Mardi 29 septembre 2009





« J’ai envie de t’avouer quelque chose. Mais j’ai peur que tu me trouves stupide ou prétentieuse ».

« Parle. Tu sais bien que je t’écouterai sans te juger… Allez ! Je t’en prie ! »

…

« Picasso est le début de ma conscience ; je ne peindrais pas comme je le fais si Picasso n’avait existé. J’ai toujours senti que quelque chose d’intime se passait entre lui et moi… C'est mon Amoureux, mon Amant. J’aurais dû le rencontrer, j’aurais dû le connaître. Nous aurions pu peindre ensemble… C’est sûr !
Et maintenant, j’ai l’impression que je serais capable de compléter ou de terminer certaines de ses toiles… Je saurais faire ce travail… Mais je ne le peux pas… Il n’est plus là. Et ça fait chier ! »

Et l’eau salée fit brièvement briller la profondeur des prunelles claires de mon amie.
Et prise de douce transe, sa main aux longs et fins quintuplés mima les coups de pinceau qui remplissaient les espaces que Picasso aurait laissés à son intention. L’essence même de son travail prenait consistance invisible en volutes spirituelles, surnaturelles.


Et les yeux de Jacqueline, éternelle assise dans son fauteuil, firent plus que jamais vibrer les cordes de la vie.


http://www.plaiethore.com/images/489dpablopicassojacquelineassisedansunfauteuil1964.jpg

"Jacqueline assise dans un fauteuil", Pablo PICASSO 1964


Et les morts huilés de Cézanne, dont je ne comprendrais jamais comment le génie, colorant ses périodes hétéroclites du verbe Être comme un « animal en rut » avait pu en tomber sous l’admiration, restaient inexorablement morts, les yeux cirés à plat, le mouvement jamais rendu, la peau jamais palpitante et me donnaient encore et toujours l’envie de me pendre, un crochet de boucher ignare planté dans ma gorge.

« Ni stupide, ni prétentieux, c’est magnifique ce que tu dis. Je vais l’écrire ».

« Mais ! Tu m’emmerdes avec ça ! »

« Je ferai de toute façon ce que je veux ; je te préviens seulement »

Avec douceur… « Oui, je le sais. Fais donc ce que tu veux ».










Par Sainte Bénée le Mardi 29 septembre 2009
ça me coupe le siflet ainsi que le soufle. des mots qui donnent vie à cette toile et inversement...
Par Hékate le Mardi 29 septembre 2009
Plaiethore,je l'avoue,cette peinture bleue de "Jacqueline assise à un fauteuil" me fait un effet des plus étranges...Vous devinez pourquoi j'en doute à peine.
Comme cela me renvoie au portrait que fit Picasso de celle qui devait épouser Mac Orlan ,"La femme à la corneille".
Tous étaient au "Lapin",un Christ au mur sculpté voisinnait avec des oeuvres d'Utrillo,et un "Arlequin"...Des bêtes avec tout ça...en ce temps là...Allons,je remets mes idées en place,et vais m'occuper de mes corvidés( bien pensive tout de même...)
votre Magicienne
Par Plaiethore le Mardi 29 septembre 2009
http://www.artsversus.com/pablopicasso/images/cornei.jpg

Elle vous ressemble tant Magicienne cette femme à la corneille...
Par Plaiethore le Mardi 29 septembre 2009
Sainte Bénée, je me dois une précision tout de même...
La toile de Picasso qui agita les pinceaux invisibles d'une transe amie n'est pas "Jacqueline assise dans un fauteuil".
Cette peinture est une perfection du Maître et rien ne saurait s'y ajouter. Tout est là. Tout est à sa place. Tout est en vie.

Il s'agissait d'une toile qui laissait des contours (comme plusieurs autres) où les espaces "vacants" de couleurs et de tracés semblaient appeler la complétude imaginaire de ceux qui ont l'oeuvre de Picasso incrustée dans la peau et dans l'âme.

Je n'ai pu faire aucune photographie, vous pensez bien, mais je suis sûr que vous saissisez la teneur de mon explication, Sainte Bénée que vous êtes :)
Par Hékate le Mardi 29 septembre 2009
Oui... elle me ressemble .Plaiethore,on m'a envoyé un jour une carte reproduisant ce tableau, et mon émotion fût vive.
Mais Picasso ne me peindra pas...C'est comme si ,il avait peint toutes celles qui prendraient dans leurs bras ces "enfants du Vent,trop noirs pour un illusoire Paradis".
votre Hécate
Par Plaiethore le Mardi 29 septembre 2009
Mais votre émotion Hécate chère, fait que Picasso vous a peinte parmi les toutes.
Par Hékate le Mardi 29 septembre 2009
Il n'y a plus de "e" à Plaiethor...C'est un caprice volontaire? :)
Par Plaiethore le Mardi 29 septembre 2009
Heu... Je vois toujours le "e" moâ :)
Par Hékate le Mardi 29 septembre 2009
...Je Kroha-ha!...oui...:)
Par Plaiethore le Mardi 29 septembre 2009
Mais Hu hu hu ! Quoi !
Avouez que votre Odin a pris mon "e" pour un grain de raisin...
Par Hékate le Mardi 29 septembre 2009
et moa...je vois en haut à droite près de la date un Plaiethor(e) sans (e) !
Par Plaiethore le Mardi 29 septembre 2009
Le Plaiethore qui précède le loup qui chante ?
Par Hékate le Mardi 29 septembre 2009
Ah! cher Plaie,vous avez la chance d'un couillon de la Lune,car si Odin ,aime le raisin,l'autre ,le Aengus ne l'aurait point pris,il ne les aime pas!!! :)
" l'autre "à la Corneille...
la Magicienne
Par Plaiethore le Mardi 29 septembre 2009
Je me pose la question Hécate... Quel navigateur pour surfer utilisez-vous ?
Le renard de feu ou bien un autre ?
Par Hékate le Mardi 29 septembre 2009
Mille excuses...Hécate a une de ses têtes à l'envers...le (e) y est...mais en dessous.Il faut me mettre avec les pensionnaires de "Chez les fous"...!!!
Piteusement troublée par ce tableaux de Picasso...
votre Hachée...H
Par Plaiethore le Mardi 29 septembre 2009
Le Aengus pourtant, en qualité de déité de l'amuuuuuuuuur devrait aimer les petits fruits ronds et juteux...

Désolé, mais vous l'avez bien cherché :)
[part se fouetter]
Par Plaiethore le Mardi 29 septembre 2009
Ma qué ! Ma qué !
Mon "e" ne devrait pas se retrouver en cale basse !
Je ne saurais que trop vous conseiller d'utiliser firefox comme navigateur... Vous verrez mes couillonneries alors dans un bon format.
Par Hékate le Mardi 29 septembre 2009
Ah!ah!...je l'ai cherché :).......Aengus me donne l'alerte quand vous venez sur la toile,il me tire d'une sieste d'un croassement impératif,c'est arrivé,c'est un malin,mais les raisins ,non ,il aime les pignons de pin!
Je surf en ce moment sur le dos d'un "loup",alors...oui..c'est à effet secondaire,je KROAS!!!
Par Plaiethore le Mardi 29 septembre 2009
Aengus m'aime et j'aime Aengus pour ces attentions :)
Et le dos du farfelu dalmatien de Picasso, vous avez essayé ?

Je vous quitte à regret pour un plus tard étalé dans votre boudoir aux tentures pourprées.
Par Hékate le Mardi 29 septembre 2009
Je suis la légendaire nullité informatique,comme vous savez! Ce fire-box,j'en ai oui-dire...Il paraît que cela risque de réduire mon espace visuel,déjà ,je galère sur mon écran(petit) ,mais merci de vos conseils,cher Plaie, je vais y réfléchir...
Si perdue je suis dans cette jungle!:)
votre Hécate
Par Gertrude rose le Mardi 29 septembre 2009
« Picasso peint son amour de la vie et la charmante femme enceinte de plâtre qu’il a modelée et caressée à Vallauris, serait tout aussi à sa place dans les pauvres jardins de la Maternité qu’un Bonaparte de cire, perdu, aplati, égaré dans les combles du Musée de l’Armée.
Picasso est un peintre de l’amour. »

Jacques Prévert, Portraits de Picasso.
Par Plaiethore le Mardi 29 septembre 2009
Chair Rrose

"Dans certains de ces dessins » expliqua Geneviève Laporte, « il se représenta lui-même parfois sous la forme de l’amour, tantôt l’amour peintre, tantôt l’amour tendant un miroir à la femme.
… Ce qui me toucha le plus dans cette série, c’est qu’elle me semble constituer, à l’intérieur de l’œuvre de Picasso, un des rares moments d’où tout grincement est exclu. Ces dessins ne sont que pureté, tendresse…amour".

"Au fond, il n’y a que l’amour"
Picasso.
Par Tote le Mardi 29 septembre 2009
Je n'ai jamais réussi à apprécier un Picasso, et même si vous savez en parler avec autant de grâce rien n'y fait. Je me sens bien trop mal à l'aise devant ces visages tordus, que voulez-vous...

Je vous vouvoie car vous me vouvoyez, mais c'est une chose dont je n'ai pas l'habitude.

Tiens, hier, 2 de mes comparses ont fait un exposé sur le futurisme. Sans vouloir passer pour un médisante prétentieuse, le mien était bien meilleur. Toc.
Par Tote le Mardi 29 septembre 2009
(Et merci pour les bougies)
Par Old-Luck-Oie le Mardi 29 septembre 2009
Joli surnom que vous m'avez trouvé là, cher monsieur Plaie! =D
Par Hékate le Mardi 29 septembre 2009
Là,Tote,j'ose me permettre une question:elle est tordue "LA FEMME A LA CORNEILLE " de Picasso???
amicalement à TOTE.
Hékate
Par Hékate le Mardi 29 septembre 2009
Oui,joli surnom :)
Même si j'en ajouterai bien un autre aussi...Mais honneur à Plaiethore.Hécate est trop "folle"...:)
Par Gertrude noire le Mercredi 30 septembre 2009
Pierre Cabane écrit à propos de la dernière période de la vie de Picasso et de sa série sur « Le peintre et son modèle »:
« Le peintre et son modèle c’est la vieillesse, la décrépitude et la solitude face à la jeunesse, à la beauté et à l’amour ; c’est aussi le créateur face à la créature qui, sans lui, sans sa faculté de donner forme à l’informe, ne serait rien. Elle a beau être jeune et rayonnante, il a beau être vieux et difforme, elle dépend de lui comme l’œuvre d’art dépend de son auteur. »
Confrontée à l’œuvre de Picasso, j’ai du mal à en parler sans me cacher derrière des écrits autres . Pourtant j’ai parcouru maintes et maintes fois les salles du Musée Picasso. Toujours avec un plaisir immense mais sûrement trop « savant ». L’admiration s’est hélas substitué à l’émotion depuis bien longtemps ; une admiration pour une œuvre dont je ne puis ignorer les prolongements chez ses héritiers et les indestructibles fondations qu’elle a posées pour l’avenir. Une œuvre incommensurable qui à elle toute seule est une galaxie de l’art avec ce que cela représente en termes de perfection et d’aboutissement. Un parcours chez ce peintre qui épouse parfaitement le relief, le moindre petit détail, le moindre accident de la vie amoureuse de cet ogre de la vie, qui dévora plusieurs femmes de sa passion et dont Jacqueline Roque fut la dernière muse, celle dont son ami Manolo disait qu’elle était « la seule à l’avoir mené par le bout du nez » ; Aragon dira de cette relation :
« Je ne sais à vrai dire lequel est le plus fort des deux, du peintre ou du modèle. Pour moi, je parierai pour cette jeune femme-là. »
Le magnifique portrait que vous publiez reflète toute l’emprise amoureuse de ce modèle sur cet homme vieillissant, mais les terribles portraits de Françoise et de Dora sont tout aussi renversants par les déchirures qui y hurlent, et ceux de Marie-thérèse par toute la volupté, l’érotisme qui s’en dégagent.
Mais malgré tout le plaisir que j’éprouve à voir et à revoir, dans une découverte incessante, les œuvres de Picasso, cela n’a pourtant rien de commun avec le sentiment que provoque chez moi les pommes de Cézanne qui restent fichées dans ma douloureuse carapace de cafard artistique kafkaïen, comme autant de sensations vivantes et palpitantes. Car les pommes de Cézanne sont des concentrés de Peinture pure, presque à dose létale, et sont, en effet, tellement plus « vivantes » que les figures de femmes du même peintre taillées à la hache dans le rocher de la montagne Sainte Victoire ; cette femme de Cézanne, par exemple, aussi roide que la cafetière en parallèle, plus peinture que femme, comme une stèle érigée à la résistance de la matière, nous offre ses mains, oubliées dans son tablier de ménagère, émouvantes dans leur minéralité de nature morte qui raconte toute l’insatisfaction du peintre qui doute. Celui qui, à l’opposé de Picasso dont la moindre trace se monnayait de son vivant, détruisait ses toiles ou en bouchait les trous de son poulailler. Ce peintre misanthrope et souffrant dont je me sens si proche, dont la peinture me fait pleurer, qui ne supportait pas d’être touché de peur que l’on lui « mette le grappin dessus ». Sous la cire de ces figures palpite son âme à vif dont le battement s’entend sans avoir à savoir.
Ah.. Plaiethore, un jour vous changerez le un en sept et le trois en cinq, et vous viendrez au Musée avec moi que je puisse vous montrer mes quenottes.
Qu’il serait doux de polémiquer un peu avec vous sur la Peinture, Chair Plaie à mordre…
Par Hékate le Mercredi 30 septembre 2009
Etre initiée à la peinture avec pour guide une Gertrude Noire,la Magicienne certes en rêverait...s'en évanouirait dans une mare de stupidité égarée ! Malheureuse Romantique bonne à s'étaler sur les divans où rôderait sur une scellette un crâne comme les aimait Ensor...ou pire encore ,victime c'est certain du syndrome de Stendal!( pas le plus insensé des syndromes!)
Par Plaiethore le Jeudi 1er octobre 2009
Je ne veux rien Miss Tote adorée :)
Je te dirais simplement que les visages "tordus" de Picasso dévoilent toutes les facettes de l'âme humaine, cachées par la sordide réalité...

Et je vous ai dit le "tu" ;)

Et je ne suis pas étonné de ta meillorité à exposer le futurisme...
Par Plaiethore le Jeudi 1er octobre 2009
Je t'en prie.
Soufflez Miss Tote, ce n'est pas du jeu autrement !
Par Plaiethore le Jeudi 1er octobre 2009
Magicienne mia soyez folle ! Je suis sûr que cela plairait à la Douce Affranchie.
Par Plaiethore le Jeudi 1er octobre 2009
Mitonnez-nous une de vos magiques potions Hécate chère, prompte à ce qu'un rêve puisse se réaliser ; vous nous en avez déjà tellement concoctées de merveilleux breuvages.
Par Gertrude noire le Jeudi 1er octobre 2009
Vous savez, Plaiethore, j'ai un sentiment étrange à vous lire et en particulier à vous "entendre" parler d'art. Vous parlez de métaphore, d'imaginaire.. De la nature morte.. Les hollandais disent: nature silencieuse, mais qui dit silence convoque l'écoute, l'oeil qui écoute.. Baudelaire dit de la Raie de Chardin que c'est la chair même du poisson.. Car la peinture, et dans la nature morte le paradoxe est à son comble (et à mon avis plus que dans la peinture abstraite), la peinture est vivante, elle; plus vivante que les choses; elle m'émeut au plus haut point quand mon oeil atteint ce point instable qui va le faire basculer de l'objet à la peinture; quand la peinture va prendre dangereusement, inexorablement, son autonomie dans la perte définitive de son objet, et par là même de mon sujet; elle devient chair et je la ressent dans ma chair car pour moi la peinture est un acte vital depuis mon enfance...
Mais j'ai un sentiment étrange à vous lire car nous ne faisons pas que nous écouter, nous nous entendons à partir de nos lorgnettes différentes. Nos regards se rejoignent en un point, ce noyau irréductible niché au sein de l'oeuvre d'art que l'on n'expliquera jamais.
Par Gertrude noire le Jeudi 1er octobre 2009
Oh erreur grossière!!!
Diderot et non Baudelaire...
Et Paf!
Par Hékate le Jeudi 1er octobre 2009
Ah! Plaiethore,mitonner une potion magique...pour réaliser les folles envies d'Hécate,ce serait avec avec l'accord des interessés...jamais la Magicienne ne contraint,c'est un respect d'autrui.(mais ,j'avoue un musée avec G.Noire et la Plaie...ah!....là ,mes trois têtes ne seraient point de trop;) )
votre dévouée Magicienne
Par Plaiethore le Jeudi 1er octobre 2009
Tout d’abord Bel Os de ma Plaie, un grand merci pour les mots emplis d’émotion que vous venez de poser tout en l’honneur de l’œuvre de Picasso et en quelques intimes épisodes de sa vie de grand et fol amoureux qu’il était.
Car oui, l’émotion reste, malgré l’admiration, malgré le savoir. Elle est transformée, ciblée différemment tout au plus me semble-t-il.
Vous souvenez-vous ? Je vous avais écrit un jour, que moi-même, bien éloigné de votre culture, préférais - tant que possible (et ce n’est pas toujours faisable, bien loin de là) - aller à la rencontre première d’un artiste sans avoir au préalable la moindre connaissance de ses parcours de vie, de ses intentions, de ses sentiments, de ses obsessions, de ses désirs, de ses colères… ; que je préférais me sentir entièrement libre de mes propres émotions, de mes propres bouleversements, de mes propres profondeurs spirituelles, me sentir totalement nu et sans "interférences" savantes face à l’œuvre d’art ; et que je préférais seulement après le premier rendez-vous, prendre connaissance des intimités de l’artiste, pour autant que son travail tendu, offert, m’ait arraché quelques lambeaux très personnels, quelques épluchures pulmonaires.
Vient ensuite (ou pas), comme vous le dites si bien, l’admiration, mais qui pour moi s’accouple à une émotion qui n’est plus seulement égocentrique, mais intimement liée à l’histoire de l’artiste. Il s’agit alors d’une mutation évolutive, qui peut rendre encore plus intense les émois que je peux éprouver.

Quant à l’œuvre de Cézanne, je crois que rien ne viendra changer cette quasi aversion que j’éprouve à la vue de ses tableaux… Car oui, justement, les émotions personnelles, primales, qui pourraient m'appartenir, ne sont pas venues.
Ce qui ne m’empêche pas pour autant de fort bien entendre vos émotions et vos larmes.

De plus, je vous avoue que les natures mortes, en règle générale, ne m’intéressent nullement (et votre travail fait partie des exceptions qui confirment ma règle), si trop liées à la réalité (et les pommes de Cézanne le sont pour moi), si elles sont dépourvues de métaphores, d’imaginaire alambiqué ou fondamental, humoristiques, cyniques ou donneuses de belles claques au pathétique du quotidien, au tragique de nos vies tranquilles.
La nature morte se présente à moi littéralement comme telle, si elle ne réussit pas à me trucider un tant soit peu.

Toujours est-il, que oui, les guerres émotives seraient douces à livrer à vos côtés, et non à votre encontre, dans les salles d’un beau musée qui aurait eu le pouvoir de transformer les vils chiffres en tempos de balades et d’égarements artistiques. J’aurais juste une longue écharde à ôter de mes longs cheveux pour que...
Par Hékate le Jeudi 1er octobre 2009
Plaiethore,il semble que tout soit rentré dans l'ordre de l'accessible,(une réponse faite à un visiteur au nom nouveau pour moi semble avoir accompli enfin ce coup de baguette magique attendu), par l'entrée principale du Théâtre d'Hécate.
votre dévouée Hache
Par monochrome.dream le Mercredi 7 octobre 2009
J'ai souri en lisant ta réponse à Gertrude : parce que je ne t'imaginais pas apprécier l'art autrement que comme tu décris... C'est prendre les choses dans le sens du "bon sens". Je ne connais pas la peinture, mais j'ai quelquefois croisé des artistes, des auteurs et même des personnes. Toujours, il a d'abord fallu qu'une émotion déclenche l'intérêt dont tu parles.
Ce qui m'étonne, c'est que les démarches universitaires fonctionnent totalement à l'opposé. On nous présente l'homme de fait avant l'homme tout court, avant les émotions qu'il est vraiment capable de susciter. Bien des déceptions et des abandons viennent de là. De ce qu'untel, après huit heures de cours sur un "grand homme", découvre enfin une oeuvre qui le laisse de marbre... et s'en trouve écoeuré.
Je t'embrasse :)
(PS : tu as eu raison d'écrire ce qu'elle t'a dit. Il y a des élans de partage qu'il ne faut perdre sous aucun prétexte, et mieux : qu'il est bon de transmettre)
Par Hékate le Mercredi 7 octobre 2009
Bien d'accord là-dessus,d'abord l'émotion !!!
Elle est l'aile qui emporte et fait aimer même ce qui dépasse la raison!..Un passeport.
La Magicienne(la femme à la corneille)H...
Par Sainte Bénée le Jeudi 8 octobre 2009
(Réponse à votre réponse)
Cette précision révèle une grande honnèteté intellectuelle que je ne peux que aprécier...;)
Par Paracelsia le Jeudi 8 octobre 2009
Monsieur le Loup étatique, c'est toujours follement chaotique de vous lire!
Par Cerisier.en.Fleurs le Mardi 20 octobre 2009
Quel bel article =)
 

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