Plaiethore - Le loup chante des échardes dans le cerveau de ceux qui font le souhait de mettre la main dans sa gueule. On y trouvera peut-être des fleurs, peut-être des oursins, tout cela entre les dents qui ne mordent que le cul des cons.http://www.plaiethore.comLe loup chante des échardes dans le cerveau de ceux qui font le souhait de mettre la main dans sa gueule. On y trouvera peut-être des fleurs, peut-être des oursins, tout cela entre les dents qui ne mordent que le cul des cons.CowblogfrSun, 22 Aug 2010 21:11:26 +0200180http://www.plaiethore.com/marche-anticorrida-deux-cornes-plantees-dans-mes-poumons-3025296.htmlMarche ANTICORRIDA / Deux cornes plantées dans mes poumons


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ALLIANCE ANTICORRIDA


Le 11 septembre 2010, je marcherai avec des centaines d’autres âmes dans les rues de Nîmes, je m’arrêterai  aux entrées des arènes sanglantes et je ferai savoir que le respect que je porte à la vie animale s’endolorit de deux cornes constamment plantées dans mes poumons, qui ne veulent pourtant pas se laisser essouffler par la barbarie humaine.

Car je veux continuer à faire entendre mes non et mes refus de compromis face à la torture devenue divertissement,  face à la maltraitance qui abreuve l’économie, face au meurtre que l’on banalise, face au sadisme qui se fait école, face à la cruauté que l’on se permet de qualifier de belle, face à la glorification de l’humiliation, face à l’élévation au rang d’art d’une pratique qui exalte le goût dégénéré de la souffrance infligée à la différence, face à la basse, à la surtout fausse excuse de la tradition et de la culture qui autorise l’appel du sang encouragé et la mise à mort applaudie.

Je marcherai ce jour-là sous le soleil de mon Sud, assombri de honte, de douleur et de massacre institutionnalisés, officialisés, légitimés.

Je n’aurai donc pas chaud.
Mon sang se devra de rester froid. Mon sang restera froid.
Aussi froid qu’est chaud celui qui gicle en geysers des flancs noirs des taureaux, aussi froid qu’est bouillonnant celui qui éclabousse le sable depuis les ventres étripés des chevaux, aussi maîtrisé et fluide qu’est trouble et pestilentiel celui des bouchers et charognards des arènes.

Je dirai NON à la corrida, en m’imaginant être le plongeur sondant ce qui gît dans les yeux d’un bourreau, qui salive, en pensant au crime salarié qui lui permettra de torturer et de tuer, en étant satisfait, heureux, tranquille de sa situation d’infirme d’une conscience évolutive.

Je marcherai. Sans fatigue. Je dirai. Sans lassitude.
Et la Princesse aux Petits Pois marchera et dira.
Elle aussi.
Comme Eux …


Parce qu’avant de mourir, comme tous, allongés, certains
- Eux, Elle, moi - ont décidés de vivre, debout, sans contrebalancer leurs opinions,
sans autoriser la décharge du vain, l’attentisme ou le déni à lapider leurs évidences,
sans voûter le dos de leurs convictions,
sans courber l’échine de leurs indignations
.





Merci encore infiniment à tous ceux qui ont bien voulu me répondre...
M'attendre... Réfléchir... Envisager ?...



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ALINEA 3 / Partie 1    Un film de Jérôme LESCURE

(Âmes sensibles s'abstenir)



 
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http://www.plaiethore.com/commentaires-3025296.htmlTue, 03 Aug 2010 18:28:00 +0200http://www.plaiethore.com/marche-anticorrida-deux-cornes-plantees-dans-mes-poumons-3025296.html
http://www.plaiethore.com/pro-ou-anti-cornes-sur-le-sable-des-arenes-3020990.htmlPro ou anti cornes sur le sable des arènes ?

(Edit et quatrième question, en date du 28 juillet, en fin de page)





Un projet à court terme me tenant particulièrement à coeur,
je sollicite de tous gens de passage ou de voyage
sur mon champ d'orties
les réponses aux questions suivantes :


 
1. Êtes-vous pour que l'art de la corrida perdure ?

2. Êtes-vous contre le fait que l'incarnat de la corrida subsiste ?

3. Si pour ou contre, pouvez-vous argumenter vos réponses, dire, exprimer le pourquoi ?


Dés que le nombre de réponses aura atteint une suffisance très subjective,
je poserai alors une ultime question
.

A terme, je m'exprimerai à mon tour.
Quelques jours de patience seront alors, je pense, nécessaires...



http://www.plaiethore.com/images/baconfrancisetudepourcorrida5f1d7.jpg

  "Etude pour corrida", Francis BACON


Zou ! N'ayez pas la crainte de laisser pourrir votre carcasse au soleil de la culture taurine ;
il ne s'agit ici, pour l'instant, que d'affirmer certaines de vos convictions.



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Edit du 28 juillet 2010

Ultime question posée à ceux qui ont eu l'amabilité de répondre à ma sollicitation
et qui se sont prononcés CONTRE LA CORRIDA :

Avez-vous pris la décision d'agir - de quelque manière que se soit -
afin que la corrida cesse un jour d'exister ?







 
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http://www.plaiethore.com/commentaires-3020990.htmlThu, 22 Jul 2010 12:15:00 +0200http://www.plaiethore.com/pro-ou-anti-cornes-sur-le-sable-des-arenes-3020990.html
http://www.plaiethore.com/plaie-en-partance-non-anemiee-3003486.htmlPlaie en Partance non Anémiée


Pour tous les rotomanes, tel le Grand Marcel
Pour tous les autres également... Non, pas tous
Pour ceux qui m'attendront... Ou pas

Pour ceux qui avaient une folle envie de trucider Mademoiselle Trapableux,
Irha de son prénom, salope de son état





Film apothéose de la rotation, réalisé à Paris en 1926,
par Marcel DUCHAMP, en collaboration avec Man Ray et Marc Allégret

copyrighted by Rrose Sélavy



A vous le libre choix d'imaginer alors,
les rires gras,
les roulades déculottées,
les philosophies qui pètent,
les absurdités qui sniffent des bulles de rien,
les confidences lunaires,
les cernes du jour d'après,
la Fée Verte (enfin noire en l'occurrence) qui chatouille les neurones...
et le ventre repu de gâteau à la laitue caramélisée,
les pieds qui se brûlent de bitume froid,
le choc des Bôs Crânes
et les yeux,
nos yeux qui se pénètreront pour entrer dans une folle rotation hypnotique...

Bien à vous, pas à...

Plaie des Réverbères





Post Scriptôme : Une pensée toute particulière en ce lieu de rotophilie pour notre Oeil Pétrifié chéri.


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http://www.plaiethore.com/commentaires-3003486.htmlWed, 02 Jun 2010 00:13:00 +0200http://www.plaiethore.com/plaie-en-partance-non-anemiee-3003486.html
http://www.plaiethore.com/irha-trapableux-est-une-conne-patentee-3000844.htmlIrha Trapableux est une conne patentée



http://www.plaiethore.com/images/lerossignolchinoisMARXERNST.jpg
"Le Rossignol chinois", Marx ERNST





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http://www.plaiethore.com/commentaires-3000844.htmlWed, 26 May 2010 00:00:00 +0200http://www.plaiethore.com/irha-trapableux-est-une-conne-patentee-3000844.html
http://www.plaiethore.com/je-vous-salue-marie-2998877.htmlJe vous salue Marie

Remplis, fourre, enveloppe ma bouche, ô Marie,
De la mélasse de ta langueur
Des flétrissures de tes ourlets
De la disgrâce de ta douleur

Allume, enflamme ma lubricité malsaine
Eteins mon âme que je veux égarée
Scelle ma conscience à ton sein sécrétant


Toi qui as été laminée de l’ardeur de ton dieu psychotrope
Dans l’attente d’un fruit pourri
Que tu as gâté de tes traumatismes, de tes mensonges, de ta folie
Jusqu’aux caresses mouillées à la descente de sa croix de meurtrier

Alors ma langue et mon appendice mâlin
Aspireront, se lubrifieront de la faveur de tes extases déviées
Et je cognerai ton ventre comme le bélier défonçant les portes d’un temple
Ne craignant ni le sang, ni les gémissements, ni le crime, ni le châtiment


Et plus dangereusement,
En monnayant les assassines croyances,
Le sort commun que l’on veut croire angélique,
Fais moi payer très cher ma satisfaction de ta chair loqueteuse

Toi la parturiente de la perdition du monde,
Adossée, les pilastres croisés, aux fissures des passages maculés


http://www.plaiethore.com/images/MariecatinArthurCheneyJohnston.jpgAlfred Cheney Johnston


Ne m’offre ni remède ni protection de l’abandon millénaire
Où traînent virus, contagions, obsessions et mouroirs sales de tous les errants

Puis prends le pécule de mes enfants nés stigmatisés,
Comme j’aime à saccager ton cadavre à vif


Aie donc la haine d’accepter que moi,
Ton petit ramoneur du dimanche aux cloches despotiques
Je te paye de malveillance entassée, puis te dise et redise

Et conspue doucement, tendrement, le sourire en biais :
"Réjouis-toi, Marie, comblée de mon irrévérence."


Et crache tel le serpent entre tes jambes obscènes
"Je te salue, Marie, pleine de Crasse."


Jouis Marie, jouis ! Crie ! Le mort aux dents !

Fais semblant d’être assoiffée
Et enfin vivante, misérable, les yeux baissés vers nos cendres
Humaine, à la fin, au résultat en bout de queue
Et rends grâce à mes dépravations liquéfiées


Saint Stupren de la Plaie (v. 306-373)

http://www.plaiethore.com/images/m5.jpg"Metaforas", par JAM MONTOYA (1999)
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IRAN RESIST A BESOIN DE VOTRE SOUTIEN !

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http://www.plaiethore.com/commentaires-2998877.htmlThu, 20 May 2010 18:09:00 +0200http://www.plaiethore.com/je-vous-salue-marie-2998877.html
http://www.plaiethore.com/o-temps-cesse-de-me-pendre-2993524.htmlÔ Temps, cesse de me pendre !



J’en avais tant rêvé et une Magicienne, la Mienne, a exaucé mon vœu, me surprenant le palpitant au détour d’une réalité, m’offrant son Tic Tac venu du tréfonds de son temps, afin qu’il s’agrippe au mien, le suspendant au câble du suprême de mon présent.

Ce magnifique éveil, ce beau muscle mécanique veilleur du jour et de la nuit, pulse, cogne, cadence… Crie aussi comme à son premier jour.

Et il égrène les secondes, les minutes, les heures et les quelques jours encore
qui nous séparent de substance charnelle ma Magicienne et moi.


http://www.plaiethore.com/images/TICTACMAGICIEN.jpg

153 heures exactement…

9 180 minutes… 550 800 secondes…


Et Elle descendra de son embarcation ferrée.
Elle se sentira un peu perdue parmi ses dentelles noires et froufrous lunaires,
en posant ses délicates chevilles sur la rive de ma rivière de rails.
Et mon cœur sera cousu serré de fil d’or, afin qu’il ne s’envole trop haut, trop vite.
Et mes bras la prendront avant qu’elle n’ait peur, se retenant respectueusement de la trop fortement broyer de mon impatience et de ma frénésie à l’emporter, à entendre La Voix, cette voix venant d’un outre-monde que nous connaissons, et Elle, et moi. Et Elle, et moi.


http://www.plaiethore.com/images/LaMagicienne.jpg**La Magicienne, dans toute sa... Magie...**



Enviez-moi !
Soyez morts-jaloux !



Et si vous saviez quel Os m’attend encore, une fois les jours maythiques passés,
mais sûrement pas fanés…




P.S. Et voici un Tic Tac que Maître Krapo,
le grand Vousse, le sale gosse, ne pourra jamais disséquer !






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http://www.plaiethore.com/commentaires-2993524.htmlThu, 06 May 2010 10:48:00 +0200http://www.plaiethore.com/o-temps-cesse-de-me-pendre-2993524.html
http://www.plaiethore.com/le-mort-veux-et-le-metro-n-homme-en-3-pulsations-cardiaques-2990954.htmlLe Mort-Veux et le Métro-n'Homme / en 3 pulsations cardiaques
*
[Cette fiction non fixée est tout personnellement dédicacée
à une Princesse aux Petits Pois et à un Os si beau à ma Plaie

Mais ce n'est qu'au point non final de ces pulsations de vie contées
que vous saurez le pourquoi de ce double hommage]

*




Pulsation première


Enfant, petit enfant j’entends, je n’aimais pas être malade, bêtement malade, stupidement offusqué des narines, absurdement toussoteur, niaisement glaireux.

Non, je n’aimais pas être malade.
Mais j’appréciais grandement lorsque j’étais très malade. Très très malade. Abominablement malade. Parfaitement, sublimement malade.

J’adorais être la  proie d’une fièvre de cheval, être tout rossé de grippe, avoir la gorge comme greffée à un fer à repasser, sentir mes oreilles pressurisées et prêtes à exploser des magmas infernaux en fusion, avoir les sinus saturés de Mort-Velle bien épaisse et superbement olivâtre, savoir que mes mouchoirs allaient se lourder d’extraordinaires humeurs bien grasses et subtilement polymorphes.
Je prisais surtout ces hallucinés mais délicieux et malheureusement si exceptionnels matins, succédant à de délirantes nuits, qui me permettaient de brailler, de beugler, de hurler comme un chien chinois que l’on écorche avec lenteur, l’infection et sa clique sauvage de maux adorablement douloureux qui fracassent les cervelles enfantines.

Ah oui ! Je chérissais tous les puissants signes annonciateurs d’un alitement de phase terminale, balbutiant, échevelé, suant, froissé, baveux, haletant, excrétant, purulent, gerbant, poisseux.

Oui ! Oh oui ! Cette exquise incarcération de literie - toujours trop courte au goût que j’avais souvent perdu - qui m’annonçait à mon monde

Mort-Veux par excellence, Mort-Veux de l’extrême !


http://www.plaiethore.com/images/BootsBoyPostMortem.jpg

J’avais droit alors à tout ce qui m’était refusé en temps de belle santé ; et ce droit, était largement exploité, copieusement outrepassé, durant les quelques jours que durait ma maladie chérie.

La chambre parentale devenait mienne, les repas étaient pris au lit, calé dans le nid du corps de la mère ; je repoussais, le cœur délibérément au bord des lèvres, la petite soupe, les pauvres carottes miteusement râpées, les immondes cubes de betterave, la dégoûtante viande qui saignait, le trop ordinaire yaourt nature.
J’exigeais des dizaines de berlingots de lait concentré sucré le matin, de la purée maison "avec beaucoup de beurre et plein de fromage t’sais mamaaaaaaan" le midi, de la banane écrasée - uniquement verte - avec du sucre roux pour le goûter et de l’omelette recette de le mère Poulard - impossible à reproduire à la perfection - le soir.

Je refusais de me brosser les dents, de changer de pyjama, de coiffer mes boucles d’ « ange », de répondre aux questions, de dire bonjour au docteur, de dire bonne nuit à ma sœur, de tendre le front aux baisers, de chasser le chien de ma couverture, de fermer les volets la nuit, d’ouvrir les fenêtres le matin et faisais exprès de louper la poubelle lorsque je jetais mes bombes-mouchoirs.

Mais il ne faut pas supposer un seul instant que mes caprices maladifs sans arguments n’étaient que la gueuse symptomatique de la recherche d’une attention accrue des miens.

Non.

Toutes ces lubies de mourant très approximatif n’étaient que pures distractions tyranniques, que simples amusements à tendance despotique et vicieuse.


J’avais en tête une quête  bien plus noble, bien plus intime, bien plus égocentrique, bien plus puissante et porteuse de sens…

Au chevet de la mère était posé un vieux réveil mécanique, au gros remontoir crénelé et qui faisait un tic tac de tous les diables.
Et moi, je ne possédais pas de tic tac diabolique. D’ailleurs il s’agissait de l’unique tic tac qui pulsait dans la maison.

Car oui, c’était bien des pulsations cardiaques que j’entendais résonner depuis le mécanisme de ce barbon de réveil, de véritables martèlements de pouls que j’accordais dans mes moments de silence délirant à mes propres battements de cœur.

...




Pulsation deuxième


Un minimum de temps de concentration m’était alors nécessaire pour m’évader, depuis mes maux de corps, dans une symbiose extatique et enchantée, dans un accord parfait entre ma chair malade et un tempo qui prouvait l’existence de mes pensées parfaites, de mes raisonnements aboutis.

Une véritable expédition spéléologique s’organisait, se déroulait, s’accomplissait.
Et en avant pour une éternité d’un silence le plus assourdissant, d’un mutisme le plus parlant, d’un voyage intrinsèque le plus immobile, d’une euphonie la plus harmonieuse, d’une eurythmie la plus symphonique !

Mon palpitant devenait la caisse d’un Stradivarius et le réveil se révélait être son talentueux archet.

Mon corps était les bois calcinés par les intempéries d’un cercueil vacant et le tic tac se déclarait les doigts qui agitent les mains de celui qui se complait à trépasser pour toujours renaître.

J’enfouissais ma tête sous les draps, respirant ma chaleur et les fins effluves héréditaires, et captais toutes ondes pulsatiles, les internes comme les superficielles.

Je devenais tout entier un instrument à cœur et mes partitions génétiquement écrites jouaient le rythme d’une puissance sans limite, d’une vigueur pouvant se décupler à l’infini, seulement guidée par des pulsations cardiaques mécaniques et sans défaillance ou irrégularité.

Je créais une Matrice de régénération, dont les doux heurts de surface se propageaient en force et s’alliaient à ceux qui émanaient de mon moi accablé.

Pas un seul instant je n’ai cru vouloir retrouver l’utérus conceptuel ou bien une quelconque idée de ce cher Sigmund idiotement placardée dans les magasines pour mégères en bas nylon.
Bien sûr que non.

Ma Matrice était celle de l’Origine, de celle qui ne peut s’écrire qu’avec une majuscule de Source vitale, de cette Source intarissable, de cette Source qui entretient complaisamment le mystère d’un cycle immortel, de celle qui me persuadait d’un pouvoir de régénération perpétuelle, d’un salut infaillible de mes chairs malmenées.

J’étais un enfant et un des nombreux pouvoirs de l’enfance est aussi et surtout celui de transformer la lucidité en pâte des plus malléables.


Je pouvais donc m’endormir, dans ma Matrice cadencée de pérennité, sans avoir la peur de m’en-mourir.

La mort ne pouvait m’effrayer, puisque je pénétrais mon sein, je devenais un sein, je me transformais en saint,
j’étais Sein Georges terrassant le dragon à coups de réveil !


http://www.plaiethore.com/images/SAINTGEORGESETLEDRAGONLEWISCAROLL1875.jpg
"Saint-Georges et le Dragon", par Lewis CARROLL


Puis je n’ai pas grandi.
Puis j’ai vieilli.

Et la fierté du non empâtement cérébral faisant, je ne me suis plus autorisé à assujettir quelque cour familiale, de chair ou chère, qui aurait trimé dans mon royaume, à l’intérieur du périmètre des remparts encerclant ma couche tranquille ou mon palais de glaire.

Je n’ai plus possédé par la suite à je ne sais quoi et ne possède toujours pas de tic tac de mes limbes trônant sur une table de chevet, cette dernière n’ayant de toute façon jamais eu le droit d’exister près de mon sommeil.
Aucune pièce de ma maison ne recèle de ce trésor.
J’ai bien tenté à de multiples reprises pourtant d’imposer un muscle mécanique dans ma vie de vrai-faux adulte.
Mais la créature qui partage mes lumières comme mes obscurités ne supporte pas la sonorité d’une infidélité de pompe sanguine.

Quel individu d’ailleurs un minimum paisible dans sa tête arrive à tolérer cette invasion primale de l’Absolu, d’une Osmose pulsatile dans son univers de songes et de néant entremêlés ?

Une idée d’acquisition m’a alors choppé l’obsession durant des années et des années...

...




Pulsation troisième


Au cours de mon existence émancipée, je suis quelquefois retourné sur un souvenir de mes souches, me rappelant les cours de piano que je suivais durant peu de temps, sous les ordres césariens d’une antique professeure aux doigts noueux d’horrible sorcière, à l’haleine fluctuante  et à la voix habitant son nez bouffi et grumeleux.

Un magnifique métronome, au bois ancien, au vétéran métal, au vernis toujours jeune, trônait sur l’instrument, juste devant mes yeux, à la droite de ma partition ; mais une seule fois la vieille autoritaire, qui m’effrayait et me dégoûtait terriblement, il faut bien l’avouer, avait daigné me faire entendre la mesure de cet objet magique.
Cette laide peau toute fripée préférait battre le rythme en tapant du plat de sa main sur le pauvre piano efflanqué de maltraitance… La déjà putréfiée salope…

Mais il avait suffit de cette seule écoute pour que ce Tic Tac majestueux s’incruste pour toujours aux parois de mon crâne, me rappelant sans cesse le perfectible écho produit dans le mystère de ma Matrice.

J’ai ultérieurement et alors longtemps cherché « le » métronome, mon Métro-n’Homme.

Je ne sais combien de fois j’ai bavé fébrilement devant les vitrines qui honorent les notes de musique ; mais pour maintes et maintes et maintes raisons, il y avait toujours un hic à mon Tac, ou un toc à mon Tic.

Ma créature aimée m’a même un jour offert avec force délicatesse un métronome… Tout de plastique et de juvénile ferraille constitué…
Oh ! Bien sûr, j’ai remercié avec chaleur, j’ai apprécié la tendre attention… Terriblement dépité que j’étais…
Mais un jour de folle colère déclenchée par une dispute tout autant cinglée, j’en ai "honteusement" (c’est pas vrai) profité pour fracasser l’objet sur le sol et m’empresser de le fourrer dans la gueule béante de ma décharge casanière.

J’ai eu encore mes moments de recherches frénétiques, j’ai eu aussi mes temps d’oubli à ce qui m’obsédait.

Mais qu’est-ce qui m’obsédait tant à la fin ?

Les rares fois où la grasse maladie m’a tenu dans ses serres après que le môme eu étiré son corps, j’ai toujours su trouver un quelconque moyen pour étouffer la chétive lamentation.
Les plusieurs fois où le stress hérissé d’échardes dentues s’est montré comme un tortionnaire de l’inquisition, j’ai su faire éclater mon cœur en épluchures monstrueuses et déglinguées.
La seule mais très puante fois où la noire Faneuse est venue m’aspirer la carcasse, j’ai su trouver le moyen de la séduire et de valser avec elle, jusqu’à ce que ses arpions se lassent de ma danse suante.

Le Métro-n’Homme ne pouvait donc nullement signifier un simpliste besoin vital.

Le Métro-n’Homme ne pouvait donc que symboliser un luxe fondamental,
un calme opulent, une volupté des plus riches,
une inutilité indispensable, une futilité suprême…
Une vanité magistrale !

Et le déclencheur est arrivé. Il est arrivé un jour où le Rose et l’Rrose étaient souverains, comme ça, sans prévenir, à l’improviste, sans toquer à ma porte, jetant sa couleur vive sur ma mémoire ardente, me perçant le souvenir sans retenue, faisant fi de tous mes bataillons de réserve.

Il me fallait ce métronome, le mien, le mien.
Le Mien. Tout de suite. Maintenant. Surtout maintenant. Pas autrefois. Pas au futur.

Il me fallait acquérir ce muscle automatique, frère de celui qui bat les flux de mon sang, parfois, souvent, comme un détraqué, comme un sans limites, comme un pauvre fou, comme un rongeur de sa cage… Ce Métro-n’Homme, ancien, de bois patiné, à remontoir, de plus de cent ans, mais doyen aguerri, mentor patenté, capitaine des mers sans lois, valeureux, inflexible, immortel, magique.




Alors je l’ai eu
Alors je l’ai
Alors je l’ai réglé au rythme de 70 pulsations cardiaques par minute de vie
Alors je peux le mettre en balancement quand je le désire
Avec ou sans raison
Sans raison souvent
Alors je peux simplement le regarder, le caresser de ses poussières
Alors je sais qu’il est là
Alors je suis le Mort-Veux sans extrémité
Alors je peux aller m'endormir sans avoir la peur de m’en-mourir…
Lorsque mon muscle purpurin s’emballe

Et quand bien même
Pourquoi pas
Alors je peux bien dormir, je peux bien mourir
Certains croient en un dieu, en une vie éternelle
Moi, je crois en ma Mort qui s’éternise

Il est là
Et puis c’est Tout
Il est là


Comme une pérennité mortelle, comme une exaltation de Mort-Velle…
Qui finira avec moi dans les flammes de mes derniers caprices d’enfant



                                                                                                                           Plaiethore



http://www.plaiethore.com/images/LeMetronHomme.jpg

 
Dédicace cardiaque

Je remercie mon Bel Os Déclencheur,
qui a su déterrer l’obsession pour en faire une impulsion indomptable.

Je remercie la Princesse aux Petits Pois, qui en grande prêtresse de l’enchère,
a su remporter mon Cœur centenaire pour moi.
 




 
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http://www.plaiethore.com/commentaires-2990954.htmlWed, 28 Apr 2010 17:23:00 +0200http://www.plaiethore.com/le-mort-veux-et-le-metro-n-homme-en-3-pulsations-cardiaques-2990954.html
http://www.plaiethore.com/nenette-ou-banania-meme-combat-2981889.htmlNénette ou Banania, même combat ! 

 

Il y a moins de 80 ans, l’humain exposait encore la différence et l’inconnu dans des zoos… Humains.

http://www.plaiethore.com/images/zooshumains1903.jpg



Aujourd’hui, l’humain expose toujours la différence et l’inconnu dans des zoos... Destinés aux humains.

http://www.plaiethore.com/images/nenettephilibert148-copie-2.jpg
On clique sur sa Race et surtout on écoute bien les commentaires humains



Nénette (que l'on aurait pu prénommer également "Café" ou "Chocolat"), femelle Orang-outang arrachée à son île de Bornéo, est exhibée depuis 38 ans derrière les parois de sa cage de verre du Jardin des Plantes à Paris.

L’Orang-outang, être à l’apparence [similairement] dissemblable de l’ "humain" et mystérieux de par ce que ce même "humain" n’a jamais possédé la supériorité de comprendre intégralement ceux/ce qui lui diffère(ent), termine lamentablement sa carrière de curiosité à l’affiche d’un putain de film ("Nénette", de Nicolas Philibert) projeté dans les salles obscures, pour le plaisir des cerveaux qui s’obscurcissent aussi très consciencieusement, car sous le couvert d'un intérêt éducatif, et/ou sous l'excuse de la nécessité fondamentale pour l'homme quant à la recherche de son origine.


Si le parallèle que j’émets sans honte vous choque,
c’est que mon but aura atteint une certaine cible.

Me reste seulement à imaginer que le choc puisse atteindre la cible que je souhaite…

Et non que j'espère...






En attendant, outre que j’en appelle (comme vous vous en doutez) au
boycott des zoos d’aujourd’hui
,
j’en appelle à votre consc... au
boycott du visionnage de ce film en salle de cinéma.








TENTION ! PRÉCISION DE LA PLUS HAUTE IMPORTANCE :

Je conseille vivement aux éventuels futurs commentateurs, de copier et de sauvegarder dans un coin de traitement de texte leur commentaire avant de cliquer l'envoi...
Des bugs monstrueux sévissent sur le site ces derniers jours
et les commentaires disparaissent dans des strates différentes et inconnues...




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http://www.plaiethore.com/commentaires-2981889.htmlWed, 31 Mar 2010 18:56:00 +0200http://www.plaiethore.com/nenette-ou-banania-meme-combat-2981889.html
http://www.plaiethore.com/et-j-ecouterai-le-silence-jusqu-a-ce-qu-il-devienne-assourdissant-2970142.htmlEt j'écouterai le silence, jusqu'à ce qu'il devienne assourdissant


http://www.plaiethore.com/images/SILENCE-copie-3.jpg
Je reviendrai donc, lorsque je serai devenu totalement sourd aux hurlements terrestres...

Bien à vous, pas à tous.



 


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http://www.plaiethore.com/commentaires-2970142.htmlThu, 25 Feb 2010 12:03:00 +0100http://www.plaiethore.com/et-j-ecouterai-le-silence-jusqu-a-ce-qu-il-devienne-assourdissant-2970142.html
http://www.plaiethore.com/immolatio-indignus-ignarus-et-barbaria-sont-des-prenoms-de-choix-2961182.htmlImmolatio, Indignus, Ignarus et Barbaria sont des prénoms de choix




Inutile d'immoler un être vivant le sourire aux lèvres ou de vinaigrer des yeux au compte-gouttes la poitrine toute palpitante d’excitation afin d’être qualifié de barbare.
La barbarie débute dés le premier instant d’indifférence envers ce qui souffre sans nécessairement émettre le moindre gémissement audible ou faire apparaître le plus petit frémissement
à la surface de l’épiderme.

L’indifférence devient alors la pire des lâchetés.

Le barbare est un lâche que l’on peut ignorer complaisamment lorsque lui-même ne fait aucun bruit, aucun mouvement, tel un obséquieux prédateur embusqué.
Et celui qui ignore le pleutre devient à son tour un barbare.
La barbarie est un cercle vicieux qui graisse généreusement les consciences, ni bonnes, ni mauvaises, mais seulement impitoyablement tolérantes envers l’insupportable.



J’immolerais, en ricanant, celui qui voudrait me faire taire.
Je vinaigrerais, en chantant, les yeux de celui qui m’ordonnerait de dormir.




La charité est la malhonnêteté des minables.
L'humain qui a le courage de porter son nom sur son dos, pense, réfléchit et finit par agir...
Peu ou prou, peu importe.

L’importance naissant toujours d'entre les cuisses du Peu.
L’importance étant de ne jamais quitter des yeux le Prou en devenir.



Notre capacité, à nous humains, à élaborer des sentences morales est le fruit de longs mûrissements de nos incapacités sociales à nous perdre dans l’acquisition prédigérée, dans le réflexe gobé, dans l’automatique avalé, dans la transmission engloutie
et dans la récitation mâchouillée.
Cette capacité a pour qualité première d’écarter bien loin de nous la réflexion à une évolution de nos valeurs et jugements humains.




La diversification des pratiques, ainsi qu’une « certaine » liberté des discours et des images auraient tendance à vouloir nous confirmer que des tabous vétérans en matière de sexualité sont tombés, et ce depuis une quarantaine d’années.
Pour ma part, je me questionne toujours. La « grande révolution sexuelle » a-t-elle réellement eu lieu et surtout a-t-elle concrètement libéré les générations post-soixante-huitardes ?



Pour les serrés du rectum, la suggestion est de détendre les fessiers au maximum, afin produire une huile des plus parfumées qui pourra alors leurs servir à un massage cervical des plus délicats.




La condamnation par les hautes in(con)stances religieuses de certaines pratiques sexuelles est une des causes essentielles (mais non isolée) des névroses, tant ancestrales que contemporaines, cause qui peut entraîner le développement de comportements sexuels violents ou « simplement » irrespectueux, qui peut engendrer des conduites tourmentées, qui peut générer des agissements destructeurs et des réactions de déni, qui peut même jusqu’à insuffler l’envie et le besoin de suivre un dictateur politique ou religieux, et bien évidemment
donner naissance en des croyances « réponses-à-tout-du-cul-en-péril ».

L’entrave à la liberté sexuelle est depuis toujours l’un des piliers centraux du fond de commerce des religions monothéistes ; elle est aussi la solide base à la possible édification de graves et dangereuses pathologies mentales.



La simple frustration sociale, le sentiment d’humiliation bêtement patriote et la misère culturelle, sont autant de sources d’énergie, qui à même mesure du tabou sexuel, peuvent conduire l’humain à obéir à une idéologie fasciste, à se soumettre aux lois extrêmes d’une religion, car obéissance et soumission deviennent alors synonymes d’un sentiment d’élévation tronquée.




S’il est permis d’obéir, l’acceptation à un ordre n’a pourtant aucun intérêt à s’aplatir en crêpe molle sauce soumission. L’accord que l’on s’autorise à concéder à une ordonnance ne peut s’accommoder que d’une texture extra-fine et liée à l’ingrédient confiance et à l’épice conscience.


Non, mais vous n’allez pas croire en un seul mot de la pensée qui précède !
Rien à fiche de la confiance et de la conscience !
Je ne me suis jamais autorisé à obéir… Hormis à mon seul ordre.



C’est aussi en faisant constamment appel à la culture et à l’art, aux artistes de tous bords, de corps, d’esprit, de sons et d’images, aux écrivains, aux penseurs, aux peintres, aux danseurs, aux comédiens… que l’on peut sans discontinuer puiser les mots qui traduiront les pensées, celles qui nous ferons avancer par nous-mêmes et non reculer par un autrui choisi par défaut
ou imposé par choix.




Fortuné le "je" qui naît seul, qui parfois s'isole, qui quelquefois s'effraie de l'approche, car misérable serait l'unique qui ne rencontrerait jamais le "tu", sans lequel la découverte d'une magnifique osmose ne verrait jamais ni les jours, ni les nuits... A quel point extrême le "je" pourrirait alors comme l'aveugle d'un tout.



L’ignare est une créature bienheureuse en son monde d’inculture,
car il n’a pas savoir de tout ce dont il ignore.

L’inculte est un ignare heureux qui s’ignore.
L’heureux est un inculte ignare de son ignorance.


                                                                                                                       Plaiethore


http://www.plaiethore.com/images/SAVONAUFIEL.jpg
Biodégradable et naturel, le fiel de bœuf est produit à base de bile du bœuf. Il est fréquemment utilisé comme adjuvant à la gouache, parfois aussi à l'aquarelle. De plus, sous forme de savon, le fiel de bœuf élimine les taches difficiles et s'utilise à la place de la lessive pour le lavage du linge particulièrement sale.
Il enlève les tâches de sueur, de sang ou d'aliments
(mais pas d’épaisse stupidité).

Par ailleurs, le fiel de bœuf pénètre des surfaces poreuses comme le papier, tout en apportant de l'adhérence et de la viscosité, fonctions utiles pour les peintures à l'eau employées diluées.
Le fiel de boeuf possède des qualités d'agent facilitant le nettoyage des tableaux peints à l'huile
(mais pas à la collante crétinerie).


 



...Pourquoi "Les (faux) Chats Persans" me font gerber....

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http://www.plaiethore.com/commentaires-2961182.htmlTue, 02 Feb 2010 00:53:00 +0100http://www.plaiethore.com/immolatio-indignus-ignarus-et-barbaria-sont-des-prenoms-de-choix-2961182.html