C'est peut-être cette citation de Jean Cocteau que je devrais me faire tatouer sur l'épaule en septembre, mais l'un de ses dessins, imprimé, rangé dans un tiroir, prêt à être soumis, me conviendra sûrement mieux.
En tous les cas, ces neuf mots, je me les accroche en bandoulière aujourd'hui, comme prétexte en préambule à la reprise d'une chaîne cassée, rompue, presque merdue puis repêchue parmi des souris au pelage bleu.
A l'instant exact où j'écris CE mot, je ne sais absolument pas si le compte de 7 sera respecté (entre nous, cela m'étonnerait beaucoup) ; je sais seulement que parce que je ne sais pas, les chiffres précédant chacune des vraies/fausses vérités seront totalement aléatoires et/ou dépendants de ma seule volonté.
C'est parti !
66. Dame Nature m'a doté d'un appareil génital féminin complet et fonctionnel. Du clitoris jusqu'aux trompes de Fallope, je possède une extraordinaire ingénierie sexuelle et procréatrice qui s'harmonise parfaitement avec le « e » de la fin.
MAIS.
Mais, je possède également des couilles et un pénis - paquet cadeau de naissance également - que j'ouvre à intervalles assez réguliers et dont les bijoux non familiaux sont aussi régulièrement utilisés à des fins diverses et variées.
9. Non, je ne suis ni hermaphrodite, ni homosexuel. J'aime mon sexe (a)opposé et ce, profondément.
Chapitre 1000, verset nul. Sofian, je t'encule. Nathalie, de même pour toi, et par la même occasion Stephen le mystérieux qui ne l'est pas dutoutdutoutdutout, qui se triture le zizi en reluquant des photos d'adolescentes en bottes.
Saint glinglin 1er. Je ne suis pas gentil. Je ne suis pas serviable. Je n'aime pas tendre la main et aider ceux et celles que l'on me jette dans les pieds, en m'espérant être un crachoir d'un boudoir de psychanalyste. Je n'aime que choisir et décider par moi-même.
Sans faire campagne, jamais, j'élie et ouvre les suffrages, seul, et vise en premier lieu mon intérêt.
Chapitre intemporel, sans numéro. La première fois que j'ai dit « je t'aime », c'était à mon meilleur ami, rencontré à l'âge de mes 14 ans. Il me l'a rendu et me le rend toujours au centuple.
D'ailleurs, ces trois mots, je les ai appris tout seul, comme un grand que je refuse d'aboutir, et pour ne jamais les avoir entendus durant mon enfance, je sais mieux que quiconque leur valeur et ne connais pas l'avarice de leur retenue.
Par contre, je sais parfaitement quand je peux les dire, la haute pesée de ces mots se faisant naturellement chez moi.
Chapitre perpétuel, le chiffre de l'infini n'existe pas. Je suis capable de mourir pour mes chairs. Donner la vie et donner sa vie vont de paire.
03. Je n'ai pas l'âge mental conventionnel de mes artères. D'ailleurs, j'ai oublié volontairement ma date de naissance. Je ne sais plus, parce que je le veux et vaux bien, ni quand, ni où, ni pourquoi je suis né. Fini les bougies excentriques et les gâteaux dégoulinant de bons sentiments qui trouvent là le bon prétexte à dégueuler la bile amère de la malsaine famille et de la fausse amitié.
20. Je fais parfois pleurer ma mère, souvent en ce moment. Mais je grandis en perpétuité, vous comprenez… et lorsque le cordon ombilical est tranché à coups de dents répétés, ne croyez plus que « cela n'est pas douloureux du tout je vous assure » ; on vous ment !
Papa, Maman, je vous aime et j'aime mes amis beaucoup plus que vous, parait-il.
2. Deux beaux personnages du site qui nous héberge me connaissent en âme, en chair et en nos. J'ai le bel espoir de rencontrer bientôt une autre personne (hors cow-pampa cette fois), qui a l'art et la manière de scribouiller directement sur la matière qui me sert de cerveau et d'usine à émotion non connement assistée.

XIII. En parlant de site, j'en profite pour vomir sur tous ceux qui, intentionnellement ou non (je sais parfaitement que certains ne pourront même pas se l'auto-explicationner), ferment, cloisonnent, bâillonnent, excisent, scalpent, calottent leur espace de commentaires, pour le réserver aux seuls membres.
Oui, je vous le gerbe haut et fort, je vous considère (et c'est déjà trop) comme les pires censeurs qui puissent exister, comme phobiques de l'ailleurs, comme moutons communautaristes, comme illusionnés de la soi-disant appartenance à une grande famille, comme racistes apeurés de l'autre ou de l'anonyme, comme guanos fébriles et tremblotants au moindre vent différent du votre.
Allez vous laver à présent, hier soir je me suis goinfré et je ne vous poserai jamais la question de savoir s'il vous arrive de réfléchir correctement de temps en temps. Vous ne m'intéressez plus.
V. À la naissance de ce blog, je ne savais pas pourquoi je le créais. Je le sais à présent, mais ne vous dirai pas le ainsi, ni le en conséquence. Trop personnel ces choses là (Ah ah ah !!! de circonstance) !
XXXII. Je n'aime pas les féministes. Leur religion est extrémiste.
Je suis pourtant dans le premier rang pour défendre la femme opprimée, celle qui souhaite par dessus tout sa liberté, au prix parfois du déni de sa richesse de l'antan.
1502. Les femmes ivres, de la putain à la mère de famille, exercent un pouvoir d'attraction instinctive sur moi, un don à m'émouvoir sans raison préconçue, à me positionner sur la bande d'écoute autarcique. Certaines femmes sont sublimées par l'ivresse, parce qu'elles n'ouvrent les grandes profondeurs de leurs épluchures pulmonaires à un parfait inconnu, que lors de ces instants chavirés, et ce avec une poésie du fou quotidien qui ne se montre que lorsque leurs pupilles sont dilatées par le désespoir et le questionnement éthylique, celui qui abat l'éthique et le synthétique.
Lorsque la connexion s'établit entre ces femmes et moi (pas si souvent, je vous rassure), le monde alentour disparait. Puissant. C'est très puissant. Belles, fortes, et cassantes. Elles sont tout cela à mes yeux, touchées alors par la grâce, la vraie, pas celle construite dans les cieux du dédain.
0. Je suis une personne rancunière. Je n'oublie rien du mal et ma mémoire est éléphantesque aux longues pattes. Lorsque je prends un coup, je le rends, en le multipliant tant qu'à faire. Je suis alors capable de pister, de guetter, d'attendre le temps qu'il faut, mais lorsque je choppe un mollet ennemi, il faut me fendre le nez à batte raccourcie pour que je lâche - peut-être - prise.
Que l'on me jette des pierres, cela ne me fera que courir plus vite.
Que l'on m'appelle plaie, pitt ou boule. Je prends tout.
VIII. L'intolérance chez moi peut débuter dés le premier regard ou la première reniflure.
Rien à faire par la suite pour tenter de rattraper l'irrattrapable.
Qu'il s'agisse d'un enfant (innocent mon cul !) ou d'un vieillard aux yeux embués d'existence en accord tacite, je suis capable de ne concéder aucun quartier de latitude.
Si ma bulle vitale vient à être percée, je peux devenir blessant, voire dangereux et péter sur le trop rapproché en décollant ou dirigeant discrètement mes fesses.
2006. En parlant de fesses, ce sont réellement les miennes qui figurent sur la toile en illustration.
Je remercie vivement la personne (sur qui j'ai tout de même gueulé sérieusement pour le délit de non centrage) qui s'est prêtée au jeu, me peinturlurant le fessier et m'appliquant la toile, en ayant pour vision mon cul en version dorée inclinée. Ce fut un grand moment.
12h01. Je ne sais pas me disputer sans crier et, en colère, je deviens instantanément d'une grossièreté affligeante pour mon entourage. Mes mots préférés dans ces circonstances sont : enculé enculé enculé, ta race maudite qui pue la mort, saloperie de merde, ras les couilles, plein le cul et mon très imagé « fait chier la bite ».
Enfin… concernant cette dernière expression, je l'utilise plutôt à tous vents.
Chapitre 98, verset 45, par Saint-Plaiethore. Je ne joue qu'avec les grands.
1986. J'assume toujours mes conneries et si l'on choisit de m'éjecter hors du terrain, je le ferais la tête haute.
2007. Il faudrait peut-être que j‘arrête ma liste ici. Je pourrais continuer durant des heures, et cela est une des utilités de ce blog.
2008. Je n'aime pas m'arrêter.
2009. Je vous demande donc de ne pas oublier ceci : mes vérités sont miennes et vous ne comprendrez peut-être pas mes mensonges exhibés ou romancés, ni la véracité - toujours - de ce qui transpire dans mes écrits. Je mens comme je respire et je respire comme signature de l'authenticité. Je me suis donné en pâture. A vous de faire le tri, si vous le désirez. A vous de vous poser les BONNES questions ou bien de les enterrer dans le sable de la toile virtuelle.
Moi, j'ai la chance de posséder un certain talent pour le mélange, le fouettage de mixture aigre-douce. La sauce au cambouis sucré est devenue une de mes spécialités culi-épistolaires.
Ne me demandez jamais de faire du triage à votre place, vous accuseriez alors un refus qui ne cuit dans aucun brouillon.
                                                    Bien à vous, peut-être pas pour toujours. Plaiethore.


Peur tout de même d'un pet divin.