 12 août 2009
C'est ainsi, je ne saurais dire pourquoi, j'attire les Magnifiques.
Quoi ! Quelqu'un persiffle-t-il ?... Bon.

Les gueux et autres trolleries aussi pourriez vous me dire... mais en moins grande quantité et sans qualité ; c'est qu'ils ne font généralement pas long feu chez moi (il leur manque le principal pour brûler longuement, vous savez, les précieuses orties).
Par Hékate le Mercredi 12 août 2009
Persifler? Point la Magicienne même si l'humour anime parfois son feu,ce n'est jamais destructeur,et,comme vous le dites pour vous,en ce cas on quitte sa compagnie saltimbanque si ses tours semblent trop souffrés !...Dans son manoir hanté,les fantômes n'eurent point d'urticaire,et Saigneur!pourtant les orties poussaient vigoureuses dans le décor ensauvagé...Il n'y eut qu'elle pour en avoir frôlé de près les pointes dans le mauvais sens pour hériter d' une allergie aiguë! Depuis elle est immunisée...
votre H.
Par Hékate le Mercredi 12 août 2009
Cher Plaie,oui ,encore moi...je vous ai fait une bafouille arrosée sur mon fil...Vodka!...à vos orties en fleurs...et ma bénédiction"spéciale" pour vos broderies!...(je laisse le soin d'une prière à Sainte Béné!...)
Point n'est besoin d'un Laurent pour être Magnifique!!!
votre H...
Par Plaiethore le Vendredi 14 août 2009
Ce n'est pas vous que j'imaginais peut-être persifffler (oui, je mets 3 "f", puisque la première fois j'en ai mis 2...)Hécate chère voyons ! M'enfin... Vous portez des plumes, je le sais bien, non des écailles... Bon :)

Vodka ? Et bien, et bien...
Par Hékate le Vendredi 14 août 2009
Je m'en doutais ,voyons cher ami!Des écailles?...On dit que j'ai du sang de serpent,alors...je me faufilerais avec bien avec des ondulements silencieux jusqu'à cette vodka.....sssssssnake...cachée derrière des orties.Point de sonnette,point de lunettes...mais un avertissement magique vous dira que...cette vodka...Ah!...( enroulée au pied du verre,joli,non? Si le verre est sans pied...tournez quelques vers et j'y serai donc !)H.
Par lancien le Mardi 18 août 2009
J'utilise cet espace de com car l'article suivant se présente pour moi, comme un gros trou noir sans commentaires possibles (je pense que c'est la conséquence du siphon bouché !)et il n'y a ni tagboard, ni "contacter l'auteur. Je connais bien la classification officielle des psys, mais je ne l'utilise pas exprès car pour moi seuls ceux qui sont médecins ou diplômés méritent ce titre, et la classification officielle n'est pas claire pour les psychanalystes. Je vais préciser cela sur un autre article après demain, car tu as raison, il faut être plus précis.
Par Gertrude promise d'Hedgarallaan le Mardi 18 août 2009
On ne peut même pas faire un concours de crachats avec vous, mon Transi..
Mais cela vaut peut-être mieux ainsi, car de toute façon vous gagneriez, vu que vous savez cracher à des années lumières des misérables vermisseaux terrestres (enfin je parle pour moi, vieil os sans aucune compétences en plomberie urticante).
Je crachote en pensant à vous.
Par Plaiethore le Mercredi 19 août 2009
Monsieur Lancien, je crois que nous ne nous sommes absolument pas compris.

Tu dis ne pas vouloir faire entrer dans le cadre d'une classification les "psys" n'étant pas reconnus officiellement par l'obtention d'un diplôme…
Pourquoi donc faire figurer en "bonne" catégorie les psychothérapeutes ?

Comme je l’ai écrit chez toi "psychothérapeute" est un véritable terme fourre-tout, vicieux et pouvant être d’une extrême dangerosité pour un patient qui confierait son esprit entre des mains qui ne portent pas les gants de la reconnaissance certifiée.

Une psychiatre est un soignant, un psychologue est un soignant, un psychanalyste est un soignant, et ce dans le sens où chacun d’eux, avec les méthodes spécifiques à leurs études et pratiques, œuvrent à tenter d’amener le patient sur le douloureux chemin de la compréhension en premier lieu et d’une possible guérison d’une âme (et/ou d’un corps) en souffrance, en second temps, mais non le moindre.

Qu’en est-il alors du psychothérapeute (ou psychologue thérapeute, comme tu le nommes, dans tout ça ?

Rappelons qu’un psychologue n’est pas un médecin, donc pas un thérapeute !

Psychothérapeute ? Un mot. Un mot à la mode des néophytes, pour désigner tant un véritable praticien, médecin, clinicien, analyste, ou dans le pire des cas une douteuse personne sans aucune formation, auto-proclammée psycho-machin-truc-thérapUte, car comme tu le sais, aucun diplôme officiel de psychothérapeute n’existe en France et n’importe quel clampin peut se faire graver ce titre à la con sur une plaque.

Donc, plutôt que de classifier ce qui n’a pas lieu d’être, il serait bon à mon avis de mettre en garde les gens sur le charlatanisme que peut couvrir ce terme à faire exploser sans pitié dans un micro-ondes ; le psychothérapUte ne mérite que cela.

Concernant le psychanalyste, je ne vois aucun inconvénient à donner des précisions quant à sa formation, celle qui PEUT suivre, pour être reconnue par ses pairs, des études universitaires et hospitalières (psychologie ou psychiatrie), qui DOIT présenter des travaux aboutis à des collègues établis de façon notoire par la profession, par les diverses écoles et courants de psychanalyse (freudien, lacanien ou jungien), superviseurs et ou mentors, et surtout insister sur le fait qu’un psychanalyste peut prétendre à ce titre à la primordiale condition d’avoir reçu la transmission de l’exercice en ayant été un analysé lui-même.

Je copie-colle à présent ce commentaire, afin de le télénetporter chez toi…

P.S. La tagboard, n’étant pas un réel espace de commentaires, a été trucidée par mes petits doigts et le privé dans le cas qui nous occupe n’étant nullement secret, n’a pas vraiment lieu d’être considéré… :)
Par Hedgarallaan le Mercredi 19 août 2009
Ma douce Gertrude, je ne suis pas si sûr de ma victoire suite à un concours de crachats avec vous.

Raaaaaaaaaaaaaah ! Qu'il serait délicieux de jouer à cra-chat avec vous...

Je crache ma plus belle salive défunte pour vous Os de mes calcifications :)
Par lancien le Mercredi 19 août 2009
Je crois que nous sommes presque d'accord et je publierai, comme tu le souhaites demain un article complémentaire.
Pour moi, psychologue veut dire : titulaire d’un mastère de psychologie.
Ce qui ne veut pas dire que ce soit forcément un bon psy d’ailleurs.
Je suis d'accord avec toi sur le fait que n'importe qui paut s'intituler psychothérapeute (c'est pour cela que je n'emploie pas ce terme) mais c'est vrai aussi pour psychanalyste.
Je pense que la profession (en matière de thérapie) devrait être interdite aux gens qui n'ont pas les diplômes ou du moins avoir une appellation spéciale, claire et réservée à certaines activités.
Par Sainte souris le Mercredi 19 août 2009
tout cela, ma Plaie, serait simple si le titre dûment mérité de psychiatre conférait la comppétence...un psy diplomé en médecine, de surcroit psychothérapeute peut se laisser manipuler aisément par la souris que je suis. La compétence n'a rien à voir avec le diplôme, MAIS le diplome n'exclu pas la compéteeeeeenceee ...hic...............;
Par Plaiethore le Mercredi 19 août 2009
"La compétence n'a rien à voir avec le diplôme, MAIS le diplome n'exclu pas la compéteeeeeenceee", je suis entièrement d'accord avec vous ma Sainte Souris, complètement.

J'ajoute tout de même que la compétence en matière de psy-trucs-et-muches diplômés est toute subjective et laissée à la libre interprétation de chacun... heureusement !

Et Plaie que je suis, je puis aussi vous affirmer que je peux être à votre instar un excellent manipulateur de têtes décorées de tampons et de signatures.

Que voulez-vous ? Nous sommes de saints fourbes et fiers de l'être :)
Par Plaiethore le Mercredi 19 août 2009
Presque Monsieur Lancien... presque.

Tu écris tout de même "psychologue thérapeute" ; et c'est cela qui au départ m'a fait bondir.

Et pour le psychanalyste, il est évident qu'une plaque portant nom et prénom, suivis d'un simple "psychanalyste" est plus que douteux ; d'autre(s) titre(s) reconnu(s) ou origine(s) doit(vent) lui précéder...
Ce serait bien de dire aux gens de cesser d'être conscons aussi.

... Mais bon, c'est comme ceux qui consultent voyants, marabouts et autres truands ; à mon avis, certains crétins sont parfaitement volontaires à se faire truander.

Je lirai avec intérêt, grand intérêt ton article à paraître.
Par Hékate le Mercredi 19 août 2009
Ah! si les bonnes étiquettes contrôlées étaient suffisantes!...Ce serait trop beau!...Je préfère ne rien dire d'autre.Trop d'exemples hélas,bien tristes...Et,puis maintenant on a tendance à courir chez un psy pour le moindre bobo,ça arrange la profession...d'où toutes les aberrations ensuite...H.
Par Gertrude noire le Mercredi 19 août 2009
Vous connaissez l'oeuvre de Majida Khattari? je serais curieuse de savoir quelles correspondances vous tisseriez avec ce que vous mettez déjà en jeu et que je trouve passionnant.
Mon ressenti, quant à moi, est parfois un peu ambigu devant certaines oeuvres.
Et puis j'ai un petit peu envie de vous montrer les dents de mon crâne :-))
Par Plaiethore le Jeudi 20 août 2009
Je ne connaissais pas jusqu'à présent Bel Os.
La découverte est fort intéressante je dois dire.
Et cela tombe fort bien, car depuis quelques jours mes doigts me démangent et me harcèlent à poster un article dans la catégorie "les grands coupables", sur un certain monsieur H. C. (à voir et à écouter avec attention).

Je ne vous en dis pas plus, je veux vous laisser la surprise ; et l'occasion sera excellente pour vous dire ce que je pense du travail de Majida Khattari.
Votre ressenti est un peu ambigu à son sujet... je crois bien que le mien sera très mitigé et peut-être même assez tranché.

Seulement, l'article ne paraîtra pas avant lundi.
En effet, je vais abandonner la toile quelques jours. Je vais être débordationné.
J'ai une caille urbaine qui n'attend plus que moi pour pousser ses cris stridents et mettre en scène ses gesticulations très très colorées, des amis à faire boire, un peu de travail, à m'occuper des froufrous d'une Diva, à parler avec enthousiasme (je ne plaisante pas) d'œdipe à un petit grand chevalier, un peu de travail encore, à épiler mes sourcils, à rendre soyeux mes cheveux, à trav...

Et il me tarde déjà d'être à lundi... J'ai hâte de voir vos crocs à vif :)
Par Gertrude noire le Jeudi 20 août 2009
Pardon, je n'avais pas vu votre réponse; j'ai hâte aussi!!!
Par Memory le Vendredi 21 août 2009
Ouah.. C'est sublime tout simplement..
Par Hékate le Vendredi 21 août 2009
Plaiethore est un grand manieur de mots,et rien ne lui résiste,le souffle d'une tornade qui nous fait devenir comme peuplier dans le vent!H.
Par Plaiethore le Lundi 24 août 2009
C'est à cause de ma Sirène. Merci Memory.
Par Plaiethore le Lundi 24 août 2009
Me reste encore à plier le peuple :)
Par Ekate le Lundi 24 août 2009
Alors,comme ça les crachats poétiques ne veulent point expectorer?...Je ne connaissais jusqu'alors qu'une"Etoile carnivore" d'un certain poète...mais pas d'ortie...Une variété mutante!!!!
Votre H.
Par Plaiethore le Lundi 24 août 2009
Parce que je suis une parfaite mutation, créée à mon image...
Par Hékate le Lundi 24 août 2009
Votre image ne s'est pas encore mirée dans les eaux de mon miroir magique...Vous savez qu'il n'en tient qu'à vous?
la Magicienne
Par Plaiethore le Lundi 24 août 2009
Si je ne tenais qu'à moi...
Par Hékate le Lundi 24 août 2009
Que voila une pirouette élégante,Plaiethore!...Un humour encore qui dit la vérité,le reflet de vos mensonges travestis en souffle de respiration le temps de reprendre vos esprits après le galop des bisons?...Trinquons à la Liberté!
votre Hécate
Par Plaiethore le Mardi 25 août 2009
Chuttttt Hécate chère... à vous lire, l'on pourrait croire que je ne fais que mentir pour de vrai et clamer la vérité pour de faux :D
Ce n'est pas un peuple plié que je vais gagner ainsi, mais un peuple tordu hu hu hu !
Par Hékate le Mardi 25 août 2009
Ah! nu et à la potence...voilà le résultat!
Nous mettrons cela sur la vodka des délires.Les peupliers s'en balancent(dans les vents)!...
Par Plaiethore le Mardi 25 août 2009
Tout ça, c'est la faute aux bisons qui ne font que piétiner le peuple plié et tordu ! Parfaitement !
Par Hékate le Mardi 25 août 2009
..........:)
bien à vous.Hécate la Magicienne ivre et enivrée de l'alcool des mots !
Par Hékate le Mardi 1er septembre 2009
Le 12èm commentaire sur le fil d'archal a été ajouté pour vous Plaiethore sur l'aticle d'"U-Boot".
votre Magicienne
Par Plaiethore le Mardi 1er septembre 2009
Seulement le 12ème Magicienne mia ?
Par Hékate le Mardi 1er septembre 2009
Seriez-vous inlassable Plaiethore sur mes mots pour vous ?Tous les autres peuvent vous intêresser éventuellement...:)
votre Magicienne
Par Plaiethore le Jeudi 3 septembre 2009
Vous savez quoi Magicienne ?
Je suis un goître des fois... J'ai lu "ajouté PAR vous" au lieu de "POUR vous" ; du coup, évidemment je pensais que vous aviez oublié quelques zéros après le 12.
Je me rends chez vous.
Par clemence le Jeudi 1er octobre 2009
Je n'avais pas osé comprendre jusqu'à présent; j'avais juste effleuré de mon oeil la beauté des mots; je n'avais pas cherché à savoir d'où provenait leur force incroyable...
Au hasard d'autres mots semés en d'autres espaces, j'ai vu que ces derniers m'étaient resté en mémoire et que je les connaissais en refusant de les voir tellement ils font pleurer.
Je pleure...
Par Plaiethore le Jeudi 1er octobre 2009
Je vous offre la tendresse de mon épaule très chère Clémence. Posez vous, fermez vos yeux et ne regardez pas les larmes que je ne verse pas...
Par Hékate le Jeudi 1er octobre 2009
Cher Plaiethore,je n'accepte plus non plus à la 2èm page du fil d'archal ,des coms "chez les fous",et pourtant il y a des choses qui vous attendent. De l'arrière boutique,je peux,mais hélas ,ce doit être over blog qui défaille,mes amis ont trop fait les fous dessus hier soir qui sait,un néologue et surtout un crâne déjanté :)
Plus tard ,j'espère,là,Hécate est hélas impuissante!
Par Docteur Gertrude le Jeudi 1er octobre 2009
Tout de suite!!!!!
le crâne que l'on accuse!!!
C'est un délit de sale gueule, de la pure discrimination osseuse!
C'est un scandale!
Un coup de poignard dans les vertèbres! Un os-qui-put dans l'omoplate!
Les tibias m'en tombent...

GGGGrrrrrrrr!
Par Hékate le Jeudi 1er octobre 2009
GRRRRR ??? Eh!bien? On n'aime plus rire?...Je vous croyais pleine d'humour! Un délit de sale gueule...c'est un jeu,encore une farce coquine!
Docteur G. irais-je faire de la délation aussi ouvertement???.....:)
Non,et vous le savez ,et ,Plaiethore n'en peut douter.La Magicienne est incapable de ces bassesses dont vous la soupçonnez,voyons.Et tout est réparé,il a suffit d'un rien pour mettre à néant ces "esprits"farceurs qui m'ont de plus déconnecté par 4 fois dans la journée!
Hécate ...hachurée ...(((
 

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