Lundi 6 octobre 2008




UN CHIEN ANDALOU


Court métrage et film expérimental de
Luis Buñuel (l'homme au rasoir du prologue) et Salvador Dalí (un séminariste)



Sur un balcon, un homme aiguise un rasoir, regarde le ciel au moment où un léger nuage avance vers la pleine lune.
Le nuage passe sur la lune, la lame de rasoir traverse l'œil de la jeune fille...





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(je tiens à prévenir que le film à visionner se trouve en lien sur la colonne de gauche de la page et dont le titre est : UN PERRO ANDALUZ)



"Ce petit chef-d'œuvre d'un quart d'heure, est à ce jour un des manifestes les plus virulents jamais réalisés en faveur de la liberté artistique. Il conserve intacte une bonne part de charge subversive originelle. On a beau avoir déjà vu et revu le film, le globe oculaire fendu par le cinéaste lui-même, avec une lame de rasoir, reste une des images cinématographiques les plus difficiles à soutenir. Venu le défendre lors d'une projection publique en 1934, Buñuel avait rétorqué à ses détracteurs que son film n'était rien de moins qu'une invitation au crime et au viol.

Réfutant en bloc les innombrables interprétations symboliques et psychanalytiques faites du film, Breton avait affirmé que ce qui compte n'est pas ce qu'il a voulu dire mais ce qu'il a dit. A savoir, une nouvelle façon de voir le monde, façonnée par l'érotisme, libérée des contraintes de représentation classique, des repères spatio-temporels, des conventions narratives et morales traditionnelles. Par la seule puissance du désir, un homme se transforme en femme, une femme habillée se retrouve soudain entièrement nue, deux ânes morts se retrouvent coincés dans deux pianos à queue accrochés par deux cordes à deux curés, une porte d'appartement s'ouvre sur une plage déserte... Déjouant constamment l'attente du spectateur, ouvrant son imaginaire sur des abîmes infinis, le récit procède délibérément par association d'images. Sa cohérence, essentiellement formelle, tient à la récurrence de motifs, d'objets, de personnages qui écrivent bien une histoire, mais sur un mode totalement nouveau, et purement cinématographique.


Le scénario a été écrit en une semaine, par Dali et Buñuel, selon un procédé qui emprunte aux techniques littéraires surréalistes de l'écriture automatique et du cadavre exquis. Le montage, direct, transparent, reflète ce processus, en mettant en lumière ces jeux d'associations : une main trouée grouillante de fourmis/une aisselle de femme/un oursin, etc. Une foule massée en cercle rappelle plus tard, aussi bien la forme de l'œil fendu du début, de la lune qui l'annonce, que de la nuée de fourmis. Tiré par un petit fil rigoureusement tissé par la main de maître de Buñuel, on saute sans transition, et en permanence, du dégout à l'émerveillement, du trouble érotique à la surprise amusée."


(source : #)


 
Par maud96 le Lundi 6 octobre 2008
Contente de voir que tu ouvres l'oeil et que les fourmis bleues n'ont pas tout rongé !
Par Plaiethore le Mardi 7 octobre 2008
Mais comment avez-vous pu voar cet article mis hors ligne les nenfants ???

Une chevrette serait-elle également extra-lucide ?
Content en tous les cas de te voir présente pour pour entendre les bruissements sarcastiques, mais agonisants de mes ailées amis.

Par Plaiethore le Mardi 7 octobre 2008
L'ami jean, j'espère également tes lumières automnales :)
Par Plaiethore le Mardi 7 octobre 2008
Je tiens à prévenir que le film à visionner est celui se trouvant à la gauche de la page et portant le titre : Un perro andaluz.
Par que-vent-emporte le Mardi 7 octobre 2008
Incisé, insoutenable. La seule image que je n'ai jamais pu voir.
Tu aimerais bien savoir comment on a fait ? On a juste piqué les clés de l'armoire sans serrure.
Ça fait un sacré vieux bien de te retrouver, l'ami.
Par monochrome.dream le Mardi 7 octobre 2008
Une belle surprise... l'article : une vague d'art en musique dans les eaux endormies.
Je t'embrasse, sur un air de tango argentin.
Par Eric LOW le Mardi 7 octobre 2008
content de te retrouver Plaiethore !!!!!!!!!!!!!!!
Par PetrifiedEyes le Mardi 7 octobre 2008
Ciel, vous ici ! :)
Par with-the-light-out le Mardi 7 octobre 2008
Comme le vieux vent. Cet insoutenable.
Sourire de t'apercevoir une nouvelle fois par la serrure de ton blog.
Par Plaiethore le Mercredi 8 octobre 2008
L'ami Jean, tu n'es qu'un grand garnement :]

Et merci à vous tous... grâce à vous mes dents vont se gâter. Ah ! Ca va être beau tiens !
Par Nina louVe (petit'aile, grand le Vendredi 17 octobre 2008
Mon Feu, enfin vous revoilà. Tant de temps. Je ne vous espèrais plus, j'avouerai bien sagement.

N'ai pas visionné encore ni déjà, j'y file après ce bref commentaire ici.

Serai en France, irai en Belgique à la fin de ce décembre, passer les dernières heures de ma trentaine à filmer et écrire, bien sûr. Dire bonjour aussi.
Par Nina louVe (petit\'aile, grand le Lundi 20 octobre 2008
L'avais vu déjà finalement, ce Chien Andalou.


Par Tote le Jeudi 13 novembre 2008
La professeuse d'espagnol nous l'avait fait visionner ce film. Je n'y ai pas tout compris voyez... mais j'avoue qu'il est d'un certain esthétisme...

Bien la bonne soirée la Plaie, je vous salue.
Par cuby le Mardi 16 décembre 2008
je voyais plutôt les deux curés et les ânes morts comme des obstacles aux désir de l'homme justement, non?
Par Plaiethore le Mercredi 17 décembre 2008
Rien ne nous dit le contraire demoiselle Cuby :)
 

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