Je fus un castrat. Mes couilles furent ma voix.
Ma voix est fondue, vous ne la trouverez pas en rongeant mes os.
Vous n'y trouverez pas non plus mes fesses larges et charnues, ni mes longues jambes, ni ma poitrine géante, telles qu'elles furent dans mon temps.
Des seins à vous mettre sous la dent ? Courez les alcôves plutôt que de vous masturber l'encéphale sur ma terre.
Arrêtez de vous cacher derrière la science du vide et de créer du faux mystère afin d'assouvir votre curiosité malsaine.
Vous êtes comme les pires crasseux des siècles passés, qui bavaient et ricanaient devant la cage d'un monstre de foire.
Curiosité malsaine ? Elle l'est parce que vous n'arrivez pas à l'assumer.
Des poltrons irrévérencieux, qui feignent la recherche des pets de tombe, afin d'écarter le simple honneur que l'on me doit : le repos avec mes amis les vers.
Bande de vautours de laboratoire !
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