Le trouble est une obscurité à éclaircir, ou non. Se cacher c'est faire don d'un mystère, ou non. C'est proposer à l'autre le choix de gratter la surface brillante, ou non. C'est aussi sublimer toutes les parties de son moi, par le simple fait de l'entière décision de s’exposer, ou non.
Quelle liberté, tant pour soi que pour autrui ! Ou oui.
Les enfants portant le deuil pour s’amuser, savent donner une once d’espoir à cette existence qui ne jure que par la vie à tout prix.
Il est jubilatoire d’avoir réussi à convaincre plusieurs craintifs de la mort, de jouer à la veillée funèbre et à l’enterrement dansant, ainsi que d’observer combien ils pouvaient faire semblant de ne pas se rendre compte de leur joie à enlacer la faucheuse.
Il n’y a rien de plus navrant à vivre que de regarder un mort-vivant s’agiter, tituber et baragouiner des pensées clichés, ou de plus amusant que d’observer un zombie s’auto-proclammer artiste dans l’anéantissement, alors que sa vie n’est qu’un amoncellement de détritus fumants.
L’homme primaire porte son cerveau au bout de sa bite.
L’homme primitif héberge sa bite à l'intérieur de son cerveau.
Les simulacres d’artistes qui se voudraient maudits sont profondément ennuyeux, car ils ne sont qu’idiots sans mystère, ni mystification à essoucher, très conscients de leur état et incapables à se tirer une balle dans le trou du cul, afin de faire rire une assemblée, aussi minimaliste soit-elle.
La malédiction ne se souhaite qu’aux seules personnes pour lesquelles l’on éprouve, ne serait-ce qu’un soupçon d’admiration ou bien une montagne d'affection.
La provocation sans acte qui suit est de la merde sous film plastique, même pas foutue de se mettre en boîte et de se commercialiser sur le marché aux bêtes.
Un Maître es provocation se reconnaît - entre autres - aux questionnements existentiels qu’il soulève chez les "bonnes" personnes, qui du coup deviennent un peu moins chiantes.
Si l’on fait partie de la race des exécrables, on ne remercie pas l’agitateur de rendre pour un trop court instant les gentils en intéressants, en faisant du bruit. On reste silencieux, on le bade un peu, ou bien on lui adresse simplement la parole sans faire de chichi pompon.
Cul d’chat !
L’ivresse est un art difficile, ambitieux, envolé, qui demande une féroce discipline de l’indiscipline, un amour démesuré de la perfection et une application extravagante au renouvellement perpétuel.
Détruire ne veut rien dire si l’on n’a pas la capacité à construire.
Construire n’a de valeur que si l’on considère la possible destruction
de ce que l’on vient tout juste d’édifier.
La communication est un partage. Si l’on n’aime ou ne veut pas partager, il vaut mieux se taire et s’enterrer pour éviter de taxer illégitimement l'air que les communicants respirent.
Mais refuser de communiquer avec les autres, pour quelque raison que se soit, est aussi un acte de folle bravoure et de respect de l'intégrité de sa personnalité.
La connerie est humaine. Certes.
C’est bien pour cela que j’ai la foule en horreur.
La bêtise est terrienne. Incontestablement.
C’est bien pourquoi une seule personne peut me faire croire avec grande ferveur en mon inhumanité et en mon origine comico-spatiale.
Plaiethore

Photographie de André SOUDY
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Ma lecture paranoïaque est à l'aune de mon nombrilisme chronique et pathologique de misanthrope sans cause.
Merde!!!! Pourquoi faut-il à chaque fois que vous visiez en plein coeur?????!!!!!!