Mardi 12 juin 2007



C'est décidé. Je laisse filasser à la pouffiniaque mes cheveux et fais pousser mes ongles que je vernirai de poison amer. Je m'étalerai au cagnard de ma mer et bronzerai d'un hâle à faire pâlir Brigitte Bardot (j'admire BB et je vous meuh). Les aisselles épilées seront exposées et les entre doigts de pieds également.

Je vais très bien, cela je peux vous l'assurer, bien que je vous imagine le sourire mi figue – mi pruneau. Et un pruneau, c'est très disgracieux… En fait le seul mérite que je lui reconnaisse est sa belle faculté à blasphémer devant mon crucifix de boudoir sanitaire.  Mais lorsque je décide de faire honte à la disgrâce, rien ne peut m'arrêter ; alors un pruneau nain et rabougri, je ris !

Faire honte à la disgrâce, ah mais en voilà un formidable projet de vie !

La défaveur n'est pas toujours quelque chose d'innée, elle ne se laisse pas présager parfois, non plus.

Ce mot défaveur ne me sied guère à vrai dire. Je préfère parler d'un coup de sortilège, d'un philtre d'adversité qu'une chimère rongée par la jalousie vous a jeté en plein cœur et en pleines artères. Comme ça, sans crier gare, sans laisser sentir ses effluves de chaussettes non ôtées du dimanche matin.

Et puis, que l'on arrête surtout de me dire que je me plains. Je ne me plains jamais, c'est ainsi que je me suis pétri comme une grosse miche qui attend l'an pèbre (ça c'est du patois de chez moi) pour commencer à moisir.

(Entre parenthèse, je me suis remis à la peinture, et un jet de chapelure bombé de peinture doré, prend couleur et texture de moisissures des plus esthétiques…)

Pour tenter de faire discrètement loquace, je vous expose, comme promis – même si vous vous en battez l'œil suspicieux comme tapis mité de votre grand-maman défunte - les faits qui expliquent mon absence prolongée, physique, intellectuelle et sympathique.

Il y a de cela plusieurs jours, de violents « malaises » à répétition et aux moindres efforts ont pris possession de mon grand et indestructible organisme : oppression thoracique avec respiration entrecoupée (très hachées mixées menues), de vives douleurs de type broyeurs d'os mécaniques et sans bouton d'arrêt d'urgence s'il vous plait dans les avant-bras et poignets, cœur battant la chamade digne des zoulous en transe ayant dévorés leur cache-petit-sexe.

Jusqu'à l'arrivée des pompiers… Une armée de pompiers… Là, il s'agissait d'une véritable hallucination. Panique. Prise de tension ; 20. Crise de nerfs à leur décision de m'emmener à roulettes d'outre-tombe vers une stèle hospitalière d'urgence. Vociférations.

- « Je vais très bien ! Je veux dormir dans mon lit".

- « Mais enfin, votre vie est en danger avec une telle tension ! »
- « M'en fous, je ne vous suivrai pas ! »
- « Alors, signez-nous une décharge et surtout respirez profondément et calmez-vous »

Ils sont marrants les pompiers quand il s'agit de se foutre de la gueule des patients totalement disjonctés et dans l'incapacité de raisonner et surtout de respirer…

S'en vont. CLAP CLAP CLAP, douce symphonie des rangeos.
Puis, seconde visite d'un médecin de garde de nuit d'un samedi à dimanche.

Horreur. Un batracien. Un véritable batracien extra-terrestre à la bave coagulée aux commissures de mauvaise lubricité. Reprise de tension : 23. Deuxième reprise, idem. Air perplexe du batracien. Sourire débile de rigueur de ma part.

-    « A votre âge, cette tension est incroyable et particulièrement dangereuse. Je vous fais hospitaliser d'urgence. J'appelle un collègue qui s'occupera de vous sans attendre ».
-    « Sûrement pas, il en est hors de question. Si la tension a grimpé, c'est la faute de ces escadrons de pompiers mortuaires ».
-    « Vous plaisantez ? »
-    « Pas aujourd'hui. Lundi, c'est mon médecin de famille, celui en qui j'ai entièrement confiance, qui guidera mes démarches ».
-    «  Signez-moi une décharge, vous risquez un infarctus dans la nuit ».
-    « Pas de problème. Vous entendez les mouettes. Elles sont complètement excitées cette nuit ? Vous pensez qu'elles me parlent ? Est-ce qu'elles vous parlent à vous ? Non, bien sûr...»
-    « Pfff ».
-    « Exactement ce que je pensais de ce que vous pensiez : Pfff ».

S'en va, sans ordonnance de première nécessité, pour punir le vilain désobéissant.
Crouich Crouich Crouich… Même ses gaudiots qui brillent dehors et qui puent dedans sont cruelles.

Et je m'en vais dans les bras de Morphée, qui lui m'aime sans faire semblant et sans vouloir faire son intéressant.

Dimanche, limace fiévreuse et couche humide.

Lundi, changement de cap. Mon médecin de famille arrive. Et mine de rien, le fait que mes fesses n'ont plus de secrets pour elle, me ramollissent une rébellion à pustules acnéiques ancestrales (c'est pas vrai, je n'ai jamais eu de pustules juvéniles).


"Segment Bleu", Wassili KANDISKY

Direction le service de consultation du Pierce Brosnan de la cardiologie. Et là, après moult examens et pompages de moustiques tropicaux, aucune alternative : il ne me laissera pas sortir de sa clinique. Ma tension artérielle est digne d'un vieillard au cycle de la mort, mon cœur est en grande souffrance et ils ne restent que quelques pourcentages pour que l'infarctus se déclenche. Soins intensifs, perfusions, surveillance 24h / 24h par des machines qui me clignent des lumières psychédéliques. Puis exploration coronaire dés le chant des pies (les salopes).

Ok, Pierce, je te suis.

J'ai alors vécu en vrai de vrai la série « Urgences », avec les vieux qui meurent, qui râlent avant de mourir, qui pissent dans un révolver, mais qui réclament à tout bout de champs leur laxatif « parce que vous comprenez sinon je n'arriverai pas à faire caca demain si je suis encore en vie ».

-    « Vous ! A votre âge ! Mais que faites-vous là ? » .
-    « Rien connard, je me paie des vacances bien méritées ».

Et puis, comme à mon habitude, j'ai été insupportable, capricieux, insultant, ne pouvant me mouvoir, tuyauté à flacons qui gougouttent bêtement, branchées avec moult électrodes à des appareils qui chantaient tous les quarts d'heure, et dormant par intermittence en arrachant consciencieusement tout ce qui pouvait pénétrer mon corps, pour le seul plaisir pervers de faire un tantinet travailler ses satanés infirmiers qui ne pensaient qu'à rire et à festoyer sans vergogne aucune.

J'ai même été très vilain. Oui.
Le petit vieux, que je n'ai jamais vu - rideau couleur saumon mou nous séparant - mais trop entendu gémir, s'est soudainement arrêter de faire du bruitage de films d'horreurs de série B. 5mn, 10mn, 15mn.
Oh oui, bien sûr, ce silence de vivant dormant comme ange m'a bien alerté, mais je me suis bien gardé d'actionner la sonnette poisseuse pour voir débarquer un soignant environ 20mn plus tard l'air goguenard.
Puis ce con de vieillard s'est remis à geindre. Et merde, la grande faucheuse n'avait pas voulu de lui !

Je me suis alors assis au bord de mon lit aux draps javellisés et j'ai réfléchi, enfin le peu que pouvait me permettre le shout de calmants administré à haute dose, à très haute dose, à très très haute dose.
Deux idées ont traversé mon esprit de limace sans cœur : premièrement, je pouvais sectionner quelques fils le reliant encore tant bien que mal à sa douloureuse existence ; deuxièmement, j'ai pris mon oreiller sur les genoux et me suis dit que l'étouffer d'un geste ferme et altruiste serait peut-être une bonne idée… Un petit instant perdu s'est déroulé, puis j'ai baillé bruyamment et me suis rallongé. J'ai  finalement bien dormi, me faisant seulement houspillé deux ou trois fois pour m'être encore débranché  et enroulé autour de mes tuyaux majordomes.

Lendemain matin, intervention. Rasage du pubis (ça chatouille et ça permet de se caresser langoureusement), brancards, ascenseurs, tamponnage dans les murs, masque au goût de caramel goudronné, puis le néant.

Topo : une artère coronaire rétrécie qui a été dilatée (c'est peut-être Pierce qui a soufflé à l'intérieur et pose d'un petit ressort (moi je suis sûr que ce ressort n'est rien d'autre qu'une sardine lombric mutante).

Cœur tout neuf qu'on m'a dit. Plus de douleurs. Exigence immédiate d'une chambre seule, pour me promener à poil, pieds nus et travailler mes dossiers sur mon portable.
Plus de fatigue et une formidable envie de reprendre une de mes activités favorites : m'installer à la terrasse d'un café et voir évoluer le monde, tout en se moquant régulièrement, sinon c'est beaucoup moins mieux.

Bref, je vais bien, parfaitement, on ne peut mieux.

Aucune morale à cette histoire contée, aucun but, aucune leçon.
J'ai simplement envie de gueuler encore plus fort que les mouettes pour leur dire combien elles me font rire, envie de tondre mon chat rasta qui sent le chacal et partir bientôt voir quelques routes.

Dernière chose, à ceux qui feraient le lamentable parallèle entre une baleine geignarde au cœur fragile et mon histoire, voilà ce que je vous dis bien fort dans les esgourdes : Je vous emmerde, la vérité m'appartient, le pathétisme et la pitié qui sert à faire semblant d'exister, je lui gerbe dessus en grands jets grumeleux et nauséabonds. Que les odontocéti et leurs rejetons suceurs se noient dans leurs déjections nourricières. A bons entendeurs.


                                                                                            Plaiethore


P.S. Ben ouais c'est long finalement. Tant pis pour vous. Nan, je vous n'aime.


Par lubna le Mardi 12 juin 2007
il se trouve que l'on t'aime ainsi vieille baleine à branches, alors rale, peste, tourniquebouille, casse nous les c......, oups' , ça m'a echappé, et quand ça m'échappe, ça dérape forcement tel la limace ogresse ,mais reste ainsi vivant !
je te bisoque le myocarde la plaie
Par soft-snow le Mardi 12 juin 2007
C'est long oui mais ça fait plaisir d'avoir de tes nouvelles depuis si longtemps. Eh mais t'es vraiment odieux avec les gens qui veulent te sauver la vie ! A mettre sur le compte de la fierté ?^^
En tout cas, heureuse d'apprendre aussi que tu vas mieux surtout qu'on a failli te perdre. Le ton que tu prends pour conter cet épisode me fascine (c'est la "ton Plaiethore" ok, mais là ça suppose une putain de prise de distance et je ne peux qu'en prendre de la graine).
Pour ce qui est de voir évoluer le monde, je l'ai fait une ou deux fois place Stan comme tu l'avais suggéré. C'est vrai qu'on voit de ces trucs... et je commence à comprendre maintenant, comment fonctionne réellement ce mécanisme de prise de distance volontaire par rapport aux choses de la vie. Ce que j'aime faire, c'est inventer une histoire aux personnes qui passent, motiver leurs gestes lorsqu'ils sortent de l'ordinaire, lorsqu'ils se disputent, m'imaginer dans quel avenir proche je serai amener à peut-être faire leur connaissance. Se laisser aller davantage aux jeux de l'imagination, voilà ce que ça m'a apporté et je ne t'en remercierai jamais assez.
Sans compter que j'ai de bonnes nouvelles à te mailer, juste pour ton sourire :) et que je viens de découvrir l'habillage "nada". Tu te fiches gentiment de nous, et fais même de la poésie pour les noms d'habillage ! Que veux-tu qu'on y fasse, on t'aime n'aussi !!!
Par Tote le Mardi 12 juin 2007
Je me tais.
Par Plaiethore le Mardi 12 juin 2007
Dame Lubna, la baleine ce n'est pas moi, mais elle est très connue du site pour ses coulages successifs. Un jour, il faudra que je t'explique.

Joli-Nom, je le savais, je le savais, le bien fou que te procurerait cette errance immobile sur la place Stan ;)
Par lubna le Mardi 12 juin 2007
c'est assez ! je veux que tu m'expliques cette baleine, je n'y entends rien aux coulages hormis ceux des étrons :o)) est ce de ceci dont tu parles sieur plaie ?
Par lubna le Mardi 12 juin 2007
n'empêche que....tourniquote ses doigts...ben je suis bien heureuse que tu aies survécu à la limace dévoreuse de coeur ! on ferme pas le clapet à une plaie aussi facilement que ça !
Par que-vent-emporte le Mardi 12 juin 2007
Bienvenue au club, comme on dit. Tu es un peu jeune, mais on te fera une petite place. Avec tes records de tension, tu mérites un traitement de faveur. Et puis, tu pourras toujours nous préparer le café.
Attends ! je te relis.... et je n'en crois pas mes yeux. Tu deviens complètement frapadingue, toi, quand la mort vient te flairer les arpions. Tu fais le malin, tu veux dormir (crever) dans ton lit, avec 23 de tension et une angine de poitrine carabinée ! Tu as dû être vraiment chiant pour qu'elle finisse par te lâcher la grappe.
Un conseil pour l'avenir : fais comme moi; achète-toi un vélo et va faire des photos dans la nature.
Par azazel le Mardi 12 juin 2007
moi j'aime ...être seule dans un bar et boire un café double, je frotte le bord de la tasse sur mon nez et je rêvasse, ceci est mon activité préférée , rêvasser, lire quelques lignes d'une revue ou d'un livre et écouter les conversations voisines, observer les gestes et les tics des gens....rester dans ma solitude de voyeuse voyouse, repartir en flânerie, mais bon comme faut toujours courir même pour se désodoriser, vu qu'c'est dans l'air du temps rampant, parfois je fais semblant d'accorder ma pendule à celle de l'autre.....
bye Plaiethore et bises d'ne ancienne asileuse.....
Par yoyostereoâ„¢ le Mercredi 13 juin 2007
Quand on est remonté ainsi, ça montre qu'on ne va pas si mal que cela… tant mieux !!!
Par Plaiethore le Mercredi 13 juin 2007
Jean, peut-être, acheter un vélo et me clouer un chevalet sur le dos. Comme passion d'un chiant ce serait pas mal ;)

Cher Yoyo, je suis un coucou qui ne craint ni la pluie, ni le gel :D
Par Paracelsia le Mercredi 13 juin 2007
"Et ensuite, tôt le matin, dans la froideur de l'aube: C'est à croire que j'ai une âme, pour sentir ta queue si loin, au delà de mon ventre, pénétrer quelque chose, trouver cette âme et la remplir"

Cyril Collard "CONDAMNE AMOUR" je n'en penses pas moins.
Par Plaiethore le Jeudi 14 juin 2007
La poésie de la Madone Brune, tout un univers dont le goût persiste bien au-delà de l'ingestion :)
Cyril Collard était un bel humain.
Par maud96 le Jeudi 14 juin 2007
Bienvenue au club des fradingues du coeur et des tuyauteries entartrées ! Il parait qu'avant que la grande faucheuse ne passe, on retrouve des vieux souenirs : ton "an pèbre" m'a ravi, et je re lirai désormais avec un accent provençal. Je suppose que pour te punir de tes instincts de meurtre alors que tu étais à l'article de la mort, ils vont t'imposer des séances de rééducation avec le vélo immobile dans un sous-sol hospitalier sinistre... Bon, désormais ta vie tient à un petit ressort !
Par maud96 le Jeudi 14 juin 2007
Et j'ai oublié : j'adore ton autodérision ! décapant pour le moral de la souffreteuse que je suis !
Par que-vent-emporte le Jeudi 14 juin 2007
Te vexe pas, j'ai dit chiant, je le pensais, je le pense toujours, mais ce n'est pas si grave. Et là, aujourd'hui, comment tu te sens ?
Par cendre le Jeudi 14 juin 2007
Pareil...
J'irais bien skier moi !
Par Plaiethore le Vendredi 15 juin 2007
Jean, je prends chiant pour un compliment.
Avoue qu'être chiant, c'est mieux que d'être flan :) Et aujourd'hui, je me sens très chiant ^^

Dame Cendrette, moi c'est de la luge que j'aimerai bien faire !
Par godeverwin le Vendredi 15 juin 2007
Pour reprendre tote, je me tais, et si tu te trouves chiant à ta guise :D
Par Nina louVe le Mardi 19 juin 2007
ouff, si tu meurt je te ...
Par Valtiel le Mercredi 4 juillet 2007
Lave ton chat, ne le laisse pas puer, nom d'une pipe !!
Et pour la tension, va falloir surveiller ce que tu manges M'sieur Jules, trop de cochon, tue le cochon.
Par Hékate le Mardi 30 juin 2009
quand la mort nous frôle,oui...La physique ou l'autre,le pire c'est que ces deux morts -là ne s'entendent jamais,ya toujours une des deux qui rate le rendez-vous!...
J'avais à peine cinq ans,quand je l'ai vue,on s'est regardée dans les yeux elle et moi,j'ai rien oublié,onze jours sans manger,un brin d'eau citronnée,des piquouzes dans les fesses matin et soir par des soeurs en cornette sur la tête,des chapelets en ceinture,de longues robes à plis,jolies ces vierges,à tel point ,que pour l'habit me serait faite nonette(on est folle à cette âge).C'était tout l'intérieur de ma carcasse qui dijonctait!Un cas pour la médecine,plus rien n'allait de la tripe à la tête,on m'a percé le tympan de l'oreille,mastoïdite,méningite(?) ,tout ça pour des clous!J'ai avancé dans le fameux tunnel qui a fait tellement couler d'encre, le paysage est plaisant,un peu étroit,la lumière attirante...la musique ne ressemble à aucune autre.Yavait ma mère à genoux,ça c'était bizarre,et on m'avait amené un guérisseur qui marmonnait des formules.
Quand ,plus tard j'ai appelé la mort des mois durant sous n'imprte quelle forme,elle n'a jamais voulu.Elle n'avait pas renoncé à son petit jeu de séduction la gueuse!...C'est une anecdote,comme ça sans plus;il y en a trop,ce serait malséant.
votre Hécatombe
Par Plaiethore le Mardi 30 juin 2009
Ce partage que vous m'offrez Hécate ne peut être malséant. Il est son entier contraire.
Par L'Os le Samedi 9 janvier 2010
En fin de compte, vous ne les avez pas mordus...
Je suis déçue.
Par Hékate le Samedi 9 janvier 2010
Je vous prend en flagrant délit l'OS !!! Que faites-vous là ,à traîner votre oreille recousue dans les couloirs d'une Plaie Vive ???
Est-ce bien raisonnable :)
l'Ombre d'H....
Par Hékate le Samedi 9 janvier 2010
Et ,vous Plaiethore ,cessez les torsades corps-à-coeur !!!
Esthétiquement plaisant...mais,je tais le restant :)
votre H.
Par Docteur Gertrude le Dimanche 10 janvier 2010
Quitte à commettre un délit autant qu'il soit flagrant. Je suis pour les délits flagrants et surtout non justifiés.
Par Hékate le Dimanche 10 janvier 2010
Evidemment Docteur Gertrude ,la justification ne sert qu'à ceux qui ont un sentiment de culpablité !
C'était pittoresque de vous croiser,aussi ai-je laissé une plume de Cygne :)
HHH
Par Plaiethore le Dimanche 10 janvier 2010
Je suis déçu de vous décevoir Bel Os de ma Plaie cardiaque :(
A la prochaine Ospitalisation, je vous promets de mordre très fort tous les mollets qui auront le malheur de traîner près de mes dents.
Par Plaiethore le Dimanche 10 janvier 2010
Hécate Chère, je n'y puis rien ; c'est ainsi, lorsque je trouve un coeur je ne peux m'empêcher d'y faire des torsades et de me les enrouler autour du corps.
Par Hékate le Dimanche 10 janvier 2010
Faites-vous alors des torsades ,Plaie-l'-Ardent ,c'est tout le bon heurt que je vous souhaite...Le "Coeur" du Fil d'Archal aura un an demain ,que de voltiges ,de vertiges au Fil des Saisons ,et sur l'équilibre instable de chaque instant .
Le jour où vous poussâtes d'une main de Maître ,les tentures cramoisies de mon Théâtre de mots ,je m'éveillais sur mon sopha comme un lotophage qui voit apparaître le Vase sacré du Graal ,la chandelle de mon âme vacilla ,et mon coeur battit double comme chez Schwob ,et vous fûtes setétement placé sur le trône aux pattes de lion ,comme dans "Le Roi au Masque d'Or"...:)
votre dévouée H.
Par bzzzz le Dimanche 10 janvier 2010
Ah! Mais c'est vrai ça! Non, je n'avais pas oublié!
Par La Corneille Noire le Dimanche 10 janvier 2010
:)
 

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